Articles Tagués ‘banque centrale’

Via : Bastamag.net Par Cédric Durand (28 septembre 2012)

Le traité budgétaire européen, traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG) auquel s’opposent le Front de gauche, Europe écologie – Les verts et plusieurs élus socialistes, sera débattu à l’Assemblée nationale début octobre. L’économiste Cédric Durand, opposé au traité, répond ici aux arguments de la secrétaire du PS à l’économie et nouvelle député, Karine Berger, qui défend sa ratification.

Beaucoup a été écrit sur l’absurdité économique et le caractère anti-démocratique du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG). Il ne s’agit donc pas de reprendre ici ces arguments sans appels, mais plutôt de se risquer à une petite opération de contre-feu suite à la tribune en faveur de la ratification du TSCG écrite par Karine Berger dans Le Monde du 20 septembre.

Nouvelle député, secrétaire du PS à l’économie, cette polytechnicienne sur le retour d’un pantouflage dans la société d’assurance Euler Hermès est aujourd’hui pressentie pour être porte-parole dans l’équipe d’Harlem Désir. Clair et bien écrit, son texte est une épure, ce que l’on peut espérer de mieux de la raison sociale-libérale. L’argumentation n’est pas sophistiquée mais élégante. Sobre, elle assène avec aplomb mensonges, fausses évidences et mauvaise foi tout en laissant échapper de jolis aveux. Démonstration.

Karine Berger attaque fort en affirmant que « l’euro n’a pas été inventé pour des raisons économiques. Il a été mis en place pour que des peuples perdent l’habitude de s’entre-tuer ». Qui pourrait croire pareille baliverne ? Du rapport de la European round table qui a conduit à la signature de l’acte unique de 1986 à la construction de l’Union économique et monétaire (UEM) téléguidée par les banques centrales, le pari bien naïf de Jacques Delors était de confier aux intérêts des multinationales et des banques le soin de construire l’Europe. Celles-ci se sont acquittées de la tâche en fonction de leurs intérêts bien compris : les avantages de la concurrence libre et non faussée sur le premier marché du monde et la construction d’une monnaie mondiale permettant des gains financiers conséquents et récurrents sur leurs opérations internationales. L’UEM est avant tout une affaire de gros sous.

Solidaire du capital financier

Et puis, s’il faut parler de construction de la paix, jugeons sur pièce ! Jamais depuis la seconde guerre mondiale, la discorde n’a été aussi vive entre les peuples européens. Les extrêmes droites surfent sur les égoïsmes nationaux, profitant de l’aubaine d’une « solidarité » qui ne s’exerce que vis-à-vis du capital financier : aucun des plans de sauvetages décidés depuis 2010 n’a eu d’autres objectifs que d’éviter ou de contenir des cessations de paiements risquant de provoquer la banqueroute d’institutions financières chancelantes ; l’argent versé ne le fut qu’à fin de permettre aux pays concernés (Grèce, Portugal, Irlande et Chypre pour l’instant..) de continuer de rembourser leurs dettes.

L’Europe est mal en point. C’est un fait. Mais l’élection de François Hollande aurait changé la donne nous dit Mme Berger : « C’est une inversion du mouvement qui a été permis par les élections françaises. D’ailleurs, ceux qui doutent sont bien les seuls à sembler croire qu’il ne se serait rien passé en Europe à la suite des élections françaises. Pour l’anecdote, dans mes tournées des investisseurs sur la dette de la France pendant la campagne, j’ai vu leurs positions se retourner. Alors qu’en janvier ils me harcelaient pour que nous nous soumettions à l’austérité, en mai ils applaudissaient à l’idée d’un pacte pour la croissance de M. Hollande qui était devenu consensuel. Il y a bien eu le commencement d’une réorientation profonde du chemin que prenait l’Union européenne grâce à l’élection de François Hollande et au sommet européen des 28 et 29 juin. »

De l’austérité hard à l’austérité soft

En fait, que le traité soit ou non adopté, l’austérité hard a du plomb dans l’aile en Europe. Et François Hollande n’y est pas pour grand chose. Même le plus obtus des bureaucrate bruxellois – et a fortiori les investisseurs rencontrés par Mme Berger dont l’argent est en jeu ! – ne peut que constater la validité du b.a.-ba de la macroéconomie : dans une « récession de bilan », lorsque les ménages et les entreprises sont contraints de se désendetter pour encaisser le choc de la crise financière, si les États font de même, l’économie ne peut redémarrer. La nouvelle récession dans laquelle plonge l’Europe après celle de 2008-2009 confirme le scénario « double dip » (littéralement double plongeon) anticipé de longue date par les économistes qui gardaient un brin de lucidité.

Après un léger éloignement des échéances pour l’Espagne et le Portugal – personne ne croyant plus au calendrier du dernier accord sur la Grèce – c’est maintenant l’objectif de réduire le déficit public de la France à 3 % en 2013 qui est « intenable ». Puisque les faits sont têtus, une inflexion est en préparation au niveau de la commission. Un récent papier de l’influent think-tank bruxellois Bruegel prépare ainsi le terrain à un assouplissement généralisé des contraintes budgétaires pour l’année qui vient.

Coup d’État bureaucratique

Le coup d’État bureaucratique rampant depuis 2010, lui, se poursuit plus que jamais. Et le traité marque à cet égard un pas en avant significatif en soumettant à des instances technocratiques non élues la surveillance des politiques économiques des pays. Une de ses dispositions les plus importantes – mais les moins commentées – est sans doute l’article 11 qui stipule qu’ « en vue d’évaluer quelles sont les meilleures pratiques et d’œuvrer à une politique économique fondée sur une coordination plus étroite, les parties contractantes veillent à ce que toutes les grandes réformes de politique économique qu’elles envisagent d’entreprendre soient débattues au préalable et, au besoin, coordonnées entre elles. Cette coordination fait intervenir les institutions de l’Union européenne dès lors que le droit de l’Union européenne le requiert ». Bref et relativement vague, cet article implique que la politique économique des États, sans restriction de domaine, est désormais du ressort des institutions européennes, loin des pressions populaires que peuvent laisser filtrer les processus électoraux.

Les dernières déclarations de Mario Draghi vont dans le même sens. L’engagement de la Banque centrale européenne (BCE) de racheter la dette des pays asphyxiés par les marchés financiers va leur redonner un peu d’oxygène à court terme, à conditions que leurs gouvernements se soumettent à la troïka (Banque mondiale, FMI, Commission européenne) pour accélérer la transformation néolibérale de leurs économies (libéralisation du marché du travail, privatisations..).

Le pacte de croissance ? 0,1 % du PIB de l’Europe…

Pour la cause, Karine Berger sait mettre à distance sa formation d’économiste. Elle affirme que « grâce à l’ajout d’obligations européennes de financement de projet et de l’utilisation des fonds structurels européens pour les pays en difficulté du sud de la zone euro, l’union monétaire va au contraire réaliser pour la première fois depuis 1954 une véritable politique keynésienne commune ». Ces mesures, qui correspondent au pacte de croissance arraché par François Hollande fin juin, ne représente au total que 10 milliards d’argent frais, soit moins de 0,1 % du PIB de l’UE. Un simple grain de poussière dans le torrent de la récession…

Et de conclure, par une justification à tous les renoncements. « A M. Mélenchon, je dis non, la France n’est pas seule à la table des négociations, non, l’Europe n’a pas non plus à s’aligner sur les seules volontés françaises, non, l’avis des citoyens allemands ne pèse pas moins que celui des citoyens qui ne vous ont pas élu à la présidentielle et aux législatives. » Le piège tendu à la gauche consiste à brandir la menace de la désunion entre les peuples pour mieux défendre la finance. Il y a là un petit jeu de miroir avec l’extrême droite, qui ne peut que profiter aux nationalistes. Pour en sortir, une gauche digne de ce nom doit assumer haut et fort que solidarité, internationalisme et démocratie ne peuvent s’épanouir sous le joug de la finance. Vouloir désobéir aux institutions de l’Union économique et monétaire n’implique pas une union sacrée contre les autres peuples.

Cédric Durand est économiste à l’Université Paris 13 et participe à la revue Contretemps.

Le 24-07-2012 Au menu : les notations des dettes d’état AAA et l’analyse du discours de Mario Draghi….

Via : agoravox.fr

Ouvrez-les yeux, il est temps. C ‘est la plus incroyable des pyramides de Ponzi. Une analyse de Max Keiser sur la situation actuelle des banques européennes, la finance de l’ombre et ce qui nous attend.

Une traduction offerte par Miso pour la Cuisine de Tanio.

Via : les chroniques de Rorschach

Cela signifie que l’équivalent de 37% de la richesse produite en une année a été détourné au profit  des banques. Une information que les médias passent sous silence.

Une info qui n’a pas fait les gros titres: d’après le commissaire européen au marché intérieur et aux services, Michel Barnier, les 4.500 milliards d’euros injectés sans débat dans les banques européennes représentent 37% du PIB européen. Un hold up incroyable qui s’est réalisé sous nos yeux, un transfert de la dette des banques vers les Etats qui n’est certainement pas terminé.
Voici ce que les technocrates nous disent: "Afin d’assurer la continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et les entreprises, les États ont été contraints d’injecter des fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour un montant sans précédent: entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500 milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l’UE".
Ce qui est une vraie blague, car "la continuité des services financiers essentiels pour les citoyens et les entreprises" est loin d’être une réalité, il n’y a qu’à regarder l’état du marché immobilier pour s’en rendre compte. Ces milliards n’ont enr éalité servi qu’à éviter la banqueroute des "établissements financiers".

Pour soi-disant éviter cela à l’avenir, on nous propose des mesures absolument inefficaces, comme obliger les banques à élaborer des "plans de redressement" ou des "plans de résolution"…

Il ‘nest évidemment pas question de séparer les banques axées sur la spéculation des banques de dépôt, ni d’exiger des fonds propres décents de 30%, ni même d’appliquer les mesures de Bâle III qui sont au placard pour un moment.

En outre, toutes ces idées géniales partent du principe que les banques communiquent une comptabilité proche de la réalité, or on sait que ce ‘nest pas le cas puisqu’elles rappatrient petit à petit leurs pertes depuis les paradis fiscaux.

Pour que les technocrates refilent 4.500 milliards d’euros aux banques à taux zéro, il faut que les populations fassent de grosses économies, d’où les cures d’austérité sans fin du nord au sud de l’Europe.

Enfin, à côté de cela, qui est contrôlé d’une manière automatique dès que son déficit dépasse 3% du PIB? Les Etats, qui se verront contraints à des mesures de privatisation, de baisse des dépenses publiques, bref d’austérité encore et toujours, ainsi qu’à des amendes, ce qui est une solution étrange pour redresser un pays en mauvaise santé financière. D’ailleurs, on constate que les dettes de la Grèce ou de l’Espagne ne font qu’augmenter.

Le cirque n’est pas terminé, parce que chaque pays dans la ligne de mire des spéculateurs leur rapporte des milliards avant de couler. Et quand il coule, les "établissements financiers" (banques, fonds de pension, assureurs etc.) parviennent à faire racheter leurs titres pourris sans pertes ou presque par la BCE via le FESF (fonds européen de stabilité financière) ou par la FED, par exemple.

Si Barnier veut "minimiser les coûts" de ce renflouement des banques pour "les contribuables", il n’envisage pas du tout de les réduire au néant. Aujorud’hui on marche sur la tête: ce sont les citoyens qui financent les banques, qui elles continuent à les entuber, et peut-être même davantage encore qu’avant la crise. Pour l’Europe, il faut nous faire croire que les technocrates ont à coeur de nous épargner la misère totale, car le transfert de dette est loin d’être terminé, comme le laissent présager les eurobonds, qui sont loin d’être une invention d’Hollande.

Pour résumer, les eurobonds permettraient de monétiser la dette des banques, qui existe sous forme de titres dont la valeur chute tellement que les spéculateurs refusent de les évaluer à leur valeur réelle. Ca peut aussi marcher pour la dette des Etats

Via : Les Echos.fr

Le Nobel d’économie estime que la crise de la dette est plongée dans un cercle vicieux. « Le système fait que le gouvernement espagnol renfloue les banques et que les banques renflouent le gouvernement », souligne-t-il.

Reuters

Reuters

Le plan de sauvetage des banques espagnoles risque de ne pas permettre à l’Espagne de sortir durablement de la crise de la dette car l’Etat et les banques vont s’installer dans un cercle vicieux sans fin où chacun finance les déficits de l’autre, estime Joseph Stiglitz.

« Le système fait que le gouvernement espagnol renfloue les banques et que les banques renflouent le gouvernement », souligne le lauréat du prix Nobel d’économie.

Les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu’à 100 milliards d’euros à l’Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques en difficulté, Madrid s’engageant à préciser le montant de ses besoins dès que seront connus les résultats d’audits indépendants en cours sur son système bancaire.

Si l’Espagne devait solliciter la totalité de la somme, cela accroîtrait encore de 10% son ratio dette-PIB, qui devrait déjà atteindre 80% fin 2012 alors qu’il était de 68,5% fin 2011. Et cela rendrait d’autant plus problématique et coûteux pour le gouvernement espagnol d’émettre des obligations souveraines sur les marchés internationaux.

Les banques espagnoles, dont la Banque d’Espagne, ayant été les principaux acheteurs de la dette du pays en 2011, selon un rapport de la banque centrale espagnole, le risque est donc grand de voir le gouvernement se résigner à solliciter l’aide des établissements qu’il est en train d’essayer de sauver.

« C’est de l’économie vaudoue », a estimé Joseph Stiglitz dans l’interview accordée vendredi à Reuters, avant que les détails du plan ne soient connus. « Ca ne marchera pas et ça ne marche déjà pas. »

L’Union européenne aurait davantage intérêt à accélérer son projet d’union bancaire, poursuit l’ancien conseiller du président américain Bill Clinton.

« Il n’y a aucune chance, quand une économie entre ainsi en récession, qu’elle puisse mener une politique de relance de la croissance sans une forme de système européen », fait-il valoir.

 « L’Allemagne se trompe »

Joseph Stiglitz est un critique de longue date des mesures d’austérité et des politiques de rigueur imposées par le Fonds monétaire international (FMI) aux pays en voie de développement en contrepartie de plans de soutien.

L’Union européenne a jusqu’à présent fait fausse route dans son approche de la crise de la dette, insiste-t-il, l’austérité n’ayant mené qu’à un ralentissement de la croissance et donc à une aggravation de la dette.

« Ca ne sert à rien de mettre en place un pare-feu si on jette en même temps de l’huile sur le feu. Il faut s’attaquer aux racines du problème et pour ce faire, il faut promouvoir la croissance », argumente-t-il.

L’accélération de l’union bancaire est le seul moyen de sortir du cercle vicieux de la dette, de renforcer la monnaie unique et au final, de rendre service à l’Allemagne qui, en tant que pays le plus riche de la zone euro, aura à assumer le coût le plus lourd pour mutualiser la dette et soutenir les dépenses publiques.

« L’Allemagne ne cesse de répéter que le renforcement de la rigueur budgétaire est la solution, mais ce diagnostic est totalement erroné », juge Joseph Stiglitz.

Berlin pourrait proposer lors du prochain sommet de l’UE, fin juin, une feuille de route vers une union budgétaire, mais la chancelière Angela Merkel s’oppose à l’émission d’obligations communes tant que les autres pays n’auront pas réduit leur dette et leur déficit budgétaire grâce à des politiques d’austérité.

Or, la situation des pays les plus fragiles ne cesse de se détériorer et les élections législatives dimanche prochain en Grèce pourraient déboucher sur une sortie d’Athènes de la zone euro, au risque de faire exploser la monnaie unique. Le plan de sauvetage de l’Espagne n’aurait alors représenté qu’un bref et illusoire répit pour l’UE.

« L’Allemagne va devoir se poser la question: est-ce qu’elle veut payer le prix d’une implosion de l’euro, ou payer le prix d’un sauvetage de l’euro? », estime l’économiste américain. « Je croix que le prix à payer si l’euro s’effondre est bien plus élevé et j’espère qu’ils (les Allemands) vont en prendre conscience, mais ce n’est pas sûr. »

MAJ DU 12-06-12

Aller mise a jour avec le point de vu d’olivier delamarche le 12 Juin 2012 sur le sujet

espagnol…

Via : Boursier.com

Espagne : Fitch dégrade les banques en cascade

– Après Santander et BBVA lundi, Fitch Ratings a dégradé ce mardi 18 banques parmi lesquelles CaixaBank, Bankia et Banco Popular Espanol. L’agence de notation qui a par ailleurs abaissé la note espagnole à BBB la semaine passée, craint une nouvelle détérioration des actifs bancaires.

"Les établissements affectés par les décisions de rating d’aujourd’hui sont des banques purement domestiques. Ainsi, leur capacité à générer des ressources, leur profil de risque, leur accès au financement et le coût de ce dernier sont extrêmement sensibles à l’évolution de l’économie espagnole et à son marché immobilier", explique Fitch dans un communiqué.

L’annonce ce week-end d’une aide de l’UE pouvant s’élever jusqu’à 100 milliards d’euros afin de venir en aide au secteur bancaire espagnol a rassuré les investisseurs dans un premier temps. Un répit qui a été de courte durée, les tensions étant de nouveau présentes ce mardi sur les marchés obligataires. Les marchés s’interrogent notamment sur les contours de l’aide.

Via : Agoravox.fr

Excellente interview de Max Keiser sur RT. Pour lui, les banques sont insolvables, la crise va s’étendre à une crise monétaire globale. Les banques centrales le savent et investissent dans l’Or et l’Argent.
Pour Max Keiser, la Société Générale et une des pires banques au monde, une des plus mal gérées, comme la BNP.

Via : Gold-up

Un choc financier 5 fois plus violent que 2008 aura-t-il lieu la semaine prochaine ? La décision de l’ISDA est sans équivoque (pour une fois) : "Restructuring Credit Event Has Occurred with Respect to The Hellenic Republic" (un événement de restructuration de crédit s’est produite pour la République hellénique). D’après Jim Sinclair, le montant total des CDS grecs vendus sur le marché mondial ne serait pas de 3,5 milliards de dollars mais d’au moins 18 000 milliards de dollars…

L’agence Fitch a placé hier le subprime souverain grec en défaut de paiement partiel et l’ISDA approuve un événement de crédit permettant le déclenchement des CDS (document officiel ici).
Au passage, j’ai noté que les analystes financiers du Figaro ont de sérieux problèmes d’appréciation (à moins que d’expliquer la vérité aux lecteurs leur coûte un licenciement pour faute lourde) :
… alors que les lecteurs de Gold-up savent depuis des semaines que les CDS grecs seront déclenchés !…
Messieurs les analystes du Figaro, relisez attentivement les articles du 1er février, du 18 février, ou du 28 février. Sur ce dernier article, vous avez oublié de porter à la lecture du public que la BNP était convaincue à plus de 93% que les CDS grecs seraient activés alors que vous annonciez le 15 février que la banque a réalisé "6 milliards d’euros de bénéfice malgré la crise"…De plates excuses seraient la moindre des choses pour le respect de vos abonnés-investisseurs…

CDS grecs = 1,3 PIB des USA ?
L’équipe d’experts de Jim Sinclair Mineset qui travaillent au cœur des marchés financiers depuis des décennies, prévient que l "événement de crédit" en Grèce s’élève à bien plus de 3,5 milliards de dollars comme rapporté par les médias dominants.
Sinclair précise que lorsque les CDS seront déclenchés, cela pourrait entraîner le sauvetage d’urgence de 8 banques internationales, au moyen de swaps par la Fed qui se compteraient en milliers de milliards de dollars.
Sinclair annonce que la presse utilise le mot "défaut", alors que l’ISDA utilise le mot "enchère". De toute évidence, la quantité de CDS grecs en circulation est infiniment plus élevée que les 3,5 milliards de dollars cités.
Interviewé par KingWolrdNews, Jim estime qu’ils représenteraient au moins 50% des 37 000 milliards de dollars d’encours des CDS mondiaux…soit plus de 18 000 milliards de dollars !
Il poursuit que les rapports précisant que cet événement est un petit événement de marché est une idée totalement fausse.
Les 3,5 milliards annoncés est un chiffre annoncé par le "US Comptroller of the Currency" (organisme américain de contrôle monétaire) qui ne tient pas compte des CDS vendus hors des États-Unis par des filiales bancaires "non-consolidées" par une banque américaine…
Mais le public doit savoir que les filiales non consolidées ont été les principaux émetteurs…
L’événement de crédit avec le jeu des CDS, va générer d’importantes opérations de swaps de la Fed en direction de la BCE car la Fed est le seul prêteur de dernier ressort. Ces fonds seront ensuite redirigés vers des filiales et des banques étrangères.
Et comme vous savez que la BCE est pire que la FED, les européens vont donc être endettés dès la semaine prochaine de milliers de milliards d’euros avec la bénédiction de la Réserve Fédérale américaine…
Pour Jim, les swaps d’urgence de la Fed pourraient donc atteindre des milliers de milliards de dollars. Ceci est basé sur sa conviction que le chiffre de 3,5 milliards de dollars est inexact.
Le 30 janvier dernier, il publiait sur son blog que le défaut de paiement sur les CDS pouvait mettre en faillite les 5 plus grandes banques américaines…
Le système financier va devoir donc créer des milliards à partir de rien tout en mettant en faillite un ou plusieurs acteurs pour régler la facture grecque…
Le "Lehman Brothers Européen" va-t-il se matérialiser d’ici les prochains jours ?
Ce type d’événement est idéal pour accélérer notre entrée dans l’enfer hyper-inflationniste…

Via : Liesi

Nous venons d’assister à un coup magnifique des employés du cartel bancaire.Le même jour et quasiment au même moment :

. En Europe : Mario Draghi, l’ancien employé de Goldman Sachs, annonce que 800 banques européennes vont bénéficier d’un QE 2 d’un montant  de 529,53 milliards d’euros, soit davantage que les 489 milliards d’euros accordés en décembre lors d’une opération similaire. Mais ce chiffre est bien loin de ce qui fuitait dans la grande presse médiatique ces derniers jours. L’un des effets positifs de cette annonce fut la reprise immédiate du cours du CREDIT AGRICOLE, quasiment sur les niveaux donnés depuis des mois par Trader Noé (c’est-à-dire 4,60 €). Le titre avait déjà été sauvé à l’approche de ce cours en décembre, grâce au QE 1.

Mario Draghi salue T. Geithner et Bernanke

. Aux Etats-Unis, s’exprimant devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, le président de la banque centrale américaine (en cheville avec Goldman Sachs et d’autres banques du cartel bancaire) a dressé un tableau prudent de la situation économique aux Etats-Unis mais il a mis en avant la récente amélioration récente du marché du travail. Ben Bernanke a par ailleurs estimé que la hausse des cours du pétrole “devrait gonfler temporairement l’inflation tout en réduisant le pouvoir d’achat des ménages”. “Ces propos ont aussitôt tiré le dollar fortement vers le haut. Même si M. Bernanke a répété que l’inflation serait temporaire et contenue, les investisseurs ont considéré que la moindre reconnaissance d’une amorce d’inflation peut conduire la Fed à fermer la porte à toute nouvelle aide à l’économie“, expliquait Ashraf Laidi, stratégiste de Citi Index. Donc, pas de QE 3 pour le moment… il faudra sans doute attendre les prochaines élections américaines et voir surtout dans quel état se trouvera l’Europe.

Comme l’expliquent plusieurs analystes interrogés sur les propos exprimés par le président de la banque centrale américaine : “M. Bernanke s’est montré un peu plus positif que dans ses déclarations précédentes sur l’environnement économique, cela aussi réduit les chances d’une nouvelle vague d’assouplissement monétaire de la Fed dans les prochains mois, et le dollar a réagi en conséquence. (UniCredit)

Ajoutons enfin qu’il serait intéressant de connaître les positions de Goldman Sachs sur l’or et le silver, quelques heures avant cette superbe manipulation des devises, via deux marionnettes sous contrôle.

Nous sommes très probablement dans de grandes manœuvres avant le drachme grec…

via : L.I.E.S.I

Source Infoguerilla (Merci à Pascal Roussel, Denissto et Eddie pour l’info) – Il y a quelques heures seulement, il y eut beaucoup de bruit et de moquerie des grands médias sur le témoignage du trader d’Alessio de la BBC. Mais celui d’Attila Szalay-Berzeviczy, actuel dirigeant de la banque UniCredit, est d’un autre calibre et fait passer le témoignage du trader de la BBC pour une « comptine pour enfants ».

Il faut savoir que si Szalay-Berzeviczy est l’actuel chef d’UniCredit global securities, il fut l’ancien président de la bourse hongroise. C’est donc un homme parfaitement au courant du système qui s’est exprimé sur le portail hongrois index.hu.

A la lecture de son témoignage, d’aucuns comprennent combien les moyens de subsistance qu’offre la finance sont devenus quelque chose d’extrêmement fragile. Le second grand ponzi est en train de détruire leurs boulots, leurs carrières, et leur mode de vie tout entier.

« L’Euro est pratiquement mort »

Par rapport au témoignage du trader de la BBC, où l’on objectait la « naïveté », l’inexpérience ou le désir d’attirer l’attention du public, avec Szalay-Berzeviczy c’est le sommet de l’exécutif d’Unicredit qui s’exprime, un parfait initié des rouages du système.

Question : que va-t-il se passer en cas de défaut de paiement grec ? Parmi les assertions stupéfiantes (stupéfiantes dans le sens qu’un banquier actuel ose dire la vérité) on a relevé :

« l’Euro est pratiquement mort » et « l’Europe est face à un séisme financier à cause du défaut grec… » « L’Euro est au-delà de tout sauvetage … » « La seule question qui reste est combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce ». « Un défaut de la Grèce va immédiatement déclencher un séisme de magnitude 10 à travers toute l’Europe »… « Les détenteurs d’obligations du gouvernement grec devront amortir leur investissement entier, les nations d’Europe du Sud vont arrêter de payer les salaires et les pensions et les guichets automatiques seront vides en quelques minutes ». En d’autres termes : bienvenue dans l’Apocalypse….

Mais attendez, il y a encore autre chose. D’après Bloomberg : « L’impact d’un défaut grec pourrait rapidement se répandre à travers le continent, il pourrait inciter à une ruée sur les banques les ‘plus faibles’ des pays ‘les plus faibles’ ». « Une telle escalade de la panique peut balayer l’Europe conduisant à l’éclatement de la zone Euro », ajoute Szalay-Berzeviczy.

Szalay-Berzeviczy est juste arrivé en Hongrie après un voyage à l’étranger, et n’est pas joignable jusqu’à tard aujourd’hui, explique un officiel d’Unicredit, qui a demandé à ne pas être identifié car il est n’est pas autorisé à parler à la presse. Tel est le commentaire de Bloomberg qui a cherché à contacter Szalay-Berzeviczy à son bureau de Budapest, voulant avoir d’autres explications.

Maintenant voici le texte, traduit par Google du hongrois à l’anglais. Certaines nuances peuvent être perdues, mais le message est en gras :

La monnaie commune européenne est virtuellement morte. L’euro est dans une situation de condamné. La seule question qui reste est : combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce ?

Pour le moment, quand Athènes sera déclarée en faillite, un séisme de magnitude 10 va secouer l’Europe, qui sera l’ouverture d’une nouvelle ère dans la vie du vieux continent. En effet, une banqueroute de la Grèce signifie non seulement que les détenteurs de titres du gouvernement grec ne vont pas récupérer l’argent investi, mais aussi, à l’intérieur, que l’Etat grec sera incapable de rembourser ses dettes.

Pour le moment, parmi les Grecs, seuls les docteurs, policiers, militaires, ministres et employés gouvernementaux locaux ne recevront pas leurs salaires, tout comme les séniors ne s’attendent pas à passer de bons moments. L’ATM est vidé en quelques minutes. Les banques locales sont coincées car détenant des titres du gouvernement déclenchant une crise de liquidité immédiate et la dévaluation du système bancaire grec dans un effondrement total.

Ainsi l’épargne des déposants est totalement perdue (…) les gens ne seront pas en mesure de retirer de l’argent (…) Le peuple manquera de carburant et de nourriture. La Grèce est pratiquement à l’arrêt complet pour une décennie et il y aura une baisse spectaculaire du niveau de vie dans le pays entier.
Le problème est que, dans ce cas, la catastrophe ne peut pas s’arrêter à la frontière grecque. Avec sa vitesse et son élan, la crise grecque va toucher l’ensemble de la zone euro, l’Europe et enfin secouer le monde. Un canal par lequel se répandrait l’infection.

Bien sûr, un tel scénario serait l’effondrement du système bancaire. En effet, les banques internationales vont devoir subir des centaines de milliards d’euros de pertes et seront tôt ou tard obligés de verrouiller les échanges avec les autres banques, qui ont à voir avec un pays où –selon les attentes des investisseurs – l’arc de crise grec frappera à nouveau.

Et quand les banques ne se font plus confiance les unes aux autres, qu’elles arrêtent de se prêter les unes aux autres, les marchés financiers internationaux s’arrêtent. Cela signifie que toutes les institutions financières sont laissées seules avec leurs clients.
Les pays pauvres avec des banques faibles vont commencer à paniquer avec des retraits de fonds de détail. Cela va avoir des répercussions sur les marchés interbancaires, et l’on risque une crise de liquidité immédiate. Toutes les institutions financières pourraient être mises en faillite. (…)

La suite pour les courageux (ou les hongrois) ici :

http://index.hu/gazdasag/penzbeszel/201 … ankrablas/