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Chers PDG, nous avons bien reçu ..

Chers PDG, nous avons bien reçu votre liste de demandes dans le JDD : Austérité, baisse de vos impôts… Afin d’examiner rapidement celle-ci, nous vous prions de bien vouloir nous retourner rapidement …

 

Les éléments suivants pour les années 2010/2011. Pour votre entreprise, groupe et chacune de vos filiales.

  • nom de l’entité .
  • montant des aides directes par état ou collectivité locales.
  • montant des exonérations de cotisations sociales 2010/2011.
  • montant et % net des commandes publiques (état, collectivité locales)
  • montant des dividendes versés.
  • montant des rachats d’action.
  • % de salariés en CDD,  % de salariés en intérim.
  • Nombre de sous-traitants.
  • Nombre de prestataires de services dans vos directions.
  • Salaire moyen des 1% les mieux payés.
  • Salaire moyen.
  • % net d’impôt payé par rapport aux bénéfices de l’année soumises à impôt
  • Nombre et nom des filiales dans les paradis fiscaux y compris Intra-UE
  • Nombre et nom de vos filiales dans les pays UE a faible impositions pour les entreprises : Pays-Bas, Irlande
  • montant du crédit impôt recherche.
  • nombre de suppressions de postes.

 

Ceci nous sera utile pour répondre à votre demande, notez que cela ne vous assure pas une réponse positive.

Toi syndicaliste, ou en employé qui dispose de chiffres de cette liste pour les signataires de la demande de ton PDG: Tu peux aider ton PDG en nous fournissant les éléments en question.

Merci d’avance.

Juste un petit mot pour dire mon écoeurement de voir dans le JDD de dimanche, 98 grands patrons jouer les pleureuses et lancer un appel à payer moins pour gagner plus.

C’est assez comique je trouve, quand on sait que :

• en 2012 les sociétés du CAC40 ont versé 37 milliards de dividendes à leurs actionnaires (source)

• en 2010 les sociétés du CAC 40 ont dégagé des bénéfices d’un montant de près de 83 milliards d’euros (source)

• la réduction de charges sociales dite « Fillon » coûte de 21 à 23 milliards d’euros par an à l’État (source)

• l’impôt sur les sociétés payés par les société du CAC 40 représente 8% de leurs bénéfices, loin du taux normal de 33% et alors que les PME en payent à un taux de 22% (source)

• 17 groupes du CAC 40 ne payent pas d’impôt sur les bénéfices (source)

• parmi les signataires figure le PDG de Sanofi qui voulait licencier 2500 personnes de son entreprise, ce qui sans l’intervention de Montebourg se serait fait, mais il y a encore malheureusement 900 suppressions de postes (source)

• en 2010 les allégements de charge ont atteint 30 milliards d’euros et augmenté de 55% entre 2001 et 2010 (source)

Voilà c’était juste ce petit coup de gueule avec des preuves factuelles que les grands patrons n’ont pas à se plaindre puisque ce sont eux et leurs groupes qui bénéficient le plus des largesses de 10 années de droite au pouvoir.

Car au final, cet appel est une critique des 10 années d’UMP au pouvoir puisque le PS n’a pour l’instant rien modifié.

Via : Slovar
Après les tentatives du Medef, de l’Afep, de l’UIMM, c’est au tour de 25 grands patrons français de réclamer une remise en cause du droit du travail et des obligations des employeurs en cas de licenciement économique.

 

Au Patronat on a de la suite dans les idées. En effet, après le Medef, l’Afep et l’UIMM, ce sont 25 grands patrons français qui montent au créneau sous la forme d’un manifeste sous l’égide du très libéral think thank Institut de l’entreprise pour réclamer entre autre : Des assouplissements du droit du travail, encore plus de flexibilité pour les salariés et des obligations revues à la baisse en cas de plans sociaux.

Il faut dire qu’après avoir réussi à faire intégrer leurs propositions de TVA sociale, les accords compétitivité-emploi dans le programme du Président candidat, ils commencent à avoir des doutes sur la victoire de leur champion au deuxième tour de la présidentielle. Alors comme la pédagogie est répétitive …

Le manifeste des grands patrons se compose de 18 pages incluant les photos des signataires. Au milieu de l’habituelle logorrhée patronale : La France est en danger mais elle peut être sauvée par des mesures énergiques, on peut découvrir les douze propositions soumises aux candidats à la présidentielle.

Si on retrouve immanquablement la TVA sociale : « Alléger le coût du travail en transférant une partie des cotisations sociales vers la fiscalité pesant sur les ménages (TVA, CSG, fiscalité écologique) »

Et quelques classiques comme transférer le rôle d’arbitre de l’état ou des parlements aux partenaires sociaux : « Renforcer le rôle des partenaires sociaux par l’inscription de leur autonomie dans la Constitution, afin que le gouvernement et le Parlement soient juridiquement liés par les conventions signées entre partenaires sociaux »

On trouve quelques nouveautés qui ne devraient pas laisser les salariés insensibles. Nous en avons sélectionné quelques unes.

« Créer un Conseil pour la Compétitivité auprès du gouvernement, regroupant dirigeants d’entreprise et décideurs publics, afin d’évaluer l’impact de toute décision publique sur la compétitivité »

« Rendre obligatoire une négociation annuelle sur la politique de flexibilité des entreprises »

« Assouplir les conditions d’exécution du contrat de travail en cas de crise par la conclusion d’accords d’entreprise ou de branche »

Traduction : Que le gouvernement remette les clés de l’économique et du social aux entreprises et se contente des seules fonctions régaliennes. Ce qui est clairement décliné dans la proposition 2 : « Rendre possible la délégation à des entreprises privées pour toutes les missions de service public non régaliennes »

En clair mettre la main sur l’hospitalier, les transports publics, les services postaux, …. propriété de l’Etat,  qui deviendraient de magnifiques rentes privées pour les entreprises qui en deviendraient attributaires !

Beaucoup feront remarquer que lancer un tel appel à deux jours du premier tour de la présidentielle est assez insolite et ressemble à s’y méprendre à un dernier baroud promis à l’échec !

On aura soin cependant de rapprocher les propositions des grands patrons de celles que Xavier Bertrand a fait au Cercle des DRH cette semaine. On pourra constater une totale convergence entre le programme que le Président candidat souhaiterait mettre en place en cas de réélection et celui des grands patrons.

Salariés/électeurs, maintenant que vous savez, c’est vous qui voyez …

Via : Slovar
Selon maghreb-intelligence, le Medef aurait décidé de se montrer discret sur la visite de sa délégation au Maroc pour ne pas indisposer les candidats à la présidentielle. Peut être aussi pour éviter qu’on évoque de nouvelles délocalisations …


Le 14 mars, nous évoquions l’inauguration par Eric Besson de l’usine Renault géante au Maroc. Nous vous expliquions que le ministre qui avait affirmé : que la production de la nouvelle usine marocaine de Renault ne concernerait la France, que de façon marginale, fournirait en fait le monospace Dacia Lodgy aux consommateurs français.

Même s’il est normal que le Maroc puisse bénéficier d’investissements étrangers pour se développer, ce bien vilain mensonge avait créé une levée de boucliers au moment où le Président candidat et l’UMP ne cessent de nous parler de travailler plus et de produire en France.

Et dans la mesure où la première préoccupation des français reste le chômage, on peut comprendre la discrétion de la délégation du Medef qui se trouve actuellement au Maroc pour y rencontrer des investisseurs.

Ceci nous est expliqué par le site maghreb-intelligence : « D-I-S-C-R-E-T-I-O-N », c’est le mot d’ordre sur toutes les bouches des patronats français et marocains alors que s’ouvre aujourd’hui un grand Raoult réunissant le MEDEF et la CGEM à Rabat. Il faut dire que les français ont été très échaudés par la récente polémique autour de l’inauguration de l’usine Renault à Tanger, et qu’ils ne souhaitent pas froisser les candidats à la présidentielle français en affichant avec « impudeur » l’excellence de leurs relations avec les grands patrons du royaume chérifien. A la manœuvre, l’on retrouve l’increvable Jean-René Fourtou, Président du conseil de surveillance de Vivendi, qui a été le premier à venir prendre la température du nouveau gouvernement islamiste en Janvier dernier, au cours d’une discrète « visite » de travail commandité par l’Elysée (…) »

En effet, confirme Afriscoop, cette journée de travail permettra : « (…) au chef du gouvernement et aux ministres de s’adresser aux chefs d’entreprises pour présenter les opportunités offertes par le Maroc et répondre à leurs questions (…) »

Le site bled.ma est encore plus précis sur le contenu de la rencontre, puisqu’il indique que : « (…) le Gouvernement marocain a décidé d’associer les investisseurs des deux pays à un bilan d’étape des politiques sectorielles. C’est ainsi qu’une série de groupes de travail conjoints ont vu le jour, ici au Maroc dès le mois de février. Pour préparer les ateliers du 28 mars, ces groupes ont travaillé sur huit thèmes : tourisme, offshoring, aéronautique, équipements automobiles, agro- industries, infrastructures (énergie et transports), partenariats publics-privés et ressources humaines (…) »

Et dans la mesure où : « (…) Pour élargir la gamme de ses ventes, le Maroc a mis en place en 2009 un plan dénommé Maroc Export plus dont l’objectif est de doubler les exportations d’ici 2018 (…) » que les salaires y sont particulièrement bas et les opportunités nombreuses …

Dans l’immédiat, Eric Besson qui doit être en train de préparer sa reconversion « footballistique » s’est montré aussi discret que le Medef. Mais dans la mesure où il nous aurait probablement expliqué que la totalité des produits qui pourraient être fabriqués dans de nouvelles usines : « ne concernerait la France, que de façon marginale » …

Mais comptons sur Laurence Parisot au cas où de nouvelles délocalisations de productions françaises prendraient la route du Maroc, pour nous expliquer le concept de « colocalisation » ou de compétitivité équitable absolument nécessaires aux entreprises pour leur permettre un développement harmonieux, dans le cadre … de la mondialisation heureuse !