Articles Tagués ‘Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant’

Fukushima Diary / NIID 

Déja sur ce blog, nos craintes concernant les mutations des virus par la radioactivité dans un billet du 20 août 2012 titré NOUVEAUX VIRUS A FUKUSHIMA ?    où nous tirions cette conclusion:

La radioactivité pourrait elle modifier des virus et provoquer des mutations comme celles observés chez les papillons la question reste posée…

Il ne nous aura pas fallu attendre très longtemps ( 4 mois ) pour avoir la réponse et que nos craintes quant à ces mutations se confirment . En effet notre ami cyber-dissident Mochizuki Cheshire Iori  rédacteur du célèbre  Fukushima Diary nous révèle ce 5 décembre 2012 dans ses colonnes   qu’une épidémie provenant d’un  norovirus  mutant,  frappe le Japon. Selon l’institut national sur les maladies infectieuses, un variant de norovirus (GII/4 2012) a été découvert. En octobre 2012, il y a au une infection massive à norovirus dans centres de santé de la préfecture de Niigata située à l’ Ouest de la zone contaminée.

Sur les patients de ces centres, un variant de norovirus (GII/4) a été découvert puis nommé GII/4 2012. Les suivis des des infections par infections alimentaires ont montré que ce GII/4 2012 a provoqué des infections alimentaires à Osaka et Hokkaido pour la première fois en janvier 2012 et il a été découvert en février à Hokkaido, à Hokkaido et Okinawa en mars, à Osaka et Niigata en avril, à nouveau à Hokkaido en mai. Ce variant de norovirus était découvert à Osaka en août, à Okinawa en septembre, puis en octobre dernier il y a eu une épidémie à Niigata, Tokyo, Chiba, Hiroshima,Shimane, Ohita et Okinawa. On préssentait une diffusion explosive mais le GII/4 2012 a aussi été découvert à Hong-Kong en août dernier, il semble se répandre internationalement. Le Fukushima Diary a rapporté depuis octobre l’augmentation des infections alimentaires et du nombre de cas d’infection à norovirus. Les infections alimentaires peuvent tuer les femmes par insuffisance cardiaque aiguë  ,  84 élèves hospitalisés après un repas scolaire à Chiba, “La cause en est inconnue.”  Les cas de gastro-entérites à norovirus sont 7 fois plus nombreux que l’an dernier dans Ishikawa.
La radio activité peut provoquer des mutations génétiques dans tous les organismes vivants,  comme on peut le voir sur la vidéo en V.O  japonaise qui suit , et les virus représentent une grande menace pour l’homme. La radioactivité pourrait faire muter des virus de la grippe aviaire présents chez les oiseaux pour les rendre pathogènes pour l’ homme !

Via : les brinsdherbes

 

La CEE  lève l’embargo d’importation sur les bières, vins et algues japonais à partir de novembre. Le 22 octobre 2012, l’Europe a levé l’interdiction d’importer de la nourriture de 11 préfectures japonaises, sauf Fukushima. La restriction sera levée dès le 1er novembre 2012, ils vont importer les boissons alcoolisées japonaises comme le vin, la bière et la liqueur de prune ainsi que les algues, sans contrôle de radioactivité.

L’Amérique reprend ses importations de bœuf de Fukushima. Le 23 octobre 2012, l’Amérique a reprit ses importations de bœuf de Fukushima. Ils seront vendus en bout de chaîne aux restaurants. L’Amérique n’a pas importé de bœuf japonais depuis 2 ans et 6 mois. Après le poisson Les USA continuent d’importer des produits alimentaires marins du Japon même après le 11-3, vous prendrez bien un peu de viande?

D’autres brèves :

Fukushima élargit de 150 % la zone de test de pêche en mer : “Les poulpes sont petits et plus rares qu’avant”

Le 22 octobre 2012, la zone de test de pêche en mer a été élargie de 150 % depuis le large de la ville de Soma jusqu’au large de Namie machi.

Ils ont pêché 6,2 tonnes de poulpes, Todarodes pacificus, de crabes velus, etc… mais les poulpes étaient petits et plus rares qu’avant.

S’ils ne font pas plus de 50 Bq/kg, ils seront expédiés après le 23 octobre 2012. Ils vont faire des pêches de test une fois par semaine à partir de maintenant.

Article lié : 70 % des huîtres sont mortes dans la baie de Matsushima, Miyagi

Dans Gunma, des troupeaux nourris avec de l’herbe deviennent stériles

Le 26 octobre 2012, 190 Bq/kg de césium ont été relevés dans du bœuf de la commune de Numata. Il a été incinéré.

La vache (de 14 ans) a été nourrie avec du fourrage sans césium d’avril à août mais elle est devenue stérile après avril, alors ils ont décidé de l’expédier. Après septembre, elle a été nourrie avec du fourrage contaminé à un dose inférieure à la limite de sécurité des 100 Bq/kg.

La Russie a refoulé 284 produits importés du Japon après avoir détecté un niveau de radioactivité excessif, “Le double de 2011″

Selon la douane russe de l’extrême Est, de janvier à septembre 2012, la Russie a renvoyé 284 produits au Japon à cause de leur niveau de radioactivité excessive. Il s’agit de véhicules d’occasion, de nourriture, de médicaments, etc. Ils ont aussi trouvé de la radioactivité dans 35 types d’objets de plus.

L’an dernier, ils en avaient refoulé 145 sur le Japon. Pour 2012, on en est au double, en septembre.

Le ministère de l’Agriculture a payé une télévision 1 090 000 dollars pour la campagne de pub TV du “Soutien en mangeant”, et laisse la coopérative de pêche en dépôt de bilan

La somme des subsides que le ministère de l’Agriculture, de la Forêt et de la Pêche a versé aux grands médias a été publiée. D’un autre côté, les régions dévastées n’ont pas reçu assez et souffrent de manque de finances.
Événement : Dévastée par le 11-3 et en dépôt de bilan
Société : Coopérative de pêche d’Otsuchi dans la préfecture d’Iwate
Date : jan. 2012
Montant : 0 JPY (0 USD)

Événement : campagne publicitaire TV “Soutien en mangeant”
Société : La plupart des sociétés de télévision
Date : Été 2011. (800 passages à l’antenne pendant l’été 2011, 1200 passages ce printemps)
Montant : 87 000 000 Yens (1 089 836,00 Dollars US)

Durant cette campagne publicitaire télé on voit le groupe TOKIO, une célébrité japonaise. Toutefois c’était bénévole, ils n’ont pas été payés pour ça.

Article lié : L’idole japonaise qui fait la promotion du “Soutien en mangeant” a des cercles sérieusement noirs autour des yeux

Du césium dans 67 % des sojas produits dans Iwate

Selon les mesures sur la nourriture du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales, du Cs-134/137 a été relévé dans 30 des 45 échantillons de soja produits dans la préfecture d’Iwate. (67%)

Ils proviennent de 17 différent endroits. La prise d’échantillon date du 18 octobre 2012.

Du césium relevé dans des rognures de bonites séchées données aux enfants.

Selon le bureau municipal de l’éducation de Yokohama, du césium a été relevé dans des rognures de bonites séchées produites dans Kagoshima,  la région la plus au Sud de l’île de Kyushu Les tests sont du 6 janvier 2012, utilisés pour des repas scolaires.

Échantillon : rognures de bonites séchées
Date : 06/01/2012_Cs-134 : 5,4 Bq/kg _Cs-137 : 7,9 Bq/kg _Total : 13,3 Bq/kg

L’eau de refroidissement de Fukushima provient-elle directement de la nappe phréatique ? Du bore détecté dans une nappe d’Iwaki

Le 25 octobre 2012, le bureau préfectoral de l’éducation de Fukushima préfectoral a annoncé qu’ils ont relevé 6,9 mg/L de bore dans la nappe phréatique de la ville d’Iwaki à Fukushima. La limite de sécurité est de 1 mg/L.

De l’acide borique avait été injecté dans les réacteurs pour stopper le retour à la criticité.

L’échantillon a été pris à 10 m de profondeur dans le sol. l’école technique de Nakoso prévoyait de construire une nouvelle école à cet endroit. Ils ont trouvé du bore dans le sol aussi.

0,005 mg/L d’arsenic ont aussi été relevés. (Sa limite de sécurité est de 0,01 mg/L.)

M. Edano, Ministre de l’Économie : “Les combustibles nucléaires usagés devraient être stockés dans Tokyo et dans d’autres grandes villes”

La totalité des piscines de stockage des combustibles usagés du Japon seront complètement saturées d’ici 6 ans maintenant. (cf. L’usine de retraitement de Rokkasho : “Si le gouv JP abandonne le retraitement, on leur retournera les combustibles usagés”)

Dans son dernier livre, M. Edano, Ministre de l’Économie, du Travail et de l’Industrie écrit ceci :
Il est rationnel pour de grandes villes comme Tokyo d’accepter les combustibles nucléaires usagés (en barils de stockage secs) parce qu’elles ont profité des bienfaits de l’énergie nucléaire.

 “La robotique ne peut pas aider, Fukushima doit être démantelée par les hommes eux-mêmes.”

Tepco essaye de développer la robotique pour démanteler Fukushima. (cf. Tepco développe des robots télécommandés, grimpeurs de murs, aéronefs, plongeurs RPV, etc..)

Le 18 octobre 2012, M. Koide a déclaré au cours d’une interview que Tepco ne peut pas retirer le combustible fondu des coeurs mais qu’ils doivent retirer le combustible des piscines de stockage avant de faire un sarcophage. (cf. M.Koide : “Tepco ne peut pas retirer le combustible fondu mais ils doivent retirer le combustible des SFPs avant de faire le sarcophage”)

Toujours selon le plan de l’administration de Tepco, il est décidé d’envoyer tous les employés de Fukushima, environ 100.000 personnes au total, pour la décontamination à partir de 2013. Ils sont envoyés à Fukushima  2 ~ 3 fois par an. Ce n’est pas du bénévolat, c’est une obligation.

Ils augmenteront également les « experts » de la décontamination de 100 à 300 d’ici l’automne 2013.
Le but est de rendre le travail  de décontamination plus efficace et de réduire le coût.
Le coût total de la décontamination est estimé à des milliards de yens. Il n’est pas clairement définit comment le gouvernement et Tepco se partageront les coûts.

Brèves de vie du Japon. Quelques tweets !

  • マレーシアに来て子どもたちの鼻水が出ないだけでなく、娘の喘息も出ない。しょっちゅう出ていた娘の鼻血も止まった。転地療養と言う言葉があるけど、まさに療養になってることを実感。— ikuko_nittaさん (@ikurann) 10月 19, 2012

Depuis que nous avons déménagé en Malaisie, mes enfants n’ont plus d’écoulements de nez et ma fille ne semble plus faire de crises d’asthme. Elle saignait souvent du nez mais ça s’est arrêté aussi. Comme ils disent “un traitement par changement d’air”, c’est exactement comme un traitement.

  • 叔母が急性白血病で亡くなった。お寿司が大好きで、先週の一時退院のときも食べに行ったそう。因果関係については、家族の誰も疑ってはいなかった。— ほっぺたりんごさん (@blue_planet8) 8月 11, 2012 (Tama Sud, Tokyo)

Ma tante est morte d’une leucémie aiguë, elle adorait les sushis. Quand elle a provisoirement quitté l’hôpital la semaine dernière, elle est encore retournée manger des sushis. Sur ce qui lui a provoqué cette leucémie aiguë, aucun des membres de la famille n’a de doute.

  • 昨日都内の人に聞くと、背中にデキモノが出来て、手術で摘出。最近は歯茎に膿が溜まって怖いと。逃げられないと。逃げるしかないのに。— momojpさん (@momojp) 10月 25, 2012

Hier, quelqu’un vivant à Tokyo disait qu’il avait eu une tumeur au dos retirée par chirurgie. Il y a peu, il avait du pus aux gencives, ce qui lui fait peur. Il dit qu’il ne peut pas fuir mais il n’y a pas d’autre moyen de le résoudre.

  • 福島のママからのメール「息子ばかりでなく、被災地では中・高生が、荒れているのだとも聞きました。 子供達の心が壊れて行きます。時間ばかりが過ぎて、誰も助けてなんてくれないのですから、当たり前ですよね。 じいちゃん婆ちゃんからの、涙の電話を貰うたびに、「早くしなければ!!!!」と焦る Mari Takenouchiさん (@mariscontact) 10月 23, 2012

Reçu un mail d’une mère de Fukushima. “Ce n’est pas seulement mon fils mais les enfants des junior high school et des high school en général deviennent violents dans la région dévastée. Les enfants commencent à être mentalement cassés. Ce n’est pas artificiel, personne ne les sauve, on laisse seulement le temps passer. Chaque fois que je reçois un appel téléphonique, de grand-père ou grand-mère en pleurs, je perds patience.”

  • ベクれてる地域ばかりから商品集めた激安スーパーが新宿あたりで続々開店してるらしい。。そして一般にも飲食店にもバカ売れの現実 Naoki J Yomogidaさん (@naoki_onwave) 10月 24, 2012

Ils disent de plus en plus que des magasins super discount vendant seulement des produits des régions contaminées ouvrent autour de Shinjuku (= le centre de Tokyo) et je suis choqué du fait qu’ils vendent réellement bien aux clients individuels et aux restaurants.

  • @maatann0919 @mariscontact @gentleman0811 ありがとうございます。原因不明の倦怠感、微熱。鼻血と口内炎、下痢は普通にあります。食事は産地を気を付けていますが・・・・何を食べさせて良いのか。tea rose*さん (@ricoricoricosan) 10月 23, 2012

Mon enfant a eu une fatigue persistante, de légères fièvres, saignements de nez, stomatites, diarrhées sans  raison apparente. Je fais attention à l’origine de ce que je lui donne à manger pourtant… Comment dois-je le nourrir…

Source : fukushima-diary

Par Les Echos | 26/10

Les niveaux élevés de radioactivité des poissons pêchés au large de la centrale de Fukushima pourraient indiquer qu’elle continue de fuir 19 mois après la catastrophe nucléaire, selon l’étude d’un expert américain.

Remise en cause il y a quelques jours par l’organisation internationale Greenpeace qui dénonce la sous-évaluation des instruments de mesure, la sécurité du site de la centrale japonaise de Fukushima est désormais pointée du doigt par une étude américaine.

Dans cette étude publiée jeudi dans la revue américaine Science, Ken Buesseler, chimiste à l’Institut océanographique de Woods Hole (Massachusetts dans le nord-est des Etats-Unis), a analysé des mesures de césium effectuées par les autorités japonaises sur des poissons, des crustacés et des algues prélevés près de la centrale. Et à l’entendre, ses résultats tendraient à prouver que les taux constatés s’expliqueraient soit par une petite fuite persistante de la centrale, soit par la contamination des fonds marins.

C’est d’ailleurs dans des espèces dites démersales (vivant au contact du fond dans la zone marine littorale) que les plus importants niveaux de césium ont été relevés: rascasses, raies, congres, flétans, soles, etc. Selon les conclusions de l’étude, environ 40% des poissons pêchés dans les environs de la centrale de Fukushima (nord-est) ne sont pas consommables selon les normes établies par les autorités nippones.

Seul point un petit peu rassurant, le scientifique constate qu’au large du nord-est du Japon, au-delà de la zone la plus proche de la centrale, la vaste majorité des poissons pêchés restent en-dessous des limites autorisées pour la consommation, même si les autorités japonaises les ont resserrées en avril 2012.

Des niveaux de contamination qui ne diminuent pas…

Buesseler souligne en outre, dans le numéro de Science daté de ce vendredi, que les niveaux de contamination dans presque toutes les espèces de poissons et crustacés ne diminuent pas. Mais ces niveaux varient selon les espèces, ce qui complique la réglementation par les pouvoirs publics.

Pour Ken Buesseler, qui avait conduit en 2011 une mission internationale de recherche sur un navire afin d’étudier la dispersion des radionucléides provenant de Fukushima, « il faudra faire plus qu’étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination ». « Nous avons surtout besoin de mieux comprendre les sources de césium et d’autres radionucléides qui continuent à maintenir ces niveaux de radioactivité dans l’océan au large de Fukushima », insiste-t-il.

Ken Buesseler et son collègue Mitsuo Uematsu, de l’Université de Tokyo, organisent un symposium à Tokyo les 12 et 13 novembre pour présenter les dernières estimations disponibles sur les émissions de radioactivité de la centrale Fukushima Daiichi, ainsi que leur impact sur l’océan, la vie marine, les poissons et fruits de mer.

Via : Fukushima-informations

La centrale nucléaire de Fukushima est touchée par le Typhon dégradé en tempête tropicale , à voir sur la vidéo .

Dernière image satellite du Typon Jelawat en route vers Fukushima | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

 

Certes, c’est un projet européen mais il nous montre que l’ont peu se passer de ces foutues centrales nucléaires…

Via : Realinfos

Une poutrelle métallique de 470 kg en acier qui était sur le côté de la piscine de combustible usé du réacteur N°3 , est tombée accidentellement dans la piscine.

cette piscine contient du combustible MOX , – 514 assemblages de combustible exposés et – 52 assemblages neufs.

De plus la machine de chargement déchargement du combustible de 35 tonnes avait déjà fait un plongeon dans la piscine de stockage, lors des explosions .

Via : euronews.fr

Ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire, qui rend impossible tout accident grave et ont ignoré les risques… 16 mois après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais et la compagnie Tepco font l’objet d’un rapport accablant.

Un rapport de 450 pages que la commission d’experts composée de chercheurs, d’ingénieurs et de juristes a rendu ce lundi et qui ne ménage ni l’opérateur de la centrale, ni les autorités:

Toshio Tanako, rapporteur de la commission:

“Si une catastrophe se produit, il devient nécessaire de prendre des décisions dans des conditions extrêmes et difficiles. Si quelqu’un n’est pas préparé à l’affronter, je ne crois pas que cette personne ait les qualifications nécessaires pour gérer une centrale nucléaire. De ce point de vue, je me demande si ceux qui étaient impliqués ont bien été préparés avant l’accident.”

Le rapport,dont les auteurs ont interrogé 772 personnes impliquées avant ou pendant l’accident, ne se borne pas à épingler la sous-estimation du danger. Il pointe du doigt la gestion après l’accident, une formation insuffisante du personnel, une structure de management peu adaptée.

Ce rapport met aussi en cause les interventions directes du Premier Ministre de l ‘époque, Naoto Kan, et de son équipe dans la gestion de la crise:

“elles ont pu entraîner de la confusion, empêcher de prendre des décisions importantes et entraîner des jugements erronés”, peut-on lire. Le rapport accuse également Tepco d’avoir ralenti la recherche des causes de l’accident.

Ces critiques n’arrivent pas seules: le gouvernement vient d’ouvrir une enquête sur des révélations de la presse selon lesquelles un sous-traitant aurait conduit ses salariés à falsifier les instruments de mesure de radioactivité à l’intérieur de la centrale pour indiquer des taux permettant d’opérer sur place, alors qu’ils étaient beaucoup plus élevés .

Mais, si le rapport d’enquête demande des mesures de sécurité plus strictes, le Japon peut-il se priver du nucléaire? Alors qu’en 2010, l‘énergie nucléaire couvrait 27% des besoins énergétiques du pays, elle était censée en fournir 40% en 2017.

Dans l’immédiat, après Fukushima, tous les réacteurs ont été éteints, mais le choix nucléaire parait confirmé depuis l’autorisation par le gouvernement de relancer ce mois ci deux réacteurs sur le site d’Oi. Une décision qui a donné un nouveau coup de fouet à la constestation antinucléaire, avec des manifestations inédites à Tokyo. Selon les derniers sondages, 80% de la population japonaise est contre le nucléaire.

Via :  7sur7.be

© epa.

Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais.

Selon le quotidien Asahi Shimbun et d’autres médias japonais, un responsable de la société de construction Build-Up aurait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu’ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés, lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée.

Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, rapportent ces médias. Ces ouvriers ont été engagés pendant environ quatre mois, entre décembre 2011 et mars 2012, pour isoler les tuyaux d’une installation de traitement des eaux, a précisé de son côté l’agence Kyodo News.

L’agence de presse Jiji et d’autres quotidiens indiquent que le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a commencé à enquêter à ce sujet. L’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, est survenu après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est) qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral.

Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l’Asahi Shimbun qu’en décembre, un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu’il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé d’en faire de même.

Ce responsable leur aurait expliqué que s’ils ne truquaient pas leur niveau d’exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts, selon le quotidien, qui précise que les ouvriers sont en possession d’un enregistrement du briefing. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l’Asahi Shimbun. Ni le ministère, ni la société Build-Up n’ont pu être joints samedi matin.

                        © epa.

 

L’accident nucléaire de Fukushima a été "un désastre créé par l’homme" et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi une commission d’enquête mandatée par le Parlement.

"Il est clair que cet accident est un désastre créé par l’homme. Les gouvernements passés et en place à ce moment-là, les autorités de régulation et Tokyo Electric Power ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société", a-t-elle expliqué dans son rapport final.

 

 

 

Via : atlantico.fr

Une progression bien plus rapide qu’à Tchernobyl…

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36%, c’est le nombre très inquiétant d’enfants de la région de Fukushima au Japon qui présentent des excroissances anormales. Le rapport d’enquête mené sur 38 000 enfants à Fukushima un an après la catastrophe nucléaire précise que les kystes ou les nodules se trouvent sur leurs thyroïdes.

Le site Internet Fukushima Voice, qui publie le rapport du Centre de recherche sur les symptômes de contamination radioactive à Fukushima, explique notamment que ces chiffres montrent « une progression bien plus rapide qu’à Tchernobyl ».

En effet, une étude réalisée entre cinq et dix ans après la catastrophe de 1986 révélait qu’1,74% des enfants de la région ukrainienne présentaient des nodules à la thyroïde, soit près de 20 fois moins qu’à Fukushima.

Lu sur Business Insider

Via : Bistrobarblog

Takashi Uesugi, qui dit être un ancien journaliste et aujourd’hui un "créateur d’hyper golf" (quelle que soit la signification), est allé dans la zone interdite de Fukushima (je pense que c’était en mai ou juin) avec ses dosimètres pour soi-disant faire un tour sur son golf favori à Fukushima.

M. Uesugi, ancien journaliste du New York Times, a créé la vidéo bilingue (japonais-anglais) ci-dessous, qui est publiée sur son site, comme bande-annonce d’une version plus longue et complète qui sera postée plus tard.

Dans les premiers jours après l’accident nucléaire de Fukushima, il était plus actif, accusant le gouvernement et TEPCO de dissimuler les informations concernant l’accident, surtout pour la fusion des réacteurs.

En allant vers son parcours favori de golf, Uesugi est aussi passé près de la centrale de Fukushima. Son dosimètre affichait 106,87 microsieverts/h.

Ce qui m’a étonné pour la vidéo plus que le taux de radiations (oui, il est élevé) est que Uesugi ait rendu visite à une famille qui continue à vivre à l’intérieur de la zone interdite à cause d’une très vieille mère qui est clouée au lit. Sa fille, elle-même dans sa soixantaine, dit que même les médecins lui ont dit que c’était un bon choix de rester là, parce que sa mère n’aurait pu aller dans un abri temporaire. Mais il n’y a pas d’eau, pas de gaz, pas de livraison de propane, rien. Comment ces gens survivent-ils ? Pourquoi doivent-ils souffrir ainsi ? En raison d’un cercle arbitraire que l’inepte gouvernement a dessiné sur une carte en mars l’année dernière. Mais la fille rassure sa mère, "C’est ta maison, tu n’as pas besoin d’aller ailleurs.’

Nombreux seront ceux qui en regardant la vidéo vont s’écrier "TEPCO ment !" sur Twitter parce que l’un des postes de surveillance de la centrale affichait le 12 juillet seulement 9,3 microsieverts/h, loin des 106 microsieverts/h mesurés par Uesugi.
C’est une accusation injuste, malgré tout. TEPCO dit sur sa page web qui résume les données de contrôle qu’ils ont fait une décontamination complète entre février et avril cette année autour de deux des huit postes de police pour réduire le taux de radiations du sol afin de mieux surveiller les fluctuations des radiations. Le taux de radiations près du bâtiment principal est resté extrêmement stable autour de 220 microsieverts/h.

Le NHK rapporte que la manif du 16 juillet dans le parc Yoyogi est la plus importante jamais faite à Tokyo

Quelle surprise. Je suis vraiment choqué, CHOQUÉ ! de ce NHK a rapporté !

(Sarcasme)

NHK a fait un reportage sur la manif du 16 juillet dans le parc Yoyogi, pour changer. Ce doit être presque impossible pour eux de l’ignorer, parce que NHK se trouve tout près du parc.
La police métropolitaine de Tokyo a dit apparemment à NHK que 75.000 personnes ont participé.

D’après NHK (16 juillet) :

La plus importante manif anti-nucléaire jusqu’ici à Tokyo

Alors que le réacteur 3 de la centrale de Ooi de KEPCO est en plein rendement et que d’autres centrales nucléaires du pays pourraient se préparer à reprendre du service, une manifestation anti-nucléaire s’est déroulée à Tokyo qui a attiré une foule plus importante que jamais. Les participants ont demandé l’arrêt du réacteur 3 de Ooi et que les réacteurs nucléaires soient démantelés.

Le rassemblement du 16 juillet a été organisé par des gens comme le lauréat d’un prix Nobel, l’auteur Kenzaburo Ooe et Satoshi Kamata, journaliste et auteur, qui ont voulu faire entendre leur voix d’opposition au gouvernement.

Des groupes de citoyens, des syndicats, et des gens qui avaient appris l’événement via Twitter [et d'autres médias du net] se sont rassemblés dans le parc Yoyogi de Tokyo. Le chiffre de participants était de 170.000 selon les organisateurs et de 75.000 selon la police. Cela a été la plus importante foule jamais rassemblée à Tokyo pour une manif anti-nucléaire.