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Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante.

Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

“Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

Car pour l’heure, en ce qui concerne la santé et la sécurité, le code du travail n’est pas appliqué. Il pose un certain nombre de principes qui ne sont pas respectés, à commencer par le principal : l’obligation faite depuis plus d’un siècle aux employeurs de garantir la santé de leurs salariés. Cette obligation a pourtant été rappelée à l’occasion du drame de l’amiante en 2002, l’affaire ayant débouché sur une certaine prise de conscience en montrant qu’il existait un réel problème de prévention face à un risque qui, pourtant, était identifié depuis longtemps. En prenant la mesure de cette catastrophe sanitaire, la Cours de cassation a réactivé cette obligation des employeurs d’assurer la santé des salariés au quotidien.

Or je constate chaque jour que, sur ce plan, rien n’a changé. Que nous restons face à une situation d’urgence sanitaire qui n’est absolument pas prise en compte par les politiques. Voilà pourquoi j’ai refusé la décoration qui m’a été proposée. Parce qu’elle aurait dû intervenir au terme de mon travail ; en marquer l’aboutissement. Et comment parler d’aboutissement alors que perdure cette situation d’urgence, que l’on attend encore que des décisions soient prises et des mesures adoptées ? Tant qu’il en sera ainsi, je ne pourrai ni me reposer, ni recevoir une médaille.

Sécurité versus rentabilité
Non seulement il n’y a aucune amélioration mais l’on voit s’installer chez les entreprises un discours fataliste fondé sur l’argument de la crise économique et consistant à dire : vu la situation catastrophique, nous avons d’autres priorités que d’améliorer les conditions de travail. Ce raisonnement prouve que la sécurité des salariés est perçue comme une dépense, non comme un investissement et que, dans un contexte tendu, elle devient une sorte de luxe que les entreprises estiment ne pas avoir les moyens de s’offrir.

Pire, elle est perçue comme une option alors qu’encore une fois, il s’agit d’une obligation. Résultat, ceux qui, comme moi, militent pour une autre gestion des risques sont uniquement perçus comme cherchant à alourdir les charges de l’entreprise. Pourtant on oublie une chose essentielle : c’est que l’assurance maladie – et par conséquent le contribuable – finance la négligence des industriels. Il faut savoir que dans le domaine des pathologies lourdes liées à l’environnement de travail, certains médicaments valent 1 000 euros la dose. Ce qui explique que les maladies professionnelles représentent chaque année des dépenses de plusieurs milliards d’euros.

A défaut de parvenir à se faire entendre sur l’aspect humain de la situation, je n’hésiterai pas à avancer cet argument économique auprès des pouvoirs publics pour dénoncer l’attitude moyenâgeuse de certains industriels pour qui les gains escomptés de certaines réductions de coûts d’exploitation légitiment tout, y compris la mise en danger de la vie d’autrui.

Impunité
Cette situation est d’autant plus révoltante qu’elle s’est jusqu’à maintenant accompagnée d’une impunité totale. Celle-ci vient d’être remise en question il est vrai avec le jugement rendu contre AZF mais il aura fallu une catastrophe exceptionnelle et onze années d’un procès exceptionnel pour y parvenir, alors qu’on dénombre chaque jour en France deux morts par accident du travail, une dizaine des suites d’un cancer lié à l’amiante et, chaque année, des milliers d’autres décès liés au cocktail de cancérogènes et toxiques en tous genres que les travailleurs respirent et, au-delà, les riverains des usines, des centrales nucléaires, des lignes à haute tension, etc.

Pour illustrer la dangerosité de certains lieux de travail, il y a ce cas récent de deux salariés partageant un même bureau sur le site d’une centrale nucléaire et atteints tous deux d’une tumeur au cerveau. Ce type de concordance est fréquent et lorsque l’on commence à enquêter, il n’est pas rare que l’on découvre d’autres cas atteints de la même pathologie, ce qui rend le lien avec l’environnement de travail évident. Comme c’est le cas chez les dockers. Parmi les 130 dockers du port de Nantes – qui manipulent en continu et sans protection les caisses de bois traitées aux pesticides, les bananes traitées au chlore et la ferraille qui dégage de l’oxyde de fer – 35 cas de cancers du rein ont été dénombrés. Je ne vois pas comment, avec une telle proportion, on peut encore parler de hasard.

Travail de lobbying
Pour établir des liens entre environnement de travail et cancers, nous avons mené un travail dit de systématisation face à l’exposition, en nous appuyant sur des données chiffrées. C’est essentiel pour établir ce qu’on appelle des présomptions d’imputabilité permettant au salarié qui développe une pathologie correspondant à une exposition propre à l’entreprise dans laquelle il travaille de la voir instantanément reconnue comme maladie du travail. Notre retard dans ce domaine s’explique par le fait que, pour établir ce type de tableau des maladies professionnelles, il faut un accord entre patronat et syndicat, ce à quoi, en France, un conflit d’intérêts évident nous empêche de parvenir.

Et pour cause : les experts du patronat emploient toute leur énergie à nier l’évidence. Exemple : on n’a toujours pas pu faire inscrire le cancer du larynx dans le tableau des maladies professionnelles alors qu’on le sait directement lié à une exposition à l’amiante et qu’il a été reconnu comme tel par d’autres organisations sanitaires il y a dix ans déjà. Dans ce domaine, nous nous heurtons à un véritable travail de lobbying qui, pour moi, justifie de parler de crime organisé de la part des grands industriels et des experts, doublé d’une situation de non-assistance à personne en danger.

L’amiante
Le traitement de l’amiante, qui est le plus connu des cancérigènes, est révélateur de cet état de fait. Les premiers cas sont identifiés à la fin du XIXe siècle et, dès 1930, les industriels disposent de toutes les données scientifiques attestant de sa dangerosité. Trente ans plus tard, un chercheur américain rend ces données publiques et en 1971 les entreprises du secteur s’organisent pour entreprendre une véritable campagne de désinformation sur les effets sanitaires de l’amiante, le tabac devenant un formidable alibi invoqué pour expliquer les maladies contractées par les salariés et la notion d’“usage sécuritaire” de l’amiante étant avancée pour empêcher une réglementation sévère de son usage, ce qui n’est rien de plus qu’un slogan de propagande industrielle puisqu’il a été établi qu’une fois l’amiante extraite de la mine et réduite en poudre, il n’existait aucune possibilité de limiter sa dangerosité.

Et le déni continue. Pour preuve, cette véritable bataille judiciaire qui, de 1997 à 2012, a opposé mouvements associatifs et pouvoirs publics dans une affaire de déconstruction d’une ancienne usine de transformation d’amiante, à Aulnay-sous-Bois. Tout ce que demandaient les associations, c’était l’application stricte de la réglementation de 1993 sur l’enlèvement d’amiante, à savoir : le confinement total du site durant les travaux afin de limiter la poussière au maximum et donc, les risques de contamination. Pour obtenir qu’il en soit ainsi, autrement dit pour que la loi soit respectée et appliquée, il a fallu plusieurs procédures judiciaires et surtout, il a fallu que la société civile se mobilise. Sans cela, on aurait démonté l’usine sans aucune précaution, ce qui aurait mené à une contamination des populations environnantes.

La sous-traitance du risque
Les secteurs présentant le plus de risques pour la santé des salariés sont connus. Il s’agit de la chimie et du nucléaire, bien sûr, mais aussi du BTP, de la réparation automobile, du travail des métaux, de l’imprimerie et de toutes les formes de maintenance industrielle. Le point commun étant que, dans l’ensemble de ces secteurs, on sous-traite les risques. La situation est simple : les entreprises considèrent que, à partir du moment où une activité est sous-traitée, la gestion des risques qui y est liée ne relève plus de leur responsabilité mais de celle de l’entreprise sous-traitante.

Et c’est là que l’on se heurte à un vide juridique. Le travail étant prescrit aux employés d’une autre entreprise avec laquelle le donneur d’ordres entretient une relation client-fournisseur, cela modifie les relations de travail entre le dirigeant de la première entreprise et les salariés de la seconde et, de ce fait, déplace les responsabilités. A cette situation déjà pernicieuse s’ajoute le fait que, bien évidemment, le sous-traitant en charge de cette activité de maintenance aura obtenu le marché parce qu’il aura répondu à un appel d’offres qui, au final, privilégiera toujours l’entreprise pratiquant les tarifs les plus avantageux. Et où les entreprises qui pratiquent ces tarifs avantageux parviennent-elles à faire des économies pour réduire leurs coûts d’exploitation ? Toujours sur les mêmes postes : la prévention et la sécurité des salariés.

AZF
Le drame d’AZF est un parfait exemple des situations parfois hallucinantes que l’on peut rencontrer dans l’univers de la maintenance industrielle. Le site utilisait des dérivés chlorés après avoir eu recours, des années plus tôt, à des engrais. Or il existe une incompatibilité totale et bien connue entre les nitrates contenus dans les engrais et le chlore. Ces produits n’auraient donc jamais dû être en contact. Mais l’entreprise ayant sous-traité la gestion de ses déchets sans alerter les personnes en charge sur la nature des produits et résidus qu’elles manipulaient, nitrates et chlore ont fini par se retrouver dans un même hangar, ce qui a abouti à l’explosion dans les minutes qui ont suivi.

On sait que, au cours de l’enquête, Total a tout fait pour éviter que cette piste chimique soit retenue ; c’est pourquoi le fait que le procès ait finalement abouti à la condamnation de l’industriel pour ne pas avoir géré les risques liés à ses activités de maintenance – activités qu’il a sous-traitées sans donner aucune consigne de sécurité ni même aucune information – est essentiel.

Pour moi, cela fait d’AZF le premier procès de la sous-traitance qui, j’espère, servira d’avertissement à tous les industriels qui se montrent totalement irresponsables dès lors qu’il s’agit de gérer leurs déchets. Tant qu’on est dans la production, ils s’en tiennent à leurs obligations légales : ils protègent leurs salariés et leur outil de travail. Mais dès lors qu’il est question de déchets, ils ne veulent plus dépenser un euro en prévention et gestion du risque car pour eux, la gestion des déchets, c’est typiquement ce qui coûte et ne rapporte pas. Résultat : 80 % de la dose collective d’irradiation, en France, sont supportés par des salariés du secteur de la sous-traitance.

C’est pourquoi je m’apprête à présenter à Mme Duflot un cahier intitulé “Etat des lieux et propositions” dans lequel figure, entre autres, une demande de voir interdire le recours à la sous-traitance sur tout site dangereux, afin que le risque ne soit plus sous-traité mais géré en interne.

Stratégie de contournement
Chaque grande filière industrielle – la chimie, le nucléaire, la métallurgie… – a développé sur la gestion des risques une même stratégie de contournement par la sous-traitance, laquelle se traduit par une délégation du danger et de la responsabilité. Ceci, tout en incitant les entreprises de sous-traitance à réduire leurs coûts – et donc, à rogner sur la sécurité – afin de remporter leurs appels d’offres. Ce qui prouve que, pour l’heure, l’intérêt économique l’emporte sur la préservation de la vie humaine et confirme qu’en matière de santé et sécurité des salariés, nous sommes face à une forme de crime organisé.

Via:  Pierre Jovanovic

Pour imagé les pertes d’emplois qui ce concentre en France, je vous propose une liste non exhaustive des plan de licenciement engagé depuis quelques mois…édifiant…(via Pierre Jovanovic le blog).

Voici la dernière liste, avec un peu de retard en raison de mon retour de Grèce. Vous verrez que les compagnies aériennes se délestent un maximum de leur personnel car autrement 2013 signerait leur faillite immédiate. Le plus fou est que les médias se gardent bien de vous donner cette liste, car elle vous montre la réalité, une réalité horrible, celle de l’économie presque à l’arrêt, avec un fonctionnement minimum. Et les mêmes merdias vous disent que tout va bien parce que les bourses montent. Quelle bande d’arnaqueurs. Allez, ouvrez-tous des comptes en Suisse, puisque c’est une obligation pour les membres du Parti Socialiste. Envoyez cette info à tous vos contacts, les Français doivent être informés, c’est vital.

- Citibank (en faillite) vire 11.000 personnes, lire ici Bloomberg( ajout mercredi à 15h)

- Osram va supprimer 4.700 emplois lire ici Reuters, merci à Mr Lepage.

- DINGUE et jamais vu: Texas Instruments va virer entre 300 ou 500 ingénieurs dans sa filiale en Inde, lire Tech2

- Sky Aircraft prévoit 159 licenciements avec sans doute une faillite à la clé, lire ici l’Essentiel, merci à Mr Tacchi .

- Reebok, sport, se débarasse de 150 personnes au niveau mondial, lire ici le Boston Globe.

- Living Social, site web ventes privées, vire 400 personnes, lire ici le Business Journal

- SAIC vire 700 personnes, lire le Buisiness Journal.

- Le New York Times va annoncer un nouveau plan de licenciements, lire le Huff Post.

- Lufthansa veut réduire sa masse salariale de 3.500 personnes, lire ici IB Times.

- L’aéroport de Chicago licencie 300 personnes, lire ici la Fox

- Netjets vire 128 pilotes, lire ici le Journal de l’Aviation

- Northrop Gruman aerospace vire 200 salariés, lire ici le Los Angeles Times

- KDH Defence Armor vire 250 personnes, lire Fox News

- British Airways va supprimer 400 stewards et hôtesses chez BMI

- KLM la compagnie hollandaise se déleste de 3.000 personnes, lire ici la Libre Belgique, merci à Mr Debrauwre.

- Canadian Railways vire 4.500 personnes, lire ici Bloomberg.

- KBL banque privée luxembourgeoise supprime 150 postes lire ici le Quotidien du Luxembourg, merci à Mr Curieux.

- La Santa Barbara Bank, si, si, vire 470 personnes et ferme des agences, lire Nooz Hawk.

- NovaGalicia Bank vire 2.000 personnes pour une fermeture de centaines d’agences lire ici Euronews, merci à Kenishi.

- MVM, fabrication de meubles en redressement 388 salaries, lire France 3, merci à Marcel.

- Les 129 salariés de la fonderie Focast de Villeneuve-Saint-Germain ont été licenciées, lire ici l’Union, merci à Mr Lepage.

- L’hôpital anglais de la reine, le Royal Bolton supprime 500 postes,lire la BBC.

- Rio Tinto vire 136 personnes lire ici les Echos, merci à Mr Lepage.

- Deux trésoreries fermées en Bretagne avec des suppressions d’emploi lire ici le Telegramme, merci à Mr Salvado.

- Les mines Resolution Copper virent 400 personnes – le métallurgiste US Steel en vire 142 – le Metallurgiste de Singapour Global Foundries vire 300 personnes, lire le FT.

- Eads supprime jusqu’à 850 postes dans la division défense Cassidian lire ici Romandie, merci à Mr Lepage.

- Swiss Life tire abandonne AWD et supprime 200 postes, lire ici Marketwatch.

- Cimes, sous traitant PSA, liquidation de 98 salariés, lire ici France 3, merci à Marcel.

- Walygator, parc d’attraction est en redressement avec 50 salariés permanents et 250 à 300 saison lire ici Tout Metz, merci à Marcel.

- SAEB tuyauterie industrielle est en liquidation, 28 salariés lire ici la Montgane, merci à Marcel.

- Camponovo, librairie de Besançon en liquidation, 39 salariés lire ici France 3, merci à Marcel.

- Buroform, fabrication de meubles en redressement, 107 salariés lire ici la Nouvelle République, merci à Marcel.

- Le groupe Sanef, lors de la réunion GEPC avait annoncé la suppression de 441 emplois voir Syndicat SUD SANEF Autoroutes, merci à mon lecteur.

- Mouvements de grève au centre des Impôts de Bourg en Bresse pour cause de suppressions de postes, lire Le Progres, merci à Christiane.

- Credit Suisse licencie 100 banquiers cette fois en Angleterre lire ici le Figaro, merci à Mr Bourhis.

- La filiale Inox de Mittal va supprimer 550 postes en France lire ici Challenges, merci à Mr Rousseau.

- MEB, construction modulaire bois, liquidation et 39 salariés lire ici La Depêche, merci à Marcel.

- Le nombre d’intérimaires a plongé de 15% en un an lire ici RTL, merci à Aetos.

- Oppenheim, filiale de Deutsche Bank, licencie 500 salariés lire ici Bloomberg merci à Mr Cornet

- Renault prépare un plan de « restructuration » massif (semblable à celui de PSA), source interne.
- SFR va annoncer un plan de départ de 1.100 personnes, lire le Parisien merci à Aetos
- Une information qui tue, et qui est de TRES TRES MAUVAIS AUGURE: 250 postes déjà sabrés en 2012, « et 1.000 à 1.500 autres à venir selon la Fédération des Industriels Charcutiers … Les Charcuteries Alsaciennes Iller … les Rillettes Sarthoise Boussard… sont tombées… Geo Madrange est en « sursis » … « La situation est grave » dit Robert Volut, président de la Fédération, « Nous avons perdu déjà 700 emplois l’an dernier »", merci à Damien, lire ici 20 minutes absolument.
- La Société Générale veut se débarasser de son back-office, 400 postes sauteraient, lire les Echos, merci à Damien.
- Coca Cola en Aquitaine va supprimer 172 postes France 3, merci à Florence
- L’AFPA (association nationale pour la formation professionnelle des adultes) pourrait déposer le bilan en janvier 2013. Les 90 salariés sont en grève lire ici Ouest France et lire France3 merci à Etienne.
- GOL, la 2e compagnie aérienne brésilienn vire 900 personnes et réduit toute sa flotte, lire ici Air Wise.
- Tata UK licencie 900 personnes et ferme 12 usines, lire ici 7sur7, vu par Geneviève
- Le Financial Times Deutschland (pas de rapport avec le FT) cessera de paraître fin décembre 2012. Il n’y a plus de rentrées publicité, 320 journalistes sur 350 seront virés, lire toute la presse allemande, merci à Carmen.
- Les deux journaux financiers allemands Börse et Impulse sont à vendre de toute urgence
- Les quotidiens régionaux La Provence, Nice Matin, Var matin et Corse Matin sont en vente, lire ici Le Monde. Cela veut dire qu’ils sont quasiment morts, financièrement parlant. Bernard Tapie est tenté…
- La chaîne télé régionale TLM (Lyon) pourrait licencier 15 personnes sur 30 dès mardi ou mercredi
- En Belgique « Les journaux belges du groupe Rossel … mise sur les départs volontaires pour éviter les licenciements secs. Au Soir, on s’attend à la suppression de 34 équivalents temps pleins. Sud Presse, Le Soir Magazine ou Vlan ne devraient pas être épargnés non plus », merci à Mr Nichols, lire ici la RTBF.
- La Bankia espagnole sabre 5.000 salariés, lire ici Euroinvestor, mais Bruxelles en demande 8.000 de plus
- Optus Telecoms se débarasse de 900 salariés, lire ZD Net
- Albany International (toiles techniques pour l’industrie) supprime 200 postes à Sélestat lire ici le Usine Nouvelle, merci au Capitaine et aux autres lecteurs
- En Italie selon l’Ansa, 300.000 emplois ont été détruits par la crise depuis 2009.
- Xerox vire 2.500 personnes Democrat Chronicle
- Kaiser Permanente, assureur santé va licencier 530 personnes en Californie lire CBS news 8
- Hochtief sabre 700 postes lire CNBC
- Cliffs (acier) se sépare de 600 personnes lire Upper Michigan et Boart Longyear (australie) se sépare de 300 personnes.
- Orlando Health se sépare de 320 salariés, lire News13
- St Gobain Belgique à Auvelais va mettre 50 personnes à pied, merci à Chris, lire RTL.
- Citibank vire 300 personnes de plus, lire CNBC
- Stryker (médecine) coupe 1.170 postes pour se refaire une santé, lire Fox news
- Le studio de jeux vidéo Eurocom vire 200 personnes sur.. 250 ! merci à Julien, lire Jeuxvideo.com
- United Technologies Aerospace va licencier 500 personnes Job market
- Le grand armateur américain OSG dépose le bilan, lire ici le Mer et marine, merci à Marco.
- Jallate dans le Languedoc (chaussures de sécurité) sabre 57 postes, lire ici le les Echos, merci à Damien
- Je l’ai déjà donné mais le bilan s’est alourdi entretemps avec cette fois la fermeture de 79 magasins Phone House et 246 personnes sur 1.200 virées, lire ici le Clubic, merci à Freddy
- Les casinos Partouche vont se séparer de 20 personnes de leur branche poker lire ici le L’Est éclair, merci à Richard.
- Buffalo Grill va supprimer 71 postes mais créer 30 autres (??) à son siège. lire ici le Le Figaro, merci à Isabelle
- Meyer Burger (suisse) va se séparer de 250 personnes de plus lire ici le 20 minutes, merci à Loïc
. – Easyjet a licencié « 29 hôtesses de l’air et stewards à Schönefeld » en Allemagne, merci à Franck qui demande « à quand les pilotes polonais et les hôtesses roumaines? » lire la Gazette de Berlin
. – Citigroup ferme 16 agences en Grèce (en prévision de la sortie de l’euro?) la Tribune, merci à Damien
- Les caisses d’allocations familiales au bord de l’implosion, merci à Aetos lire ici 20 minutes
- Les tribunaux franciliens au bord de la banqueroute, merci aux lecteurs, lire Le Parisien

- Alerte: Air Berlin songe à se séparer de 900 personnes, soit 10% des effectifs, merci à Clément, lire ici Gulf daily news.
- Alerte: le grand quotidien allemand Frankfurter Rundschau s’est mis en faillite jeudi dernier. Plus de 500 journalistes vont perdre leur emploi. Cette faillite montre que l’Allemagne est maintenant gravement touchée par la crise. Merci à Mohamed. Lire ici Der Spiegel et l’AP sur Equities.
- Le célèbre fabriquant des batteries alcalines Energizer va licencier 1.500 salariés et fermer des usines, lire Reuters ici; très symbolique de l’économie morte et vous n’en avez pas entendu parler, bien sûr.
- Ajout: la comapgnie aérienne SAS ne vas pas virer 1.000 personnes mais 6.000 (si, si) lire ici Fox news pour le croire
- France Télévisions va virer 500 personnes (France 2, 3, etc.) Lire ici Le Figaro
- TF1 prépare un plan d »économies » de 85 millions, comprenez licenciements à venir. BFM-TV va-t-il licencier à son tour??
- NBC Universal vire 500 personnes, lire le LAT ici.
- Ligne Roset (vous savez, les meubles snobs qui coûtent 10 fois trop cher) va se séparer de 93 salariés, lire le Parisien, merci à Elwood.
- Veolia prépare un plan de départ « volontaires » de 100 personnes sur les 500 de son siège social, lire ici le Nouvel Obs, merci à Béatrice.
- Telia Sonera Telecoms Suède va virer 2.000 salariés, lire ici le WSJ
- Le Wake Forest Baptist Medical Center licencie 950 personnes, lire ici News2.
- Les cloisons Clestra à Strasbourg est en faillite avec 500 personnes à bord, lire les DNd’A, merci à Titi.
- La chaîne GameStop va fermer 200 de ses boutiques de jeux videos, lire ici Bloomberg.
- Boeing Defense va virer 30% de tous ses cadres !!! lire ici Marketwatch
- Le groupe alimentaire Hostess va licencier tous ses 18.500 salariés à la suite de sa faillite (le FT). Les sous-traitants vont aussi trinquer: comptez 7.000 emplois de plus.
- Panasonic se prépare à licencier 10.000 salariés après avoir commencé en 2011, merci à Mr Croenne ici CNET.
- Texas Instruments mobiles va virer 1.700 personnes, lire ici Kabay Texh
- TE Connectivity (électronique) va se séparer de 620 personnes, lire ici Fox News
- United Technologies vire 500 personnes, lire ici le Charlotte observer.
- Sns Reaal Finances vire 750 personnes en Hollande lire ici Dutch News
- Faurecia (fournisseur auto) supprime 3.000 postes en Europe, merci à Mr Tacchi, ici Reuters
- Le groupe Direct Line assurances a renvoyé 900 personnes (j’ai perdu le lien).
- Pilpa, à Carcassonne va sabrer 124 personnes, lire ici la Dépêche, merci à Damien.
- Supra, l’assureur du Canton est « au bord de la faillite », lire ici Bilan, merci à Ken.
- (oublié de donner le nombre la semaine passée) Le grand journal espagnol El Pais vire 129 journalistes, un drame car cela enlève autant d’informations pour nous tous, lire ici Le Monde, merci à Mme Philippe.
- Idd Tech (pharmacie) est en faillite et vire 50 salariés, lire ici Le Progrès, merci au Capitaine Anderson.
- Ameridose (pharmacie) se sépare de 650 salariés, dans le Boston Globe
- ISD Dunaferr (groupe hongrois de métaux) a licencié 800 personnes lire ici Portfolio en hongrois.
- Oubli: Loblaws Ontario (épicerie) a supprimé de 700 postes (merci au logiciel SAP), lire ici Epicerie News
- Economical Insurance noie 145 emplois, lire ici Taylor Insurance News
- De Vry (éducation) s’est séparé de 570 enseignants, lire ici High Education Chronicle
- La chaîne Bakers Footwear (genre footlocker) va fermer ses 250 boutiques partout aux US, lire ici Daily News LA
- ING va supprimer 40 agences bancaire en Belgique, merci à Willy qui a vu cette info dans Le Soir.
- Le très snob Ralph Lauren va fermer 14 boutiques dédiées au rugby et foot américain lire ici.
- Ethicon a bien reçu la permission de délocaliser son usine de l’Eure et Loire en Amérique du sud, ici Usine Nouvelle, merci à Mr Rousseau.
- Hors sujet mais significatif pour les artisans et pme: les 171 millions d’euros de travaux au Château de Versailles ont été reportés à une date inconnue pour cause d’absence de budget.

- SAS, compagnie aérienne va licencier 1.000 personnes et baisser les salaires de 15%, lire ici la RTBF, merci à Mr Nichols.
- Iberia, vous l’avez entendu partout, va se séparer de 7.000 salariés
- Commerzbank va se lester de 6.000 personnes (je vous l’avais donné en avance)
- Kodak ne paye plus l’assurance santé à 56.000 personnes , lire ici WSWS
- Suzuki Automobiles USA dépose le bilan et quitte les Etats- Unis! lire ici le New York Times.
- Le quotidien Sud Ouest va sabrer 180 postes, lire ici Le Monde, merci aux lecteurs.
- Candia sabre 313 personnes et ferme 3 usines en France, lire l’Huma
- Credit Suisse licencie 300 banquiers en Suisse (je vous l’avais donné en avance), lire ici 20minutes.
- Banque Bifidus Actif, pardon, Belfius, se sépare de 920 personnes, lire ici la RTBF.
- Bombardier va se séparer de 1.200 personnes, boum, lire ici Reuters, merci à Goran.
- Groupon s’y met et licencie 648 personnes !! Lire le BI.
- Rubbermaid vire 2000 personnes lire ici Ajc.com.
- Les pneus GoodYear virent 1.400 personnes, lire ici vral.com (5000 déjà après 2008).
- Cummins (moteurs) se sépare de 1.500 personnes, lire ici The Republic
- Magyar Telekom a viré 500 personnes (euronews)
- confirmation: MacDonald va fermer 110 magasins au Japon en 2013, et 500 autres après, lire ici Reuters, merci à notre lecteur Fred à Tokyo.
- Ep Systems 100 postes, lire Romandie, merci à Leandro.
- Mecaplast vire 100 personnes à Monaco (avec une manif CGT à Monaco, mon Dieu, qui aurait imaginé une telle chose?) lire ici WebTimes, merci à Jonas.
- Ericsson rase 1.550 emplois en Suède, merci à Loïc, lire ici.
- Grève au grand quotidien espagnol El Pais pour futurs licenciements, merci à Damien, lire Le Monde
- Lonza sabre 400 postes lire ici Archinfo merci à Leandro
- La pme Parisot Mattaincourt va être obligée de licencier au moins 100 personnes sur ses 380 salariés, lire ici 20minutes, merci à Damien.
- Gaba supprime 240 postes lire la TDG.
- Straumann 150 emplois lire Romandie merci à Leandro
- Groupama vire au moins 80 personnes, lire ici 20 minutes.
- Philips vire 218 personnes en Belgique (je vous avais donné le global) lire ici la Rtbf.
- En France Alcatel va virer 1430 personnes (je vous avais donné le global mondial), lire ici Ouest france, merci à Damien.
Enfin, ici la grande carte des licenciements uniquement en cours et en France, signalée par des lecteurs dans Le Parisien, à voir, vraiment.

Via : Le nouvel obs

Selon l’Insee, 50.400 emplois ont été détruits.

L’emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50.400 postes au 3e trimestre 2012 (-0,3% sur trois mois), dont les deux tiers dans l’intérim, selon des estimations provisoires publiées mardi 13 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Sur un an, 63.800 postes ont disparu en France (-0,4%), portant à 16,065 millions le nombre d’emplois dans le secteur marchand (non agricole). Au deuxième trimestre, l’économie française avait perdu 22.400 emplois, après une courte embellie les trois premiers mois. Comme au trimestre précédent, la saignée concerne tous les secteurs et est tirée par la dégradation de l’emploi intérimaire, qui diminue plus fortement ce trimestre (-32.800 postes, -6%) qu’au deuxième trimestre (-18.900 postes).

En un an, l’intérim a perdu 73.600 postes, soit 12,5% de ses effectifs, souligne l’Insee. Au total, avec l’intérim, le tertiaire perd 36.700 postes. Même hors intérim, la France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre (-17.600). L’industrie essuie une perte de 9.800 postes, plus qu’au trimestre précédent (-7.700). L’hémorragie se réduit en revanche un peu dans la construction, qui perd 3.900 emplois (contre 6.800 au 2e trimestre).

Via : Le parisien

de : Jannick Alimi et Valérie Hacot
mardi 13 novembre 2012 – 10h04

Malgré l’enterrement de la directive européenne Bolkenstein, ils sont des centaines de milliers à venir de Varsovie ou de Sofia travailler en France à prix cassés, selon une note du ministère du Travail. Et ce, en toute légalité.

On croyait que le « plombier polonais » avait disparu. L’expression avait émergé en 2005 lors du projet de traité constitutionnel européen. Elle avait créé la panique chez les salariés français. Elle faisait référence à la directive Bolkenstein qui permettait à tous les ressortissants de l’Union européenne de travailler aux conditions sociales de leur pays d’origine.

Avec des salaires et des cotisations sociales défiant toute concurrence, c’était l’invasion assurée des « plombiers polonais »…

Du coup, la directive a été réformée. On avait cru le principe enterré aussi. Faux ! Selon une note confidentielle du ministère du Travail, le nombre de ces ouvriers low-cost venus travailler dans l’Hexagone n’a fait que grossir : il a plus que triplé depuis 2006, pour atteindre officiellement quelque 110 000 salariés en 2010. Ce document estime même qu’ils seraient de 220 000 à 330 000 en fait. Des effectifs qui auraient encore augmenté de 15 % l’an dernier. Motifs : absence de main-d’œuvre française dans certains secteurs malgré un fort taux de chômage, prix attractifs dans un contexte de contraintes financières de plus en plus lourdes…

Aux Polonais se sont adjoints les ressortissants de nouveaux entrants dans l’Union européenne mais aussi des Espagnols ou des Portugais frappés par la crise. « Il y a maintenant des emplois que l’on perd en raison d’étrangers qui viennent nous concurrencer sur notre propre territoire », déplore Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne (lire ci-dessous).

Un plan pour mieux encadrer les prestataires de services

Le carré de Jaude à Clermont-Ferrand ? Réalisé par des Polonais payés selon les syndicats 5 € de l’heure et employés par Sendin, une entreprise polonaise sous-traitante d’Eiffage. Les élagueurs de l’électricien ERDF à Mons, en Haute-Garonne ? Des Espagnols travaillant cinquante-quatre heures par semaine pour un sous-traitant espagnol de l’entreprise publique.

Ce phénomène est d’autant plus dur à contrer qu’il s’opère en général en toute légalité grâce au dispositif mis en place par Bruxelles sur les « sociétés étrangères de prestations de services », Le Premier ministre devrait dévoiler aujourd’hui un plan afin de mieux contrôler ces prestataires.

 

Via : Bellaciao.fr

mardi 6 novembre 2012

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Le gouvernement vient de répondre aux demandes insistantes du patronat en imaginant un "crédit d’impôt" de 20 milliards pour les entreprises.

Ce "crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi" (CICE) est une des mesures du plan dévoilé à l’issue d’un séminaire gouvernemental réuni au lendemain de la présentation du rapport d’un patron pour les patrons, rapport qui recommandait une baisse de cotisations sociales de 30 milliards d’euros (pour en obtenir 20 ?).

1) Le gouvernement aide le patronat à baisser les salaires. Le montant du CICE sera calculé en proportion de la masse salariale brute des entreprises hors salaires supérieurs à 2,5 fois le smic et s’appliquera aux impôts sur les sociétés au titre de l’exercice 2013, donc en 2014, selon les documents de Matignon. Il équivaut, pour les netreprises, à une baisse de 6% des salaires (salaire net + cotisations sociales).

===> En fixant le plafond de l’intervention de l’Etat à 2,5 SMIC, le gouvernement est exactement dans la même démarche idéologique de la droite, qui avait conçu les exonérations de cotisations jusqu’à 1,6 SMIC. Les entreprises sont donc clairement incitées à maintenir les salaires à un niveau inférieur à ce plafond. La nouveauté "de gauche", est que contrairement à la droite, cette trappe à bas salaire concerne désormais la grande majorité des salariés et non plus la moitié la plus mal payée (jusqu’à 1,6 SMIC) !

2) Le gouvernement s’attaque aux consommateurs.

On le sait, la TVA est l’impôt le plus injuste, puisque ne prenant pas en compte les capacités contributives de celui qui le paie.

 La "gauche" dans l’opposition avait combattu la TVA sociale, rebaptisée antidélocalisation, par la droite. Le vote anti-Sarkozy s’était largement expliqué par cette promesse électorale de ne pas augmenter cet impôt-là ; la TVA…

 La "gauche" de gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’augmenter la TVA (de 19,6 à 20%, pour le taux normal, de 7 à 10% pour le taux d’intermédiaire…et pour prouver que la politique menée est bien "de gauche", une baisse dérisoire de 5,5 à 5% pour le taux réduit : la "gauche" pense bien à ses pauvres…

Via : Le Point.fr

L’Allemagne ne cache pas son scepticisme face à la politique économique de son partenaire. Gerhard Schröder tire la sonnette d’alarme.

Gerhard Schröder était l'invité de l'université du Medef à Jouy-en-Josas le 31 août 2012.

Gerhard Schröder était l’invité de l’université du Medef à Jouy-en-Josas le 31 août 2012. © Eric Piermont / AFP

Il n’y a pas qu’en France que les doutes s’accumulent sur la stratégie de François Hollande. Les Allemands commencent eux aussi à se demander s’il y a un pilote dans l’avion. Le très populaire quotidien Bild n’y va pas par quatre chemins. Le journal à plus gros tirage de la presse allemande se demandait mercredi : "La France sera-t-elle la nouvelle Grèce ?" L’article, consultable en ligne, assène que la France est "en chute libre" et que "le président nouvellement élu, François Hollande, ne réagit pas".

C’est notamment l’ancien chancelier Gerhard Schröder qui a inspiré le journaliste Nikolaus Blome, auteur de l’article. Le père de l’agenda 2010, un train de réformes d’inspiration libérale qui a fait passer l’Allemagne du statut d’"homme malade de l’Europe" à une machine à exporter, ne s’est pas privé de douter publiquement du chef de l’État français, en marge de la conférence européenne du Berggruen Institute, qui rassemblait à Berlin de nombreux responsables et ex-responsables politiques et économiques. "Les promesses de campagne du président français vont voler en éclats face à la situation économique", a lâché Gerhard Schröder, pourtant social-démocrate. Il a notamment critiqué le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour certaines catégories de salariés, un "mauvais signal", "non finançable". Il s’est aussi inquiété de l’augmentation de la pression fiscale, qui aura pour effet, selon lui, de provoquer une fuite des capitaux.

Des statistiques dignes de l’Europe du Sud

Cet alarmisme allemand peut paraître en décalage avec la réalité. La crise de la zone euro semble s’être calmée depuis que la Banque centrale européenne (BCE) a présenté un programme destiné à racheter de manière "illimitée" la dette de moyen terme (trois ans maximum) émise par les États qui en feraient la demande, en échange de conditions très strictes. Surtout, notre économie, la deuxième de la zone euro, se finance depuis quelques mois sur les marchés à des taux très bas, y compris à long terme (10 ans). Plutôt confiants, les investisseurs ne font pas payer au Trésor français une prime de risque beaucoup plus élevée que celle réclamée à Berlin pour financer son endettement. C’est sur ce début de sortie de crise que François Hollande compte justement pour tenir ses objectifs de réduction des déficits et commencer à inverser la courbe du chômage en 2013. "Nous en sommes à la troisième année de crise. La reprise va arriver, c’est une question de cycle", a-t-il récemment confié au Monde dans une interview exclusive.

Cette foi en la capacité de rebond de l’économie est-elle justifiée ? Coincée entre le premier élève de la classe, allemand, et les pays du Sud qui ont engagé des réformes structurelles et semblent gagner en compétitivité grâce à la dévaluation interne (compression des salaires et donc des coûts salariaux), la France ne ferait pourtant pas mieux qu’eux si l’on en croit Bild : "Les statistiques [françaises] rappellent celles des pays en crise d’Europe du Sud : plus de 25 % de chômage chez les jeunes, déficit budgétaire de 5 %, croissance nulle."

Moody’s en embuscade

Le retour de l’appétit pour le risque sur les marchés en zone euro pourrait faire remonter légèrement les taux réclamés à la France par les investisseurs, lorsque ceux-ci diversifieront de nouveau leur portefeuille au détriment des obligations d’État. L’augmentation des taux pourrait même être beaucoup plus forte s’ils considèrent que le gouvernement ne fait rien pour améliorer la compétitivité du pays ou si la croissance, aux abonnés absents, ne revenait pas. Tenir l’objectif de retour à 3 % de déficit l’année prochaine deviendrait alors très difficile, sauf à prendre de nouvelles mesures de rigueur qui pourraient se répercuter sur la croissance et provoquer un effet boule de neige. "Lorsque le refinancement de la dette va devenir difficile, les vrais problèmes vont commencer pour la France", a d’ailleurs averti Gerhard Schröder.

L’agence de notation Moody’s est en embuscade, elle qui a averti qu’elle reconsidérerait le triple A de la France à la fin du troisième trimestre. Son verdict pourrait tomber dans les prochaines semaines. Une mauvaise nouvelle pourrait fragiliser l’ensemble de la zone euro, alors que l’Hexagone constitue le deuxième apporteur de fonds au Mécanisme européen de stabilité (MES), censé être le rempart contre la crise… L’Allemagne ne pourrait pas porter seule l’édifice à bout de bras…

Pas de "choc"

Alors, bien sûr, François Hollande réclame du temps pour redresser la situation. "On ne peut pas faire en six mois ce que les autres n’ont pas fait en dix ans", a-t-il plaidé lundi devant la presse, après une rencontre avec les dirigeants des principales organisations internationales. Il n’empêche, l’heure de vérité approche.

Lundi, l’ancien patron d’EADS Louis Gallois remet son rapport sur la compétitivité au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le gouvernement devrait ensuite dévoiler un premier train de mesures censées s’attaquer au problème, symbolisé par le déficit commercial record accumulé en 2011 (plus de 70 milliards d’euros). Mais pas question pour autant de céder à la demande des grands patrons d’un véritable "choc" par une baisse de 30 milliards d’euros des charges patronales. Des allègements – non encore chiffrés – devraient bien être décidés pour alléger le coût du travail, mais ils seront étalés sur toute la durée du quinquennat. Et ils pourraient n’être dévoilés qu’en janvier, lorsque le Haut Conseil du financement de la protection sociale aura rendu son rapport.

Dans ces conditions, "la France peut-elle s’en sortir (avec les réformes engagées) ? s’interroge Bild. De nombreux experts de la conférence en doutent."

Chers PDG, nous avons bien reçu ..

Chers PDG, nous avons bien reçu votre liste de demandes dans le JDD : Austérité, baisse de vos impôts… Afin d’examiner rapidement celle-ci, nous vous prions de bien vouloir nous retourner rapidement …

 

Les éléments suivants pour les années 2010/2011. Pour votre entreprise, groupe et chacune de vos filiales.

  • nom de l’entité .
  • montant des aides directes par état ou collectivité locales.
  • montant des exonérations de cotisations sociales 2010/2011.
  • montant et % net des commandes publiques (état, collectivité locales)
  • montant des dividendes versés.
  • montant des rachats d’action.
  • % de salariés en CDD,  % de salariés en intérim.
  • Nombre de sous-traitants.
  • Nombre de prestataires de services dans vos directions.
  • Salaire moyen des 1% les mieux payés.
  • Salaire moyen.
  • % net d’impôt payé par rapport aux bénéfices de l’année soumises à impôt
  • Nombre et nom des filiales dans les paradis fiscaux y compris Intra-UE
  • Nombre et nom de vos filiales dans les pays UE a faible impositions pour les entreprises : Pays-Bas, Irlande
  • montant du crédit impôt recherche.
  • nombre de suppressions de postes.

 

Ceci nous sera utile pour répondre à votre demande, notez que cela ne vous assure pas une réponse positive.

Toi syndicaliste, ou en employé qui dispose de chiffres de cette liste pour les signataires de la demande de ton PDG: Tu peux aider ton PDG en nous fournissant les éléments en question.

Merci d’avance.

Juste un petit mot pour dire mon écoeurement de voir dans le JDD de dimanche, 98 grands patrons jouer les pleureuses et lancer un appel à payer moins pour gagner plus.

C’est assez comique je trouve, quand on sait que :

• en 2012 les sociétés du CAC40 ont versé 37 milliards de dividendes à leurs actionnaires (source)

• en 2010 les sociétés du CAC 40 ont dégagé des bénéfices d’un montant de près de 83 milliards d’euros (source)

• la réduction de charges sociales dite « Fillon » coûte de 21 à 23 milliards d’euros par an à l’État (source)

• l’impôt sur les sociétés payés par les société du CAC 40 représente 8% de leurs bénéfices, loin du taux normal de 33% et alors que les PME en payent à un taux de 22% (source)

• 17 groupes du CAC 40 ne payent pas d’impôt sur les bénéfices (source)

• parmi les signataires figure le PDG de Sanofi qui voulait licencier 2500 personnes de son entreprise, ce qui sans l’intervention de Montebourg se serait fait, mais il y a encore malheureusement 900 suppressions de postes (source)

• en 2010 les allégements de charge ont atteint 30 milliards d’euros et augmenté de 55% entre 2001 et 2010 (source)

Voilà c’était juste ce petit coup de gueule avec des preuves factuelles que les grands patrons n’ont pas à se plaindre puisque ce sont eux et leurs groupes qui bénéficient le plus des largesses de 10 années de droite au pouvoir.

Car au final, cet appel est une critique des 10 années d’UMP au pouvoir puisque le PS n’a pour l’instant rien modifié.

Jacque Sapir sur BFM Buisness : au moins c’est dit.

Grand débat sur l’actualité de la crise de la dette et le patrimoine des français dans ce contexte préoccupant.

Les invités :
Olivier Delamarche est associé et gérant de Platinium Gestion, il intervient sur l’activité économique tous les mardi sur BFM Business.
http://www.platinium-gestion.com

Philippe Herlin est chercheur en finance, chargé de cours au CNAM. Il est l’auteur de "L’or, un placement d’avenir" (Eyrolles), de "Repenser l’économie" (Eyrolles) et de "France, la faillite ? : Après la perte du AAA" (Eyrolles).
http://www.philippeherlin.com

Maître Nicolas LECOQ VALLON et Maître Hélène Feron-Poloni sont avocats au Barreau de Paris ; l’activité du Cabinet LECOQ VALLON & ASSOCIES est orientée principalement vers la défense et la protection du patrimoine des particuliers et des entreprises. http://www.lecoqvallonassocies.fr

Ce débat est une véritable mine d’or pour ceux qui se demandent ce que la crise leur réserve : un constat désastreux, et des solutions présentées en attendant l’orage… Pour les autres, il leur reste le déni, déjà si bien entretenu par la pensée unique.

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Dignes héritiers de ceux qui naguère ont courageusement défendu l’industrie du tabac, celle de l’amiante, le nucléaire, les nanotechnologies et autres activités contribuant puissamment à un empoisonnement général et irrémédiable, de nombreuses académies et sommités scientifiques se déchaînent aujourd’hui contre la publication des travaux de Séralini sur la toxitié du round up et d’un maïs OGM qui n’a pour objet que de vendre davantage encore de ce glyphosate dont Monsanto innonde le monde. On trouvera ci-dessous la réponse du chercheur, glanée sur le site du Monde

Dans le domaine de la toxicologie alimentaire, Food and Chemical Toxicology est sans aucun doute la revue la plus réputée au monde. Son comité de lecture a étudié quatre mois durant notre étude et pris soin de nous demander des analyses complémentaires avant d’accepter de la publier (Tous cobayes, Flammarion, 256 p., 19,90 euros).

Nos résultats ont montré la nocivité d’une absorption sur le long terme d’un organisme génétiquement modifié (OGM) alimentaire, le maïs NK603, et de l’herbicide qui lui est associé, le Roundup. Il s’agit de la première étude toxicologique menée sur deux ans et fondée sur un tel nombre de paramètres biologiques, d’analyses anatomo-pathologiques, etc. A ce jour, plus de 160 scientifiques du monde entier nous ont apporté leur soutien ou souligné l’originalité de notre travail, dont l’unique statisticien de l’Académie des sciences.

En moins de trois semaines, différentes agences chargées de l’évaluation de ces substances ont nommé des sous-comités qui viennent de discréditer notre recherche. Ainsi peuvent-ils ne pas interdire l’OGM et le pesticide en question…

Néanmoins, il y a un premier pas : l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) appellent à tester dorénavant à long terme ces substances. Ce que quelques autres et moi-même n’avons cessé de réclamer depuis quinze ans. Les citoyens savent désormais que la science "digne" et "bonne", les autorités garantes de leur santé, n’ont jusqu’à présent pas cru bon de devoir l’exiger.

En 2003, ces mêmes comités ont accepté la mise sur le marché par Monsanto dudit maïs NK603 à partir de tests réalisés sur une durée huit fois inférieure à celle de notre étude, sur la même souche de rats (le Sprague Dawley, qui est le mammifère utilisé dans les expériences de ce type) et des groupes d’animaux analysés n’excédant pas dix individus (comme dans notre étude). Que le nombre de paramètres biologiques et d’organes analysés ait été très largement inférieur aux nôtres ne les a nullement empêchés de donner leur feu vert (je siégeais à l’époque à la commission du génie biomoléculaire). C’est du Dr Jekyll et Mr Hyde !

Ces agences reprochent à notre étude une faiblesse statistique, elles qui n’ont jamais exigé des industriels le dixième de ce qu’elles nous intiment de fournir aujourd’hui, elles qui ont même accepté, sans sourciller, des tests sanitaires de quatre-vingt-dix jours ou moins, menés sur des groupes de quatre ou cinq rats, par exemple pour la mise sur le marché de la pomme de terre Amflora (EFSA, 2006) !

Elles ont même parfois donné leur accord sans qu’il y ait eu tests sur des animaux. Elles nous réclament des détails encyclopédiques sans lesquels il leur "serait impossible de conclure à la validité de nos résultats", mais n’ont jamais exigé des industriels la simple transmission publique des analyses de sang dont elles ont pourtant confirmé qu’elles ne révélaient rien. Ce sont elles qui ont entretenu l’omerta des industriels sur les données sanitaires de leurs tests. "Secret industriel oblige", rétorquent-elles.

Surtout lorsqu’on est juge et partie et qu’aucune loi n’empêche les scientifiques ayant des conflits d’intérêt de siéger dans des commissions d’intérêt national ou international… Mais qui s’offusque de ces collusions, de cette absence de transparence préjudiciable à la santé publique, donc aux citoyens ?

La science "digne" et "bonne" ne s’arrête pas en si tordu chemin : l’ensemble des six académies scientifiques – ou plus exactement, d’après témoins, deux personnes par académie et pas en séance plénière… – a rendu un avis sur notre étude. Tout y prête à commentaire, aussi m’arrêterai-je seulement sur trois points.

1. "Il serait particulièrement dangereux d’évoquer une nécessité éventuelle d’expériences à long terme à l’occasion de cet article…".

On croit cauchemarder en boucle. Ces académiciens qui, en leur temps, ont minimisé les dangers de l’amiante, etc., ne sont même pas capables de préconiser le minimum du minimum, des tests obligatoires de trois petits mois pour la mise sur le marché d’un OGM ; ni d’imposer qu’un pesticide soit testé dans sa formulation commerciale, tel que l’agriculteur ou le jardinier l’utilise (ce que nous avons fait dans notre étude).

Car l’industriel n’a l’obligation de tester à long terme que la molécule active (le glyphosate dans le cas du Roundup). Des adjuvants sont intégrés pour potentialiser l’effet d’un produit chimique ou d’un vaccin, mais cette synergie n’a aucune conséquence sur les organismes vivants… C’est bien connu puisque ce n’est pas testé.

2. Contrairement à ce qu’ils me reprochent, je n’ai pas employé indifféremment les mots "tumeur" et "cancer" dans notre étude : le Roundup s’avère un perturbateur endocrinien, et nous avons constaté qu’il provoquait plus de cancers chez les femelles que chez les mâles.

3. "La mobilisation médiatique savamment orchestrée autour de travaux sans conclusion solide pose un problème éthique majeur." Vraiment ?

Mais minimiser les effets sanitaires, fermer les yeux sur les lacunes du système d’évaluation et les conflits d’intérêts, soutenir l’omerta industrielle, est-ce éthique et responsable ? Enfin, qui peut penser que nous avons organisé la médiatisation de nos résultats simultanément en Russie et en Inde, pays qui ont pris immédiatement des mesures sur les OGM agricoles, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Canada, en Afrique, et j’en passe ?

Des personnes "expertes" sont allées jusqu’à demander, avec une violence exceptionnelle dans notre milieu, à l’éditeur de Food and Chemical Toxicology de retirer notre publication. Certains comprendront pourquoi nous avons choisi de ne pas avertir à l’avance les autorités sanitaires du pays : si nous l’avions fait, c’est l’étude elle-même qui n’aurait pu être conduite jusqu’à son terme. Et il importe plus que jamais que notre étude soit examinée et prolongée, mais par des scientifiques indépendants.

On lit ici ou là que des millions d’animaux et d’Américains mangent des OGM tous les jours depuis des années, sans conséquence aucune : comment proférer une telle contre-vérité ? Outre-Atlantique, les filières ne sont pas séparées, les OGM pas étiquetés, aucune épidémiologie n’est donc possible.

La transparence des données sanitaires, les études de long terme et l’expertise contradictoire sont des nécessités absolues. Nous pouvons contribuer à les mettre en place. L’explosion des maladies chroniques depuis une soixantaine d’années devrait inciter nos responsables politiques à prendre en compte les alertes en matière de santé et d’environnement, et à ne pas cautionner la réfutation précipitée, la mise au pilori organisée.

C’est de conscience et de solidarité que notre société a besoin ; en un mot, de sagesse. Les scientifiques ont le droit de se tromper. Mais ils ont le devoir d’éviter ce qui peut être évitable : la plupart des grands scandales de santé publique le sont. La science que je pratique n’est pas faite pour nourrir l’ogre insatiable de la finance mais pour protéger les êtres humains d’aujourd’hui et de demain.

Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, Criigen

Le 19 septembre, la revue Food and Chemical Toxicology a publié une étude de Gilles-Eric Séralini qui concluait à l’apparition de tumeurs mammaires et de troubles hépatiques et rénaux chez les rats exposés au maïs transgénique NK603 et/ou à son herbicide associé, le RoundUp. Ces conclusions ont, depuis, été critiquées.

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L’agence Standard and Poor’s a abaissé jeudi d’un cran la note de BNP Paribas de "AA-" à "A+", et a placé sous perspective négative d’autres établissements comme BPCE, Crédit Agricole, Société Générale et Crédit Mutuel parmi les grands établissements français.

SP a expliqué avoir pris ces mesures en raison de la dégradation de la conjoncture en France.

Outre BNP Paribas, elle abaissé la note de la Banque Solfea, filiale du groupe énergétique GDF Suez dédiée au financement de travaux d’amélioration du logement, de "A" à "A+" et de Cofidis, filiale de crédit à la consommation du Crédit Mutuel, de "A-" à "BBB+".

Elle a également placé sous perspective négative La Banque Postale, Allianz Banque, Crédit foncier et communal d’Alsace-Lorraine, Exane et Socram Banque.

Cette décision implique que SP pourrait abaisser la note de ces établissement à moyen terme.

L’agence considère que "les risques économiques auxquels sont soumises les banques françaises ont augmenté, ce qui les expose davantage aux effets d’une récession plus affirmée en zone euro".

Pour SP, la France n’est plus dans une phase d’expansion économique, ce qui devrait entraîner une stabilisation du volume des prêts et une croissance économique "proche de zéro" en 2013 et 2014.

L’agence prévoit notamment une correction du marché de l’immobilier, même si elle estime qu’elle sera "modérée". Selon elle, les prix pourraient baisser de 10% à 15% sur les deux ou trois prochaines années.

Si l’impact de cette correction sur les banques devrait être limité compte tenu de leurs critères de soucription, jugés "relativement conservateurs", il ne sera pas nul, anticipe SP.