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Via: rtbf.be

L’euro a chuté lundi sous les 95 yens pour la première fois depuis plus de onze ans, les investisseurs vendant la monnaie unique sur fond d’inquiétude pour la santé financière de l’Espagne.

Vers 01h10 GMT à Tokyo, l’euro cotait 94,94 yens, contre 95,42 yens vendredi à 21h00 GMT à New York. Il n’était pas tombé aussi bas face à la devise japonaise depuis novembre 2000.

 

Je dirais que cet article peu : peu être s’adresser à ceux qui peuvent réellement perdre quelque chose… à savoir ont des comptes bien chargés…, pour  les autres pas grande importance…encore qu’en Grece et en Espagne on ne vois pas trop poindre ce genre de problematique et pourtant…j’dit ça j’dit rien…DreK

Via : Realinfo Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

Les informations que je vois me montrent qu’après la Banque Postale, c’est au tour de la Caisse d’Epargne d’être TRES MAL… Rappellez-vous: il y a encore un an, il fallait “prévénir le directeur d’agence 48 heures d’avance pour retirer plus de 1.500 euros“… Vous vous souvenez de ça? J’en ai parlé plein de fois, disant qu’il fallait aussi appeler le GIGN pour vous accompagner.

Eh bien, REGARDEZ: le “directeur d’agence” est très très mal, puisque MAINTENANT IL LUI FAUT 120 HEURES (soit une semaine ouvrée, ou 5 jours)… pour vous rendre vos sous. Traduisez: de 2 jours vous êtes passé à 5, ni vu ni connu… Bientôt il faudra 30 jours à votre enfoiré de banquier pour vous rendre vos sous (que vous avez gagnés à la sueur de votre front, je vous le rappelle et sur lequels il n’a pas de comptes à vous demander).

Ceci vous montre que nous allons droit vers une faillite soudaine à la manière Argentine. Question: combien d’heures avant que vous colliez une baffe à votre directeur d’agence qui se moque ouvertement de vous? LES BANQUES FRANCAISES SONT BIEN PRESQUE TOUTES EN FAILLITE (il suffit de regarder le cours de leur action). Et notre voisine l’Espagne est sur la voie de la Grèce.

Ah j’oubliais: REGARDEZ BIEN, ILS NE DONNENT MEME PLUS DU TOUT DE LIQUIDE L’APRES-MIDI !!!! C’est trop génial… HEY, LA CAISSE D’EPARGNE l’après-midi, vous faites quoi? Des siestes?? Vous êtes passé en mode Corse? Conclusion: les banques braquent bien leurs clients en ce moment même! CECI VA SE TERMINER DANS LE SANG.

PS: si vous pensez que le “sauvetage” de l’Espagne a “sauvé” la situation, vous vous trompez, d’ailleurs regardez le FT à ce sujet: “Eurozone buys itself some time. States and banks in lethal embrace as key dysfunction unaddressed“. La Suisse achète 7 millions d’euros toutes les 7 minutes pour tenir le coup et pourrait instaurer le contrôle des changes, c’est vous dire si ça va mal. Lire ici WorldRadio, merci aux lecteurs et ici le blog de Bruce.

PS2: Pascale nous dit “Ma fille qui a un compte au Crédit Agricole essaie depuis 24 heures de me faire un virement. Message du site “LE SITE EST EN MAINTENANCE”. Même message pour son beau frère qui lui, essaie de faire un virement. Il a un compte à la BNP“. Note: moi aussi, cela m’est arrivé… C’est incroyable le nombre de fois que les services informatiques des banques sont en panne ces derniers temps, en même temps en plus…

Oubli3: “Crédit Agricole Consumer France, la branche spécialisée dans le crédit à la consommation a dévoilé son intention de supprimer 254 postes (400 licenciement et 146 création d’emploi) pour faire face à ses besoins de liquidités“, lire ici Banketto. Vous avez bien lu: “pour faire face à ses besoins de liquidités“.

PS4: David nous a écrit: “Voyant votre article sur la Caisse d’Epargne, je décide de prendre rdv mercredi avec mon conseiller pour cloturer mes parts sociales. Il était très étonné mais je lui ai rétorqué que c’était mon argent, pas le leur. Bref, il m’a dit que les comptes étaient arrêtés sachant que les dividendes étaient reversés au 1er juillet. Pour récupérer les 6000 euros de parts sociales, il aurait fallu le faire avant le 1er juin! Maintenant, pour les récupérer il faut attendre le 30 août 2013! Selon ses explications, je devrais pouvoir les récupérer avant le 1er juin 2013… Bref, si l’effondrement arrive, je sais que j’ai pour 6000 euros dans l’os

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

Conseil pour retirer son argent

Vu sur : Lesmoutonsenragés.fr

Interview exclusive d’Olivier Delamarche pour MEDIA-INVESTIGATION.com, le mercredi 30 mai 2012 à Paris dans les bureaux de PLATINIUM Gestion.

Déroulement de cet entretien :

- Brève présentation d’Olivier Delamarche

- L’exercice "Rencontre avec HIBERNATUS" est proposé à Olivier Delamarche :

Un jeune homme a été enseveli dans les glaces polaires. Il est retrouvé 70 ans plus tard, intact. Il revient à la vie et découvre le monde. Son premier contact c’est Olivier Delamarche…

- Les media et la crise, les interventions sur BFM Business dans "les points sur les i"

Pourquoi ce type d’interventions n’est il pas généralisé dans les grands media qui minimisent selon lui la gravité de la situation?
Est-on dans le déni? Dans l’incompétence?

Faut-il faire ses propres recherches, fouiner vers des media alternatifs pour s’informer en profondeur?

Les prévisions d’Olivier Delamarche se réalisent semaines après semaines
Sa vision de l’avenir à court moyen et long terme…
CAC 40 à 2000 avant fin de l’année 2012
Beaucoup de pays feront un default de paiement généralisé, idem pour le JAPON

"Les mauvaises nouvelles s’accumulent"
"les chiffres ne correspondent en rien à la réalité"
"on nous prend pour des imbéciles, la situation est pire que ce que l’on pense"
La place des banques, des media, des politiques…

- Tout le secteur bancaire espagnole est en faillite : pas seulement BANKIA!
Le stock immobilier en Espagne est astronomique; le coût correspond à 3 millions de logements vides (estimation par logement :150 000 euros)

- Selon Olivier Delamarche, avec des montages successifs, on retarde, on déplace les problémes sans les régler… Finalement on ne gagne pas du temps mais on l’achète très cher.
Pourquoi vouloir à tout prix prolonger les choses?

- Quelles sont les solutions envisagées? Sont-elles crédibles?
Solution des Eurobond ? Ou pas de solution : donc récession?

- La zone euro est-elle pour autant à l’agonie?
"Il y aura un défaut de paiement généralisé dans beaucoup de pays"

- Nicolas DOZE affirmait "Il y a comme une sainte trinité : DEFAUT – DEVALUATION – INFLATION" et concluait son émission "on est un peu crispé en ce moment quand même"
Commentaires…
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La cavalerie bancaire
Le bank run (ruée bancaire, panique bancaire ou course aux guichets)
Le bank run en Grèce? en Espagne (créances pourries)
Il y a-t-il un risque de BANK RUN en France?
Faut-il craindre l’été 2012 à l’image de l’été 2011?
A-t-on tiré les leçons des dernières crises? Retiendra-t-on les leçons de celle -ci?
A quoi servent les contrôles?

- Questions d’internautes

- La cigale et la fourmi 1668

- Le mot de la fin

 Via : Gold-up

Myret Zaki est une journaliste économique suisse d’origine égyptienne et rédactrice en chef adjoint du magazine économique Bilan. Cette interview de 46 minutes résume parfaitement les raisons de la crise mondiale actuelle. L’économie réelle serait victime de la prédation financière d’éminentes banques privées dont la fraude serait l’outil de chasse.

Myret a cette particularité d’expliquer les faits de manière simple et compréhensible pour tous.

Elle est également l’auteur de La Fin du Dollar : Comment le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’Histoire dans lequel elle décrit que :

"Le billet vert est en train de dévoiler son vrai visage: celui d’une arme du désespoir, utilisée par une grande puissance malade, qui a trop longtemps caché l’état désastreux de son économie derrière sa planche à billets."

Prenez conscience que la folie de notre système financier est fondé sur la prédation en 46 minutes :

  • Pourquoi la Grèce est attaquée par les spéculateurs
  • Pourquoi la contagion aux autres pays est volontaire
  • Comment les "caïds" de la finance terrorisent les marchés pour encaisser des milliards
  • Pourquoi les fonds d’investissement dissimulent la fraude monétaire de la Réserve Fédérale
  • Comment des milliers de collectivités publiques européennes ont été escroqué par Goldman Sachs
  •  Pourquoi François Hollande n’a aucun pouvoir sur la régulation financière.

Et de nombreuses infos HALLUCINANTES que vous devez ABSOLUMENT diffuser autour de vous !

Via : Le Monde.fr

Les Bourses ont fermé en baisse, sans céder à la panique, à la fin d'une journée européenne marquée par un nouvel échec des négociations politiques en Grèce.

Les Bourses européennes ont clôturé en baisse, mardi 15 mai, sans pour autant céder à la panique, après l’échec d’une énième tentative pour former un gouvernement de coalition et l’annonce de nouvelles élections en Grèce. Paris a perdu 0,61 %, Londres 0,51 %, Francfort 0,79 % et Madrid 1,60 %.

L’incertitude en Europe est entretenue par cette impasse politique en Grèce, résume-t-on dans les salles de marché où l’on tente, en attendant les prochaines élections législatives, de se concentrer sur d’autres sujets. En Italie, l’agence de notation Moody’s a jeté un froid en dégradant la note des grandes banques du pays, faisant chuter sa Bourse de 2,56 %.

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CRAINTES POUR LA CROISSANCE

Les statistiques publiées outre-Atlantique ont par ailleurs été mitigées et ont peu joué sur la tendance. Et la zone euro a échappé de peu à la récession au premier trimestre, sans pour autant dissiper les craintes pour la croissance. La Grèce a confirmé la gravité de la crise dans laquelle elle s’enfonce, avec un produit intérieur brut qui a chuté de 6,2 % au premier trimestre. Le pays a dû aussi payer plus cher pour lever 1,3 milliard d’euros en bons du Trésor à trois mois, consentant un taux de 4,34 %, au lieu de 4,20 % le 17 avril.

Sur le front des valeurs, Crédit Agricole, la banque française la plus engagée en Grèce où elle dispose d’une filiale Emporiki, payait le prix des spéculations sur une sortie de ce pays de la zone euro. Le titre a atteint un plus bas historique à 3,04 euros et a reculé de 7,03 %. Société Générale a perdu 4,24 % à 15,79 euros et BNP Paribas a cédé 2,82 % à 26,84 euros.

Côté devises, l’euro tombait sous le seuil de 1,28 dollar pour la première fois depuis quatre mois, contre 1,2830 dollar la veille au soir.

DES ESPRITS "DOUCHÉS"

Les marchés se montraient donc prudents, redoutant des divergences au sein du couple franco-allemand, moteur de l’Union européenne. M. Hollande a appelé à des mesures en faveur de la croissance tandis que Mme Merkel insiste sur la stricte maîtrise des déficits publics.

Signe de la réflexion en cours à ce sujet (article Abonnés), la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a évoqué la possibilité d’une "sortie ordonnée" de la Grèce de la zone euro, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision France 24. De son côté, le ministre sortant de l’économie François Baroin chiffrait le coût de cette probabilité à 50 milliards d’euros pour la France.

 

Via : Gold-up

Un choc financier 5 fois plus violent que 2008 aura-t-il lieu la semaine prochaine ? La décision de l’ISDA est sans équivoque (pour une fois) : "Restructuring Credit Event Has Occurred with Respect to The Hellenic Republic" (un événement de restructuration de crédit s’est produite pour la République hellénique). D’après Jim Sinclair, le montant total des CDS grecs vendus sur le marché mondial ne serait pas de 3,5 milliards de dollars mais d’au moins 18 000 milliards de dollars…

L’agence Fitch a placé hier le subprime souverain grec en défaut de paiement partiel et l’ISDA approuve un événement de crédit permettant le déclenchement des CDS (document officiel ici).
Au passage, j’ai noté que les analystes financiers du Figaro ont de sérieux problèmes d’appréciation (à moins que d’expliquer la vérité aux lecteurs leur coûte un licenciement pour faute lourde) :
… alors que les lecteurs de Gold-up savent depuis des semaines que les CDS grecs seront déclenchés !…
Messieurs les analystes du Figaro, relisez attentivement les articles du 1er février, du 18 février, ou du 28 février. Sur ce dernier article, vous avez oublié de porter à la lecture du public que la BNP était convaincue à plus de 93% que les CDS grecs seraient activés alors que vous annonciez le 15 février que la banque a réalisé "6 milliards d’euros de bénéfice malgré la crise"…De plates excuses seraient la moindre des choses pour le respect de vos abonnés-investisseurs…

CDS grecs = 1,3 PIB des USA ?
L’équipe d’experts de Jim Sinclair Mineset qui travaillent au cœur des marchés financiers depuis des décennies, prévient que l "événement de crédit" en Grèce s’élève à bien plus de 3,5 milliards de dollars comme rapporté par les médias dominants.
Sinclair précise que lorsque les CDS seront déclenchés, cela pourrait entraîner le sauvetage d’urgence de 8 banques internationales, au moyen de swaps par la Fed qui se compteraient en milliers de milliards de dollars.
Sinclair annonce que la presse utilise le mot "défaut", alors que l’ISDA utilise le mot "enchère". De toute évidence, la quantité de CDS grecs en circulation est infiniment plus élevée que les 3,5 milliards de dollars cités.
Interviewé par KingWolrdNews, Jim estime qu’ils représenteraient au moins 50% des 37 000 milliards de dollars d’encours des CDS mondiaux…soit plus de 18 000 milliards de dollars !
Il poursuit que les rapports précisant que cet événement est un petit événement de marché est une idée totalement fausse.
Les 3,5 milliards annoncés est un chiffre annoncé par le "US Comptroller of the Currency" (organisme américain de contrôle monétaire) qui ne tient pas compte des CDS vendus hors des États-Unis par des filiales bancaires "non-consolidées" par une banque américaine…
Mais le public doit savoir que les filiales non consolidées ont été les principaux émetteurs…
L’événement de crédit avec le jeu des CDS, va générer d’importantes opérations de swaps de la Fed en direction de la BCE car la Fed est le seul prêteur de dernier ressort. Ces fonds seront ensuite redirigés vers des filiales et des banques étrangères.
Et comme vous savez que la BCE est pire que la FED, les européens vont donc être endettés dès la semaine prochaine de milliers de milliards d’euros avec la bénédiction de la Réserve Fédérale américaine…
Pour Jim, les swaps d’urgence de la Fed pourraient donc atteindre des milliers de milliards de dollars. Ceci est basé sur sa conviction que le chiffre de 3,5 milliards de dollars est inexact.
Le 30 janvier dernier, il publiait sur son blog que le défaut de paiement sur les CDS pouvait mettre en faillite les 5 plus grandes banques américaines…
Le système financier va devoir donc créer des milliards à partir de rien tout en mettant en faillite un ou plusieurs acteurs pour régler la facture grecque…
Le "Lehman Brothers Européen" va-t-il se matérialiser d’ici les prochains jours ?
Ce type d’événement est idéal pour accélérer notre entrée dans l’enfer hyper-inflationniste…

Via : LCI.TF1.fr le 24 janvier 2012 à 11h39

L’agence de notation Standard and Poor’s a abaissé d’un cran les notes de trois groupes bancaires français, et celle de la Caisse des Dépôts a perdu son triple A. Les valeurs bancaires chutaient en Bourse.

Siège de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) à New York
Siège de l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) à New York © ABACAPress

La Société Générale, le Crédit Agricole et BPCE sont désormais notées "A", contre "A+" auparavant. L’agence de notation Standard and Poor’s a abaissé d’un cran leurs notes mardi matin, avant l’ouverture de la Bourse. Elle a en revanche épargné BNP Paribas, après avoir songé à l’abaisser. La première banque hexagonale et deuxième de la zone euro voit finalement sa note de long terme confirmée à "AA-".

Cette note est la quatrième meilleure possible dans l’échelle de classification de S&P, ce qui fait de BNP Paribas l’une des banques européennes les mieux notées (et l’une des rares à conserver un "double A"). La filiale de BPCE Natixis voit sa note de long terme abaissée d’un cran à "A". S&P précise que les notes à long terme de BNP Paribas, Société Générale, BPCE et Crédit Agricole SA seraient inférieures d’un cran si elles n’étaient pas assurées d’un soutien indéfectible de l’Etat en cas de difficultés.

La Caisse des dépôts, bras armé financier de l’Etat, a, elle, perdu son triple A. Cette série de décisions est la conséquence directe de la dégradation de la note souveraine de la France, a expliqué S&P. La France a perdu le 13 janvier sa note "AAA", la meilleure possible sur l’échelle des agences d’évaluation financière.

Recul en Bourse

Après ces annonces, les valeurs bancaires étaient en recul, mardi matin à la Bourse de Paris. Peu avant 11h, le titre Société Générale perdait 4,5%, BNP Paribas reculait de 1,78%, Crédit Agricole de 3,76%. Hors CAC 40, qui reculait de 0,69%, Natixis était en baisse de 5,38%.

Et en cloture :

 Intraday SOCIETE GENERALE 23h04 – 24/01/2012
   -5.39% 21.57 EUR
 Intraday CREDIT AGRICOLE 23h04 – 24/01/2012
   -4.07%   4.98 EUR
Intraday BNP PARIBAS 23h04 – 24/01/2012
   -2.02% 35.34 EUR

"Les annonces de l’agence étaient largement intégrées par le marché et le secteur bancaire qui avait fortement progressé ces dernières séances est surtout victime de prises de bénéfices", estime Jérôme Vinerier, analyste chez IG Markets. "Standard & Poor’s s’est contenté d’appliquer mécaniquement ses critères d’évaluation", souligne de son côté Pierre Flabbée, spécialiste du secteur chez Kepler.

12 janvier 2012 |

Je vous disais hier que nous nous attendions à un rebond des marchés. Cela ne sera pas pour tout de suite. En attendant, la situation ne s’améliore vraiment pas en Europe.

Les marchés se sont transformés en lapins apeurés. Ils ont accumulé un maximum de carottes et se sont terrés au fond de leur terrier. En fait, cela devient n’importe quoi. Et vous savez la meilleure ? C’est tant mieux… pour nos investissements !

Commençons par les ennuis de l’Europe. Personnellement, la crise de l’euro, c’est un peu comme le champagne ou le chocolat après les fêtes de fin d’année : je n’en peux tout simplement plus. J’imagine que nombre d’entre vous partage cette opinion : nous voudrions revenir sur les marchés et voir enfin le bout du tunnel.

En attendant, les quelques opérateurs qui traînent encore sur les Bourses occidentales sont manifestement inquiets. J’en veux pour preuve la hausse de l’or ces derniers jours et les obligations allemandes qui se vendent à des rendements négatifs.

Quand une banque ne fait plus confiance à une autre banque…
Qu’est-ce que des rendements négatifs ? Eh bien, c’est la preuve que plus personne n’a confiance dans les banques européennes.

Voyons cela de plus près. Nous vous avions déjà parlé dans la Quotidienne. Depuis plusieurs mois, les sommes déposées auprès de la BCE battent record sur record. Ce qui signifie que les banques européennes préfèrent – et de loin – confier leur argent à la BCE (avec un rendement minable) plutôt que de faire comme elles sont censées le faire : se le prêter entre elles.

Les prêts interbancaires sont la base de notre système financier. Les banques ont besoin de ces fonds pour leurs opérations courantes. Normalement (c’est-à-dire pas ces derniers mois), ces besoins sont couverts par des prêts interbancaires à très court terme, aussi appelés “overnight” puisqu’ils doivent être remboursés le lendemain de leur émission.

En ce moment, ces prêts rapportent environ 0,396%. Ils permettent donc non seulement à la banque débiteur d’assurer son fonctionnement courant et à la banque créditeur de gagner de l’argent.

Or depuis quelques mois, les banques préfèrent confier leur argent… à la BCE. Les dépôts overnight auprès de l’institution de Francfort frôlent quotidiennement les 500 milliards d’euros. Comme vous pouvez le constater sur le graphe établi par l’Agefi, sur un an, les sommes déposées auprès de la BCE ont plus que doublées.

Graphe de l'évolution de la liquidité centrale

Or ces dépôts auprès de la BCE rapportent peu : 0,25% — à comparer donc aux 0,396% des prêts interbancaires.

Si les banques préfèrent gagner moins d’argent – ce qui n’est pas vraiment inscrit dans leurs gènes – c’est qu’elles savent qu’il y a une forte probabilité de ne pas revoir l’argent prêté. Entre crédits pourris et dettes souveraines douteuses, les comptes des banques sont largement plombés.

Quand plus personne ne fait confiance aux banques
Mais le dépôt auprès de la BCE n’est possible que pour les banques. Si vous êtes un gérant de fonds, ou un particulier, vous ne pouvez pas faire appel à l’institution de Francfort. Comme les banques, vous n’avez pas confiance dans le système bancaire. Il vous faut trouver un autre moyen d’être sûr de récupérer votre argent.

Et c’est là qu’intervient le marché obligataire et plus précisément les obligations allemandes. Nous vous le disions, la dernière émission obligataire allemande, 4 millions d’euros d’obligations à 6 mois, s’est échangée au rendement négatif de -0,0122%.

Imaginons que l’Allemagne émette 100 euros d’obligations court terme. Le gérant de fonds inquiet que vous êtes propose 101 euros pour acquérir ces 100 euros d’obligations. Mais évidemment, l’Allemagne ne vous remboursera que 100 euros. Vous avez donc perdu 1 euro dans l’opération.

Pourquoi acceptez-vous une telle perte ? Eh bien, justement, parce que vous n’avez perdu qu’1 euro… et non 5, 10 ou 20.

Les rendements négatifs signifient que les investisseurs ont confiance dans la capacité de remboursement de l’Allemagne. Ils sont persuadés qu’ils retrouveront bien leur 99 euros (les 100 euros empruntés – le 1 euro de rendement négatif) – et c’est déjà pas mal dans ces temps d’incertitude. Et c’est beaucoup plus sûr que de prêter à une banque par exemple.

Qu’en conclure ? Que le système bancaire européen va vraiment mal. En décembre, c’était même la Fed qui était intervenue pour faciliter les emprunts par les banques européennes de dollars.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Les ennuis des banques européennes sont loin d’être terminés. Rappelez-vous que les rendements des obligations italiennes à 10 ans dépassent maintenant les 7%, signe que le poids de la dette va commencer à sérieusement plomber l’économie de la Botte. Un appel à l’aide italien pourrait donc être proche, et ce après ceux de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne et du Portugal.

La BCE essaie d’empêcher la dégringolade en rachetant les dettes des banques européennes et, aussi, celles des Etats en difficulté.

Mais, comme vous le savez, jusqu’à présent Mario Draghi, en cela soutenu par l’Allemagne, se refusait à lancer une politique massive de rachats d’obligations souveraines. Jusqu’à quand pourra-t-il tenir cette position ?

Nous vous en parlions hier dans la Quotidienne, la perspective d’un quantitative easing à l’européenne se fait de plus en plus crédible. Ce qui pourrait donner un gros coup de fouet aux marchés actions, qui repartiraient à la hausse.

Autre bénéficiaire d’une telle politique : l’or évidemment. Et en particulier le cours de l’once en euros. Vous avez certainement remarqué que le métal jaune était en hausse depuis le début de l’année. Il s’affiche à 1 645 $ au moment où j’écris cet article et a déjà gagné plus de 5% depuis le 1er janvier.

Voilà ce à quoi nous nous attendons :
– à court terme, une aggravation des marchés boursiers ;
– puis une reprise à la fois des actions et des matières premières ;
– puis, peut-être d’ici la fin de l’année, une nouvelle dégringolade.

C’est évidemment un scénario qu’il faudra vérifier mais encore une fois, n’oubliez pas ces deux conseils :
1. méfiez-vous d’un probable rebond (nous vous expliquions hier) comment nous avions l’intention de le jouer ;
2. accrochez-vous plus que jamais à votre or.