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Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante.

Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

“Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

Car pour l’heure, en ce qui concerne la santé et la sécurité, le code du travail n’est pas appliqué. Il pose un certain nombre de principes qui ne sont pas respectés, à commencer par le principal : l’obligation faite depuis plus d’un siècle aux employeurs de garantir la santé de leurs salariés. Cette obligation a pourtant été rappelée à l’occasion du drame de l’amiante en 2002, l’affaire ayant débouché sur une certaine prise de conscience en montrant qu’il existait un réel problème de prévention face à un risque qui, pourtant, était identifié depuis longtemps. En prenant la mesure de cette catastrophe sanitaire, la Cours de cassation a réactivé cette obligation des employeurs d’assurer la santé des salariés au quotidien.

Or je constate chaque jour que, sur ce plan, rien n’a changé. Que nous restons face à une situation d’urgence sanitaire qui n’est absolument pas prise en compte par les politiques. Voilà pourquoi j’ai refusé la décoration qui m’a été proposée. Parce qu’elle aurait dû intervenir au terme de mon travail ; en marquer l’aboutissement. Et comment parler d’aboutissement alors que perdure cette situation d’urgence, que l’on attend encore que des décisions soient prises et des mesures adoptées ? Tant qu’il en sera ainsi, je ne pourrai ni me reposer, ni recevoir une médaille.

Sécurité versus rentabilité
Non seulement il n’y a aucune amélioration mais l’on voit s’installer chez les entreprises un discours fataliste fondé sur l’argument de la crise économique et consistant à dire : vu la situation catastrophique, nous avons d’autres priorités que d’améliorer les conditions de travail. Ce raisonnement prouve que la sécurité des salariés est perçue comme une dépense, non comme un investissement et que, dans un contexte tendu, elle devient une sorte de luxe que les entreprises estiment ne pas avoir les moyens de s’offrir.

Pire, elle est perçue comme une option alors qu’encore une fois, il s’agit d’une obligation. Résultat, ceux qui, comme moi, militent pour une autre gestion des risques sont uniquement perçus comme cherchant à alourdir les charges de l’entreprise. Pourtant on oublie une chose essentielle : c’est que l’assurance maladie – et par conséquent le contribuable – finance la négligence des industriels. Il faut savoir que dans le domaine des pathologies lourdes liées à l’environnement de travail, certains médicaments valent 1 000 euros la dose. Ce qui explique que les maladies professionnelles représentent chaque année des dépenses de plusieurs milliards d’euros.

A défaut de parvenir à se faire entendre sur l’aspect humain de la situation, je n’hésiterai pas à avancer cet argument économique auprès des pouvoirs publics pour dénoncer l’attitude moyenâgeuse de certains industriels pour qui les gains escomptés de certaines réductions de coûts d’exploitation légitiment tout, y compris la mise en danger de la vie d’autrui.

Impunité
Cette situation est d’autant plus révoltante qu’elle s’est jusqu’à maintenant accompagnée d’une impunité totale. Celle-ci vient d’être remise en question il est vrai avec le jugement rendu contre AZF mais il aura fallu une catastrophe exceptionnelle et onze années d’un procès exceptionnel pour y parvenir, alors qu’on dénombre chaque jour en France deux morts par accident du travail, une dizaine des suites d’un cancer lié à l’amiante et, chaque année, des milliers d’autres décès liés au cocktail de cancérogènes et toxiques en tous genres que les travailleurs respirent et, au-delà, les riverains des usines, des centrales nucléaires, des lignes à haute tension, etc.

Pour illustrer la dangerosité de certains lieux de travail, il y a ce cas récent de deux salariés partageant un même bureau sur le site d’une centrale nucléaire et atteints tous deux d’une tumeur au cerveau. Ce type de concordance est fréquent et lorsque l’on commence à enquêter, il n’est pas rare que l’on découvre d’autres cas atteints de la même pathologie, ce qui rend le lien avec l’environnement de travail évident. Comme c’est le cas chez les dockers. Parmi les 130 dockers du port de Nantes – qui manipulent en continu et sans protection les caisses de bois traitées aux pesticides, les bananes traitées au chlore et la ferraille qui dégage de l’oxyde de fer – 35 cas de cancers du rein ont été dénombrés. Je ne vois pas comment, avec une telle proportion, on peut encore parler de hasard.

Travail de lobbying
Pour établir des liens entre environnement de travail et cancers, nous avons mené un travail dit de systématisation face à l’exposition, en nous appuyant sur des données chiffrées. C’est essentiel pour établir ce qu’on appelle des présomptions d’imputabilité permettant au salarié qui développe une pathologie correspondant à une exposition propre à l’entreprise dans laquelle il travaille de la voir instantanément reconnue comme maladie du travail. Notre retard dans ce domaine s’explique par le fait que, pour établir ce type de tableau des maladies professionnelles, il faut un accord entre patronat et syndicat, ce à quoi, en France, un conflit d’intérêts évident nous empêche de parvenir.

Et pour cause : les experts du patronat emploient toute leur énergie à nier l’évidence. Exemple : on n’a toujours pas pu faire inscrire le cancer du larynx dans le tableau des maladies professionnelles alors qu’on le sait directement lié à une exposition à l’amiante et qu’il a été reconnu comme tel par d’autres organisations sanitaires il y a dix ans déjà. Dans ce domaine, nous nous heurtons à un véritable travail de lobbying qui, pour moi, justifie de parler de crime organisé de la part des grands industriels et des experts, doublé d’une situation de non-assistance à personne en danger.

L’amiante
Le traitement de l’amiante, qui est le plus connu des cancérigènes, est révélateur de cet état de fait. Les premiers cas sont identifiés à la fin du XIXe siècle et, dès 1930, les industriels disposent de toutes les données scientifiques attestant de sa dangerosité. Trente ans plus tard, un chercheur américain rend ces données publiques et en 1971 les entreprises du secteur s’organisent pour entreprendre une véritable campagne de désinformation sur les effets sanitaires de l’amiante, le tabac devenant un formidable alibi invoqué pour expliquer les maladies contractées par les salariés et la notion d’“usage sécuritaire” de l’amiante étant avancée pour empêcher une réglementation sévère de son usage, ce qui n’est rien de plus qu’un slogan de propagande industrielle puisqu’il a été établi qu’une fois l’amiante extraite de la mine et réduite en poudre, il n’existait aucune possibilité de limiter sa dangerosité.

Et le déni continue. Pour preuve, cette véritable bataille judiciaire qui, de 1997 à 2012, a opposé mouvements associatifs et pouvoirs publics dans une affaire de déconstruction d’une ancienne usine de transformation d’amiante, à Aulnay-sous-Bois. Tout ce que demandaient les associations, c’était l’application stricte de la réglementation de 1993 sur l’enlèvement d’amiante, à savoir : le confinement total du site durant les travaux afin de limiter la poussière au maximum et donc, les risques de contamination. Pour obtenir qu’il en soit ainsi, autrement dit pour que la loi soit respectée et appliquée, il a fallu plusieurs procédures judiciaires et surtout, il a fallu que la société civile se mobilise. Sans cela, on aurait démonté l’usine sans aucune précaution, ce qui aurait mené à une contamination des populations environnantes.

La sous-traitance du risque
Les secteurs présentant le plus de risques pour la santé des salariés sont connus. Il s’agit de la chimie et du nucléaire, bien sûr, mais aussi du BTP, de la réparation automobile, du travail des métaux, de l’imprimerie et de toutes les formes de maintenance industrielle. Le point commun étant que, dans l’ensemble de ces secteurs, on sous-traite les risques. La situation est simple : les entreprises considèrent que, à partir du moment où une activité est sous-traitée, la gestion des risques qui y est liée ne relève plus de leur responsabilité mais de celle de l’entreprise sous-traitante.

Et c’est là que l’on se heurte à un vide juridique. Le travail étant prescrit aux employés d’une autre entreprise avec laquelle le donneur d’ordres entretient une relation client-fournisseur, cela modifie les relations de travail entre le dirigeant de la première entreprise et les salariés de la seconde et, de ce fait, déplace les responsabilités. A cette situation déjà pernicieuse s’ajoute le fait que, bien évidemment, le sous-traitant en charge de cette activité de maintenance aura obtenu le marché parce qu’il aura répondu à un appel d’offres qui, au final, privilégiera toujours l’entreprise pratiquant les tarifs les plus avantageux. Et où les entreprises qui pratiquent ces tarifs avantageux parviennent-elles à faire des économies pour réduire leurs coûts d’exploitation ? Toujours sur les mêmes postes : la prévention et la sécurité des salariés.

AZF
Le drame d’AZF est un parfait exemple des situations parfois hallucinantes que l’on peut rencontrer dans l’univers de la maintenance industrielle. Le site utilisait des dérivés chlorés après avoir eu recours, des années plus tôt, à des engrais. Or il existe une incompatibilité totale et bien connue entre les nitrates contenus dans les engrais et le chlore. Ces produits n’auraient donc jamais dû être en contact. Mais l’entreprise ayant sous-traité la gestion de ses déchets sans alerter les personnes en charge sur la nature des produits et résidus qu’elles manipulaient, nitrates et chlore ont fini par se retrouver dans un même hangar, ce qui a abouti à l’explosion dans les minutes qui ont suivi.

On sait que, au cours de l’enquête, Total a tout fait pour éviter que cette piste chimique soit retenue ; c’est pourquoi le fait que le procès ait finalement abouti à la condamnation de l’industriel pour ne pas avoir géré les risques liés à ses activités de maintenance – activités qu’il a sous-traitées sans donner aucune consigne de sécurité ni même aucune information – est essentiel.

Pour moi, cela fait d’AZF le premier procès de la sous-traitance qui, j’espère, servira d’avertissement à tous les industriels qui se montrent totalement irresponsables dès lors qu’il s’agit de gérer leurs déchets. Tant qu’on est dans la production, ils s’en tiennent à leurs obligations légales : ils protègent leurs salariés et leur outil de travail. Mais dès lors qu’il est question de déchets, ils ne veulent plus dépenser un euro en prévention et gestion du risque car pour eux, la gestion des déchets, c’est typiquement ce qui coûte et ne rapporte pas. Résultat : 80 % de la dose collective d’irradiation, en France, sont supportés par des salariés du secteur de la sous-traitance.

C’est pourquoi je m’apprête à présenter à Mme Duflot un cahier intitulé “Etat des lieux et propositions” dans lequel figure, entre autres, une demande de voir interdire le recours à la sous-traitance sur tout site dangereux, afin que le risque ne soit plus sous-traité mais géré en interne.

Stratégie de contournement
Chaque grande filière industrielle – la chimie, le nucléaire, la métallurgie… – a développé sur la gestion des risques une même stratégie de contournement par la sous-traitance, laquelle se traduit par une délégation du danger et de la responsabilité. Ceci, tout en incitant les entreprises de sous-traitance à réduire leurs coûts – et donc, à rogner sur la sécurité – afin de remporter leurs appels d’offres. Ce qui prouve que, pour l’heure, l’intérêt économique l’emporte sur la préservation de la vie humaine et confirme qu’en matière de santé et sécurité des salariés, nous sommes face à une forme de crime organisé.

Via:  Pierre Jovanovic

Pour imagé les pertes d’emplois qui ce concentre en France, je vous propose une liste non exhaustive des plan de licenciement engagé depuis quelques mois…édifiant…(via Pierre Jovanovic le blog).

Voici la dernière liste, avec un peu de retard en raison de mon retour de Grèce. Vous verrez que les compagnies aériennes se délestent un maximum de leur personnel car autrement 2013 signerait leur faillite immédiate. Le plus fou est que les médias se gardent bien de vous donner cette liste, car elle vous montre la réalité, une réalité horrible, celle de l’économie presque à l’arrêt, avec un fonctionnement minimum. Et les mêmes merdias vous disent que tout va bien parce que les bourses montent. Quelle bande d’arnaqueurs. Allez, ouvrez-tous des comptes en Suisse, puisque c’est une obligation pour les membres du Parti Socialiste. Envoyez cette info à tous vos contacts, les Français doivent être informés, c’est vital.

- Citibank (en faillite) vire 11.000 personnes, lire ici Bloomberg( ajout mercredi à 15h)

- Osram va supprimer 4.700 emplois lire ici Reuters, merci à Mr Lepage.

- DINGUE et jamais vu: Texas Instruments va virer entre 300 ou 500 ingénieurs dans sa filiale en Inde, lire Tech2

- Sky Aircraft prévoit 159 licenciements avec sans doute une faillite à la clé, lire ici l’Essentiel, merci à Mr Tacchi .

- Reebok, sport, se débarasse de 150 personnes au niveau mondial, lire ici le Boston Globe.

- Living Social, site web ventes privées, vire 400 personnes, lire ici le Business Journal

- SAIC vire 700 personnes, lire le Buisiness Journal.

- Le New York Times va annoncer un nouveau plan de licenciements, lire le Huff Post.

- Lufthansa veut réduire sa masse salariale de 3.500 personnes, lire ici IB Times.

- L’aéroport de Chicago licencie 300 personnes, lire ici la Fox

- Netjets vire 128 pilotes, lire ici le Journal de l’Aviation

- Northrop Gruman aerospace vire 200 salariés, lire ici le Los Angeles Times

- KDH Defence Armor vire 250 personnes, lire Fox News

- British Airways va supprimer 400 stewards et hôtesses chez BMI

- KLM la compagnie hollandaise se déleste de 3.000 personnes, lire ici la Libre Belgique, merci à Mr Debrauwre.

- Canadian Railways vire 4.500 personnes, lire ici Bloomberg.

- KBL banque privée luxembourgeoise supprime 150 postes lire ici le Quotidien du Luxembourg, merci à Mr Curieux.

- La Santa Barbara Bank, si, si, vire 470 personnes et ferme des agences, lire Nooz Hawk.

- NovaGalicia Bank vire 2.000 personnes pour une fermeture de centaines d’agences lire ici Euronews, merci à Kenishi.

- MVM, fabrication de meubles en redressement 388 salaries, lire France 3, merci à Marcel.

- Les 129 salariés de la fonderie Focast de Villeneuve-Saint-Germain ont été licenciées, lire ici l’Union, merci à Mr Lepage.

- L’hôpital anglais de la reine, le Royal Bolton supprime 500 postes,lire la BBC.

- Rio Tinto vire 136 personnes lire ici les Echos, merci à Mr Lepage.

- Deux trésoreries fermées en Bretagne avec des suppressions d’emploi lire ici le Telegramme, merci à Mr Salvado.

- Les mines Resolution Copper virent 400 personnes – le métallurgiste US Steel en vire 142 – le Metallurgiste de Singapour Global Foundries vire 300 personnes, lire le FT.

- Eads supprime jusqu’à 850 postes dans la division défense Cassidian lire ici Romandie, merci à Mr Lepage.

- Swiss Life tire abandonne AWD et supprime 200 postes, lire ici Marketwatch.

- Cimes, sous traitant PSA, liquidation de 98 salariés, lire ici France 3, merci à Marcel.

- Walygator, parc d’attraction est en redressement avec 50 salariés permanents et 250 à 300 saison lire ici Tout Metz, merci à Marcel.

- SAEB tuyauterie industrielle est en liquidation, 28 salariés lire ici la Montgane, merci à Marcel.

- Camponovo, librairie de Besançon en liquidation, 39 salariés lire ici France 3, merci à Marcel.

- Buroform, fabrication de meubles en redressement, 107 salariés lire ici la Nouvelle République, merci à Marcel.

- Le groupe Sanef, lors de la réunion GEPC avait annoncé la suppression de 441 emplois voir Syndicat SUD SANEF Autoroutes, merci à mon lecteur.

- Mouvements de grève au centre des Impôts de Bourg en Bresse pour cause de suppressions de postes, lire Le Progres, merci à Christiane.

- Credit Suisse licencie 100 banquiers cette fois en Angleterre lire ici le Figaro, merci à Mr Bourhis.

- La filiale Inox de Mittal va supprimer 550 postes en France lire ici Challenges, merci à Mr Rousseau.

- MEB, construction modulaire bois, liquidation et 39 salariés lire ici La Depêche, merci à Marcel.

- Le nombre d’intérimaires a plongé de 15% en un an lire ici RTL, merci à Aetos.

- Oppenheim, filiale de Deutsche Bank, licencie 500 salariés lire ici Bloomberg merci à Mr Cornet

- Renault prépare un plan de « restructuration » massif (semblable à celui de PSA), source interne.
- SFR va annoncer un plan de départ de 1.100 personnes, lire le Parisien merci à Aetos
- Une information qui tue, et qui est de TRES TRES MAUVAIS AUGURE: 250 postes déjà sabrés en 2012, « et 1.000 à 1.500 autres à venir selon la Fédération des Industriels Charcutiers … Les Charcuteries Alsaciennes Iller … les Rillettes Sarthoise Boussard… sont tombées… Geo Madrange est en « sursis » … « La situation est grave » dit Robert Volut, président de la Fédération, « Nous avons perdu déjà 700 emplois l’an dernier »", merci à Damien, lire ici 20 minutes absolument.
- La Société Générale veut se débarasser de son back-office, 400 postes sauteraient, lire les Echos, merci à Damien.
- Coca Cola en Aquitaine va supprimer 172 postes France 3, merci à Florence
- L’AFPA (association nationale pour la formation professionnelle des adultes) pourrait déposer le bilan en janvier 2013. Les 90 salariés sont en grève lire ici Ouest France et lire France3 merci à Etienne.
- GOL, la 2e compagnie aérienne brésilienn vire 900 personnes et réduit toute sa flotte, lire ici Air Wise.
- Tata UK licencie 900 personnes et ferme 12 usines, lire ici 7sur7, vu par Geneviève
- Le Financial Times Deutschland (pas de rapport avec le FT) cessera de paraître fin décembre 2012. Il n’y a plus de rentrées publicité, 320 journalistes sur 350 seront virés, lire toute la presse allemande, merci à Carmen.
- Les deux journaux financiers allemands Börse et Impulse sont à vendre de toute urgence
- Les quotidiens régionaux La Provence, Nice Matin, Var matin et Corse Matin sont en vente, lire ici Le Monde. Cela veut dire qu’ils sont quasiment morts, financièrement parlant. Bernard Tapie est tenté…
- La chaîne télé régionale TLM (Lyon) pourrait licencier 15 personnes sur 30 dès mardi ou mercredi
- En Belgique « Les journaux belges du groupe Rossel … mise sur les départs volontaires pour éviter les licenciements secs. Au Soir, on s’attend à la suppression de 34 équivalents temps pleins. Sud Presse, Le Soir Magazine ou Vlan ne devraient pas être épargnés non plus », merci à Mr Nichols, lire ici la RTBF.
- La Bankia espagnole sabre 5.000 salariés, lire ici Euroinvestor, mais Bruxelles en demande 8.000 de plus
- Optus Telecoms se débarasse de 900 salariés, lire ZD Net
- Albany International (toiles techniques pour l’industrie) supprime 200 postes à Sélestat lire ici le Usine Nouvelle, merci au Capitaine et aux autres lecteurs
- En Italie selon l’Ansa, 300.000 emplois ont été détruits par la crise depuis 2009.
- Xerox vire 2.500 personnes Democrat Chronicle
- Kaiser Permanente, assureur santé va licencier 530 personnes en Californie lire CBS news 8
- Hochtief sabre 700 postes lire CNBC
- Cliffs (acier) se sépare de 600 personnes lire Upper Michigan et Boart Longyear (australie) se sépare de 300 personnes.
- Orlando Health se sépare de 320 salariés, lire News13
- St Gobain Belgique à Auvelais va mettre 50 personnes à pied, merci à Chris, lire RTL.
- Citibank vire 300 personnes de plus, lire CNBC
- Stryker (médecine) coupe 1.170 postes pour se refaire une santé, lire Fox news
- Le studio de jeux vidéo Eurocom vire 200 personnes sur.. 250 ! merci à Julien, lire Jeuxvideo.com
- United Technologies Aerospace va licencier 500 personnes Job market
- Le grand armateur américain OSG dépose le bilan, lire ici le Mer et marine, merci à Marco.
- Jallate dans le Languedoc (chaussures de sécurité) sabre 57 postes, lire ici le les Echos, merci à Damien
- Je l’ai déjà donné mais le bilan s’est alourdi entretemps avec cette fois la fermeture de 79 magasins Phone House et 246 personnes sur 1.200 virées, lire ici le Clubic, merci à Freddy
- Les casinos Partouche vont se séparer de 20 personnes de leur branche poker lire ici le L’Est éclair, merci à Richard.
- Buffalo Grill va supprimer 71 postes mais créer 30 autres (??) à son siège. lire ici le Le Figaro, merci à Isabelle
- Meyer Burger (suisse) va se séparer de 250 personnes de plus lire ici le 20 minutes, merci à Loïc
. – Easyjet a licencié « 29 hôtesses de l’air et stewards à Schönefeld » en Allemagne, merci à Franck qui demande « à quand les pilotes polonais et les hôtesses roumaines? » lire la Gazette de Berlin
. – Citigroup ferme 16 agences en Grèce (en prévision de la sortie de l’euro?) la Tribune, merci à Damien
- Les caisses d’allocations familiales au bord de l’implosion, merci à Aetos lire ici 20 minutes
- Les tribunaux franciliens au bord de la banqueroute, merci aux lecteurs, lire Le Parisien

- Alerte: Air Berlin songe à se séparer de 900 personnes, soit 10% des effectifs, merci à Clément, lire ici Gulf daily news.
- Alerte: le grand quotidien allemand Frankfurter Rundschau s’est mis en faillite jeudi dernier. Plus de 500 journalistes vont perdre leur emploi. Cette faillite montre que l’Allemagne est maintenant gravement touchée par la crise. Merci à Mohamed. Lire ici Der Spiegel et l’AP sur Equities.
- Le célèbre fabriquant des batteries alcalines Energizer va licencier 1.500 salariés et fermer des usines, lire Reuters ici; très symbolique de l’économie morte et vous n’en avez pas entendu parler, bien sûr.
- Ajout: la comapgnie aérienne SAS ne vas pas virer 1.000 personnes mais 6.000 (si, si) lire ici Fox news pour le croire
- France Télévisions va virer 500 personnes (France 2, 3, etc.) Lire ici Le Figaro
- TF1 prépare un plan d »économies » de 85 millions, comprenez licenciements à venir. BFM-TV va-t-il licencier à son tour??
- NBC Universal vire 500 personnes, lire le LAT ici.
- Ligne Roset (vous savez, les meubles snobs qui coûtent 10 fois trop cher) va se séparer de 93 salariés, lire le Parisien, merci à Elwood.
- Veolia prépare un plan de départ « volontaires » de 100 personnes sur les 500 de son siège social, lire ici le Nouvel Obs, merci à Béatrice.
- Telia Sonera Telecoms Suède va virer 2.000 salariés, lire ici le WSJ
- Le Wake Forest Baptist Medical Center licencie 950 personnes, lire ici News2.
- Les cloisons Clestra à Strasbourg est en faillite avec 500 personnes à bord, lire les DNd’A, merci à Titi.
- La chaîne GameStop va fermer 200 de ses boutiques de jeux videos, lire ici Bloomberg.
- Boeing Defense va virer 30% de tous ses cadres !!! lire ici Marketwatch
- Le groupe alimentaire Hostess va licencier tous ses 18.500 salariés à la suite de sa faillite (le FT). Les sous-traitants vont aussi trinquer: comptez 7.000 emplois de plus.
- Panasonic se prépare à licencier 10.000 salariés après avoir commencé en 2011, merci à Mr Croenne ici CNET.
- Texas Instruments mobiles va virer 1.700 personnes, lire ici Kabay Texh
- TE Connectivity (électronique) va se séparer de 620 personnes, lire ici Fox News
- United Technologies vire 500 personnes, lire ici le Charlotte observer.
- Sns Reaal Finances vire 750 personnes en Hollande lire ici Dutch News
- Faurecia (fournisseur auto) supprime 3.000 postes en Europe, merci à Mr Tacchi, ici Reuters
- Le groupe Direct Line assurances a renvoyé 900 personnes (j’ai perdu le lien).
- Pilpa, à Carcassonne va sabrer 124 personnes, lire ici la Dépêche, merci à Damien.
- Supra, l’assureur du Canton est « au bord de la faillite », lire ici Bilan, merci à Ken.
- (oublié de donner le nombre la semaine passée) Le grand journal espagnol El Pais vire 129 journalistes, un drame car cela enlève autant d’informations pour nous tous, lire ici Le Monde, merci à Mme Philippe.
- Idd Tech (pharmacie) est en faillite et vire 50 salariés, lire ici Le Progrès, merci au Capitaine Anderson.
- Ameridose (pharmacie) se sépare de 650 salariés, dans le Boston Globe
- ISD Dunaferr (groupe hongrois de métaux) a licencié 800 personnes lire ici Portfolio en hongrois.
- Oubli: Loblaws Ontario (épicerie) a supprimé de 700 postes (merci au logiciel SAP), lire ici Epicerie News
- Economical Insurance noie 145 emplois, lire ici Taylor Insurance News
- De Vry (éducation) s’est séparé de 570 enseignants, lire ici High Education Chronicle
- La chaîne Bakers Footwear (genre footlocker) va fermer ses 250 boutiques partout aux US, lire ici Daily News LA
- ING va supprimer 40 agences bancaire en Belgique, merci à Willy qui a vu cette info dans Le Soir.
- Le très snob Ralph Lauren va fermer 14 boutiques dédiées au rugby et foot américain lire ici.
- Ethicon a bien reçu la permission de délocaliser son usine de l’Eure et Loire en Amérique du sud, ici Usine Nouvelle, merci à Mr Rousseau.
- Hors sujet mais significatif pour les artisans et pme: les 171 millions d’euros de travaux au Château de Versailles ont été reportés à une date inconnue pour cause d’absence de budget.

- SAS, compagnie aérienne va licencier 1.000 personnes et baisser les salaires de 15%, lire ici la RTBF, merci à Mr Nichols.
- Iberia, vous l’avez entendu partout, va se séparer de 7.000 salariés
- Commerzbank va se lester de 6.000 personnes (je vous l’avais donné en avance)
- Kodak ne paye plus l’assurance santé à 56.000 personnes , lire ici WSWS
- Suzuki Automobiles USA dépose le bilan et quitte les Etats- Unis! lire ici le New York Times.
- Le quotidien Sud Ouest va sabrer 180 postes, lire ici Le Monde, merci aux lecteurs.
- Candia sabre 313 personnes et ferme 3 usines en France, lire l’Huma
- Credit Suisse licencie 300 banquiers en Suisse (je vous l’avais donné en avance), lire ici 20minutes.
- Banque Bifidus Actif, pardon, Belfius, se sépare de 920 personnes, lire ici la RTBF.
- Bombardier va se séparer de 1.200 personnes, boum, lire ici Reuters, merci à Goran.
- Groupon s’y met et licencie 648 personnes !! Lire le BI.
- Rubbermaid vire 2000 personnes lire ici Ajc.com.
- Les pneus GoodYear virent 1.400 personnes, lire ici vral.com (5000 déjà après 2008).
- Cummins (moteurs) se sépare de 1.500 personnes, lire ici The Republic
- Magyar Telekom a viré 500 personnes (euronews)
- confirmation: MacDonald va fermer 110 magasins au Japon en 2013, et 500 autres après, lire ici Reuters, merci à notre lecteur Fred à Tokyo.
- Ep Systems 100 postes, lire Romandie, merci à Leandro.
- Mecaplast vire 100 personnes à Monaco (avec une manif CGT à Monaco, mon Dieu, qui aurait imaginé une telle chose?) lire ici WebTimes, merci à Jonas.
- Ericsson rase 1.550 emplois en Suède, merci à Loïc, lire ici.
- Grève au grand quotidien espagnol El Pais pour futurs licenciements, merci à Damien, lire Le Monde
- Lonza sabre 400 postes lire ici Archinfo merci à Leandro
- La pme Parisot Mattaincourt va être obligée de licencier au moins 100 personnes sur ses 380 salariés, lire ici 20minutes, merci à Damien.
- Gaba supprime 240 postes lire la TDG.
- Straumann 150 emplois lire Romandie merci à Leandro
- Groupama vire au moins 80 personnes, lire ici 20 minutes.
- Philips vire 218 personnes en Belgique (je vous avais donné le global) lire ici la Rtbf.
- En France Alcatel va virer 1430 personnes (je vous avais donné le global mondial), lire ici Ouest france, merci à Damien.
Enfin, ici la grande carte des licenciements uniquement en cours et en France, signalée par des lecteurs dans Le Parisien, à voir, vraiment.

Via : Le nouvel obs

Selon l’Insee, 50.400 emplois ont été détruits.

L’emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50.400 postes au 3e trimestre 2012 (-0,3% sur trois mois), dont les deux tiers dans l’intérim, selon des estimations provisoires publiées mardi 13 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Sur un an, 63.800 postes ont disparu en France (-0,4%), portant à 16,065 millions le nombre d’emplois dans le secteur marchand (non agricole). Au deuxième trimestre, l’économie française avait perdu 22.400 emplois, après une courte embellie les trois premiers mois. Comme au trimestre précédent, la saignée concerne tous les secteurs et est tirée par la dégradation de l’emploi intérimaire, qui diminue plus fortement ce trimestre (-32.800 postes, -6%) qu’au deuxième trimestre (-18.900 postes).

En un an, l’intérim a perdu 73.600 postes, soit 12,5% de ses effectifs, souligne l’Insee. Au total, avec l’intérim, le tertiaire perd 36.700 postes. Même hors intérim, la France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre (-17.600). L’industrie essuie une perte de 9.800 postes, plus qu’au trimestre précédent (-7.700). L’hémorragie se réduit en revanche un peu dans la construction, qui perd 3.900 emplois (contre 6.800 au 2e trimestre).

Via : Le parisien

de : Jannick Alimi et Valérie Hacot
mardi 13 novembre 2012 – 10h04

Malgré l’enterrement de la directive européenne Bolkenstein, ils sont des centaines de milliers à venir de Varsovie ou de Sofia travailler en France à prix cassés, selon une note du ministère du Travail. Et ce, en toute légalité.

On croyait que le « plombier polonais » avait disparu. L’expression avait émergé en 2005 lors du projet de traité constitutionnel européen. Elle avait créé la panique chez les salariés français. Elle faisait référence à la directive Bolkenstein qui permettait à tous les ressortissants de l’Union européenne de travailler aux conditions sociales de leur pays d’origine.

Avec des salaires et des cotisations sociales défiant toute concurrence, c’était l’invasion assurée des « plombiers polonais »…

Du coup, la directive a été réformée. On avait cru le principe enterré aussi. Faux ! Selon une note confidentielle du ministère du Travail, le nombre de ces ouvriers low-cost venus travailler dans l’Hexagone n’a fait que grossir : il a plus que triplé depuis 2006, pour atteindre officiellement quelque 110 000 salariés en 2010. Ce document estime même qu’ils seraient de 220 000 à 330 000 en fait. Des effectifs qui auraient encore augmenté de 15 % l’an dernier. Motifs : absence de main-d’œuvre française dans certains secteurs malgré un fort taux de chômage, prix attractifs dans un contexte de contraintes financières de plus en plus lourdes…

Aux Polonais se sont adjoints les ressortissants de nouveaux entrants dans l’Union européenne mais aussi des Espagnols ou des Portugais frappés par la crise. « Il y a maintenant des emplois que l’on perd en raison d’étrangers qui viennent nous concurrencer sur notre propre territoire », déplore Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne (lire ci-dessous).

Un plan pour mieux encadrer les prestataires de services

Le carré de Jaude à Clermont-Ferrand ? Réalisé par des Polonais payés selon les syndicats 5 € de l’heure et employés par Sendin, une entreprise polonaise sous-traitante d’Eiffage. Les élagueurs de l’électricien ERDF à Mons, en Haute-Garonne ? Des Espagnols travaillant cinquante-quatre heures par semaine pour un sous-traitant espagnol de l’entreprise publique.

Ce phénomène est d’autant plus dur à contrer qu’il s’opère en général en toute légalité grâce au dispositif mis en place par Bruxelles sur les « sociétés étrangères de prestations de services », Le Premier ministre devrait dévoiler aujourd’hui un plan afin de mieux contrôler ces prestataires.

 

Chers PDG, nous avons bien reçu ..

Chers PDG, nous avons bien reçu votre liste de demandes dans le JDD : Austérité, baisse de vos impôts… Afin d’examiner rapidement celle-ci, nous vous prions de bien vouloir nous retourner rapidement …

 

Les éléments suivants pour les années 2010/2011. Pour votre entreprise, groupe et chacune de vos filiales.

  • nom de l’entité .
  • montant des aides directes par état ou collectivité locales.
  • montant des exonérations de cotisations sociales 2010/2011.
  • montant et % net des commandes publiques (état, collectivité locales)
  • montant des dividendes versés.
  • montant des rachats d’action.
  • % de salariés en CDD,  % de salariés en intérim.
  • Nombre de sous-traitants.
  • Nombre de prestataires de services dans vos directions.
  • Salaire moyen des 1% les mieux payés.
  • Salaire moyen.
  • % net d’impôt payé par rapport aux bénéfices de l’année soumises à impôt
  • Nombre et nom des filiales dans les paradis fiscaux y compris Intra-UE
  • Nombre et nom de vos filiales dans les pays UE a faible impositions pour les entreprises : Pays-Bas, Irlande
  • montant du crédit impôt recherche.
  • nombre de suppressions de postes.

 

Ceci nous sera utile pour répondre à votre demande, notez que cela ne vous assure pas une réponse positive.

Toi syndicaliste, ou en employé qui dispose de chiffres de cette liste pour les signataires de la demande de ton PDG: Tu peux aider ton PDG en nous fournissant les éléments en question.

Merci d’avance.

Juste un petit mot pour dire mon écoeurement de voir dans le JDD de dimanche, 98 grands patrons jouer les pleureuses et lancer un appel à payer moins pour gagner plus.

C’est assez comique je trouve, quand on sait que :

• en 2012 les sociétés du CAC40 ont versé 37 milliards de dividendes à leurs actionnaires (source)

• en 2010 les sociétés du CAC 40 ont dégagé des bénéfices d’un montant de près de 83 milliards d’euros (source)

• la réduction de charges sociales dite « Fillon » coûte de 21 à 23 milliards d’euros par an à l’État (source)

• l’impôt sur les sociétés payés par les société du CAC 40 représente 8% de leurs bénéfices, loin du taux normal de 33% et alors que les PME en payent à un taux de 22% (source)

• 17 groupes du CAC 40 ne payent pas d’impôt sur les bénéfices (source)

• parmi les signataires figure le PDG de Sanofi qui voulait licencier 2500 personnes de son entreprise, ce qui sans l’intervention de Montebourg se serait fait, mais il y a encore malheureusement 900 suppressions de postes (source)

• en 2010 les allégements de charge ont atteint 30 milliards d’euros et augmenté de 55% entre 2001 et 2010 (source)

Voilà c’était juste ce petit coup de gueule avec des preuves factuelles que les grands patrons n’ont pas à se plaindre puisque ce sont eux et leurs groupes qui bénéficient le plus des largesses de 10 années de droite au pouvoir.

Car au final, cet appel est une critique des 10 années d’UMP au pouvoir puisque le PS n’a pour l’instant rien modifié.

Via : Slovar
Le PDG de Renault lance un cri de détresse sur la compétitivité de ses usines françaises, oubliant au passage de préciser qu’il a déjà délocalisé 83% de la production actuelle et qu’une baisse des cotisations patronales ne servirait au mieux qu’à maintenir un minimum d’emplois.

 

 

Restera t-il, dans peu de temps, une usine de production automobile en France ?
C’est la question qu’on peut légitimement se poser en écoutant les très nombreuses lamentations des PDG sur le manque de compétitivité des usines françaises ou d’Europe de l’ouest. En fait, aucun ne parle du cycle de paupérisation, du aux cures d’austérité, imposées aux populations, qui ont détruit toute notion de pouvoir d’achat. Non, ils se plaignent que leurs clients, hormis les produits essentiels, reportent leurs achats les plus importants, notamment ceux d’achats d’automobiles neuves.
Que faire, lorsque les salaires sont trop bas et que l’angoisse du chômage réfrène toute velléité de consommation ?
Henri Ford qui n’était ni philanthrope, ni bolchévique, avait choisi de payer en moyenne deux fois mieux ses salariés que ses concurrents. Pour quelles raisons ? : attirer les ouvriers aux compétences les meilleures afin d’augmenter la productivité du travail et le fait que : « Un ouvrier bien payé est un excellent client ». Force est de constater qu’un siècle plus tard, les patrons de PSA et Renault nous expliquent que faute d’acheteurs, il est nécessaire de baisser le coût du travail et de flexibiliser le travail et les salaires de leurs ouvriers.
Ce qui ne résoudra rien puisque les clients sont aux abonnés absents. Mais écoutons les arguments du PDG de Renault.
Carlos Ghosn souligne que le problème de Renault était moins lié aux surcapacités qu’à la compétitivité de ses usines françaises. « Aujourd’hui, le principal sujet de Renault, notre urgence même, c’est notre compétitivité en France (…) » Carlos Ghosn, disant attendre du gouvernement : « des choix et un plan d’action (…) Nous avons un problème de coût du travail et nous avons besoin de flexibiliser le travail, notamment dans l’industrie (…) »
Notons au passage que Carlos Ghosn n’a pas le moindre scrupule à concurrencer les productions de  ses usines françaises avec des DACIA made in Roumanie ou Maroc. Ou même de proposer sous le logo Renault les modèles haut de gamme Latitude et Koleos fabriqué en Corée. Pas plus qu’il n’a de scrupule à importer plus de véhicules au losange en France qu’il n’en exporte ! Allons, soyons sérieux deux minutes. Comment peux t-on comparer les coûts salariaux des ouvriers slovènes, turcs, marocains, roumains ou russes avec ceux des français ?
La compétitivité, un simple alibi ?
La réalité, c’est que monsieur Ghosn a fait des choix stratégique par lesquels la marque Renault est devenue, au fil du temps, un moyen de rebadger des productions DACIA (Brésil et Russie) et surtout ne doit pas gêner Nissan et sa filiale de luxe INFINITI si chers à son coeur. Et ce ne sont pas les véhicules électriques dont la diffusion devrait rester confidentielle, qui vont cacher le fait qu’à part la nouvelle Clio (dont seulement une partie sera fabriquée en France) et le serpent de mer Alpine, l’avenir industriel de Renault n’est plus en France.
L’argument compétitivité n’est qu’un alibi. Car, en admettant que le gouvernement français diminue de façon considérable les cotisations patronales, rien n’empêchera les constructeurs automobiles de continuer de développer leur outil de production dans les pays aux coûts salariaux et aux normes sociales les plus bas.
En fait, à terme, les clients de la zone Europe, deviendront des consommateurs d’appoint puisque les constructeurs ont déjà les yeux tournés vers la future clientèle des pays émergents où ils ont des usines ou des joint-ventures qui fourniront un jour ou l’autre … le marché européen.
Alors, faire croire qu’en transférant les cotisations des entreprises vers les consommateurs (TVA) ou les contribuables (CSG) suffirait à ne plus supprimer d’emplois et même à en créer n’est qu’une imposture et viendrait au mieux améliorer les marges au profit … des actionnaires. 
La longue plainte de nos constructeurs automobiles n’est en fait qu’un rideau de fumée destiné aux français, qui pourraient prendre ombrage en tant que consommateurs de la programmation des fermeture d’usines de production dans l’hexagone. 
De façon plus prosaïque, l’avenir de l’automobile française est déjà en place. La Roumanie, le Maroc et probablement bientôt la Chine et l’Inde fourniront les véhicules low cost destinés aux salariés low cost. La République Tchèque, la Slovaquie ou la Hongrie fourniront les classes moyennes, et des accords passés avec des constructeurs germaniques permettront de proposer du haut de gamme.
Ce qui fait qu’on oubliera le plus rapidement du monde le label France, inventé par le précédent gouvernement, que ni Renault ni PSA n’ont demandé, mais que, curieusement TOYOTA a obtenu haut la main. TOYOTA qui, outre ne pas pousser de longues plaintes, va exporter aux Etats Unis des Yaris fabriqués en France.
Suggérer à Carlos Ghosn d’aller leur demander conseil pour ses problèmes de compétitivité en France ne serait, décidément pas, une mauvaise chose !
Crédit et copyright photo

Via : nouvelobs.com

REPORTAGE – "PSA assassin", "PSA, patron voyou"… Les salariés, qui ont appris ce matin la fermeture du site PSA d’Aulnay-sous-Bois, voient rouge.

Les ouvriers PSA en colère sur le site d'Aulnay-sous-Bois le 12 juillet 2012. (MARTIN BUREAU / AFP)

Les ouvriers PSA en colère sur le site d’Aulnay-sous-Bois le 12 juillet 2012. (MARTIN BUREAU / AFP)

La colère a éclaté sur le site PSA d’Aulnay-sous-Bois, jeudi 12 juillet, après l’annonce brutale dans la matinée de la fermeture de l’usine en 2014, et de 8.000 suppressions de postes dans le groupe. "PSA assassin", scandent les ouvriers qui, en Assemblée générale, ont voté la grève à l’unanimité. Rassemblés devant la grille principale, ils se sont précipités pour couper l’herbe sous le pied du directeur du site Laurent Vergely, qui devait rejoindre la conférence de presse de 11 heures. Ils ont refusé de le laisser faire "son baratin", paroles dont s’est finalement chargé le patron du groupe Philippe Varin. "Il veut nous traiter de voyous. Alors que les voyous, c’est la direction", lance Ali Kherchaoui, de la CGT.

3.000 CDI, 380 intérimaires…

Les salariés ont reçu l’information par texto à 8h30 alors qu’ils étaient à leur poste de travail. "Vous avez une heure pour prévenir vos familles, et après vous reprenez le travail", leur ont dit leurs supérieurs. Mais c’est maintenant la grève qui commence, et les ouvriers disent leur rage contre "PSA, patron voyou".

Pour les salariés d’Aulnay, la fermeture de l’usine n’est pas justifiée : "Ils veulent seulement faire plus de fric", tempête Julien, 40 ans dont 18 comme conducteur d’installation pour PSA. "Ils nous ont déclaré la guerre", estime ce père de deux enfants.

"Dégoûté", l’ouvrier dit avoir perdu toute confiance. Dans sa direction bien sûr, mais aussi dans le gouvernement, et même dans les syndicats. "Mais on va se battre, on ne va rien lâcher".

La fermeture d’Aulnay, ce sont 3.000 CDI mais aussi quelque 380 intérimaires et 250 sous-traitants. "Sans diplômes, qu’est ce qu’on va faire ? Leur reclassement, c’est du vent : il y a les mêmes propositions sur internet", remarque Julien.

"L’usine on l’aime et on veut y garder notre emploi"

Les syndicalistes rappellent que le "dégraissage" a commencé voici plus de cinq ans. "On est déjà passé de 7.000 à 3.000 aujourd’hui. La fermeture déguisée est en marche depuis longtemps. On nous ment depuis des années", lance l’un d’eux. Et de dénoncer les pressions continuelles sur les ouvriers : les heures supplémentaires encore demandées la semaine dernière, les postes surchargés "avec un seul gars pour trois postes".

L’annonce, à deux semaines des vacances, en choque plus d’un. "C’est immonde", hurle une jeune femme. Mais si la colère est intense, personne ne songe à s’en prendre à l’outil de travail : "On ne leur donnera pas le plaisir de saccager l’usine. L’usine on l’aime et on veut y garder notre emploi". La détermination est bien là : "On se laissera pas faire", entend-on dans tous les groupes d’ouvriers réunis à la porte principale de l’usine. "C’est bien la guerre, on ira jusqu’au bout"…

Via : Apex.fr Publié le 2 juillet 2012

Un pouvoir d’achat en baisse de 1,2%, du jamais vu depuis 1984. Une revalorisation du SMIC de 21,50 € par mois. La consommation finale des ménages qui se dégrade. Des prix à la consommation qui à mai 2012 avaient augmenté de 2% sur les douze derniers mois. La moitié des salariés qui ont un salaire net inférieur à 1.675 euros quand ils sont à temps plein. Un salaire médian qui n’a progressé que de 0,3% en 2010 après inflation. Plus de 4 millions de femmes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et plus de 2 millions d’hommes (revenus inférieurs à 60% du revenu médian), hors Dom-Tom.

Et tout cela serait « normal » ! Normal du fait de la crise, normal parce que les entreprises ne peuvent pas mettre en péril leur compétitivité, normal parce que l’Etat lui-même ne peut pas faire mieux pour ses agents, normal parce que les PME ont le couteau sous la gorge, normal parce que le taux de charges sociales surenchérirait exagérément le coût salarial, normal parce que les entreprise ont d’abord besoin d’investir…Vraiment normal ?

Acte I (avoir de la mémoire)

Voilà un quart de siècle que le même discours est tenu, quelle que soit la conjoncture du moment. Dès 1982, le gouvernement de l’époque décide un blocage des salaires durant quelques mois, suivi d’un sérieux coup de frein pour les années suivantes – au nom de la lutte contre l’inflation. Il interdit que tout accord salarial comporte une indexation sur la progression du SMIC. Le temps partiel est favorisé et étendu : représentant 8 % des emplois en 1980, il en représentait 16 % au milieu des années 90. Côté précarité, en 1985 trois jeunes sur dix n’avaient comme premier emploi qu’un emploi précaire ; ils étaient six sur dix en 1995, neuf sur dix en 1998. C’est ainsi qu’en France, la part des salaires rapportée à la valeur ajoutée a perdu 6,5 points par rapport à la moyenne des années 60/70. Bien avant l’actuelle crise !

Qu’est-ce qui pouvait bien motiver, en France et ailleurs, une telle politique ? La réponse fut donnée par le chancelier allemand de l’époque, Helmut Schmidt : "les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain". Sauf que ce théorème ne s’est jamais confirmé, se réduisant à une vulgaire escroquerie intellectuelle.

Les entreprises ont utilisé leurs profits supplémentaires – contrepartie de la baisse de la part des salaires – pour se désendetter, puis pour distribuer de plus en plus de dividendes. Dans le cas français, les profits distribués par les entreprises représentent (en net, pour tenir compte des dividendes qu’elles se versent entre elles) 13 % de la masse salariale en 2010, contre 4 % au début des années 1980.

Et l’on sait aujourd’hui avec le recul que non seulement les dividendes ont augmenté mais que le taux d’investissements a baissé, et que l’imposition sur les bénéfices a également baissé. Ce transfert de revenu vers l’actionnariat au détriment des salaires et des ressources publiques est l’une des causes majeures de la bulle financière et de la crise systémique actuelle.

Acte II (ne pas tomber dans le panneau)

Cette crise ouvre un nouveau débat, cette fois-ci sur « l’effort »… collectif. Cet effort qui devrait permettre de relancer l’activité de demain et les emplois d’après-demain. Une fois encore l’escroquerie est flagrante.

  • D’abord parce que la relance n’existera pas tant que la seule réponse à la crise financière des Etats sera l’austérité radicale. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal l’attestent : serrer inconsidérément la ceinture finit par une apoplexie. Plus ces pays prennent de mesures restrictives, plus leur récession s’aggrave.
  • Ensuite, parce que l’argument porte invariablement sur les seules PME. Ces « mystérieuses PME » dont on ne sait jamais vraiment bien qui elles sont. Filiales de groupes qui leur imposent une remontée automatique de leur trésorerie  et qui fixent à l’avance leur taux de marge ? Entreprise moyenne indépendante mais pieds et poings liés par ses donneurs d’ordre ? Artisan qui dépend essentiellement du pouvoir d’achat de ses clients individuels ? Pourquoi ne pas commencer par dire que les défaillances d’entreprises petites et moyennes sont essentiellement dues à leurs relations drastiques avec les banques, aux délais de, à leurs grands clients qui leur imposent des baisses régulières de prix, aux délais de paiement de leurs factures et parfois aussi à l’incompétence de leurs directions. La fameuse « Charte de bonnes pratiques » et la nomination d’un médiateur de la sous-traitance ne sont que des mesures cosmétiques qui ne retirent rien aux rapports de force du marché. En 2011, un dossier de la fédération patronale de la plasturgie dénonçait « l’étranglement » des petites structures par les grands groupes en refusant notamment la répercussion des hausses de matières premières sur leurs prix de cession ! Mais sur toutes ces questions… silence et bouches cousues ! Seuls comptent la masse salariale et les charges….
  • C’est également une escroquerie parce que, dans cette société baptisée « société du risque » par d’éminents représentants patronaux, il se trouve que le risque pour l’actionnaire est assez globalement transféré aux salariés et à la collectivité. Il suffit de constater la bonne tenue des dividendes, voire même leur croissance relative par rapport au profit final pour s’en rendre compte. Pas de modération des dividendes ! En 2008 et 2009, alors que les profits de CAC 40 s’effritent, les dividendes se maintiennent et par conséquent leur taux de distribution s’établit autour de 50% des profits !

Alors comment peut-on oser défendre la modération salariale comme premier acte politique avant même d’avoir commencé à traiter :

  • La remise au pas des banques sur leur rôle économique, et la constitution d’un système bancaire public dominant.
  • La révision sérieuse des politiques fiscales envers les entreprises, qui effectivement peuvent être variables en fonction de la nature de l’entreprise.
  • La mise en place d’une grande négociation sur la sous-traitance mettant à nu les diktats des grands groupes vis-à-vis de leurs fournisseurs.

L’argument des PME est un prétexte pour justifier un faux réalisme. Posons les problèmes du rapport de force de marché, de la ponction que les grandes entreprises exercent au détriment des plus petites, de l’attitude des banques, des réels taux d’imposition différents entre grandes et petites entreprises…posons cela et voyons alors si une vraie progression des salaires est « objectivement » impossible dans les PME !

C’est tout de même un comble que de présenter le « coup de pouce » au Smic comme une avancée sociale alors que l’argument sous-jacent, dissimulé derrière ces 2%, est singulièrement celui de l’austérité salariale à venir ! Comme de ne pas signaler que cette progression, sans négociation globale sur les salaires, va faire passer un certain nombre de salariés au niveau du Smic – donc exonérés de charges avec basculement sur l’impôt.

Alors oui, la question des salaires est posée à juste titre. Au cours des 25 dernières années ce n’était jamais le bon moment pour une vraie progression des salaires et une autre répartition des richesses. Jamais ! Il y a eu successivement l’argument de l’inflation, puis celui de la compétitivité nationale, puis (rappelons-nous bien de cette fable) le conflit entre « nouvelle » et « ancienne » économie qui nous mena directement au krach boursier de 2001, puis la hausse des matières premières, puis les menaces chinoises et maintenant allemandes et enfin l’endettement public. Cette société dont le PIB a cru de 4,8% en moyenne annuelle et en valeur depuis 1981 (3% en moyenne depuis 1991) n’a jamais été à même de poser le problème d’un autre partage des richesses. Il y a eu une obstination dans le partage de plus en plus inégalitaire. Une quasi fuite en avant qui se termine lamentablement par une crise générale du système économique. À quelques pas du gouffre.

C’est cette même société de « l’effort collectif » qui fait qu’entre 2004 et 2007 (juste avant le déclenchement de la crise) les plus-values ont pu progresser de 55%, les revenus du patrimoine de 46% alors que les revenus d’activité et de remplacement ne progressaient que de 11% (source : étude Insee sur les très hauts, Julie Solard, avril 2010). Confronté à ce bilan – autant social que politique - la réponse qui vient de tomber est… « modération salariale » !

Le geste politique sur les salaires des patrons des entreprises publiques (désormais limités à 450.000 euros brut par an) est un acte de simple pudeur. Il ne change rien à la rémunération extravagante des dirigeants des grandes firmes privées et à celles des patrons d’institutions financières.

Personne n’est stupide dans ce débat social. Personne ne propose d’augmentations qui, en raison de la compétitivité marchande, couleraient instantanément des milliers d’entreprises. Mais ce que les salariés ne peuvent pas supporter c’est qu’il ait pu y avoir, pendant tant d’années un tel transfert inégal de revenus, et que la question du rattrapage, d’un simple début de compensation, d’un renversement des priorités, ne soit même pas posée aujourd’hui.

Dans les procédures judiciaires on entend dire « pensons aux victimes »… Et bien dans la transition politique actuelle il est justice de dire « pensez aux victimes » des politiques libérales déployées depuis trois décennies. Prenez le problème dans l’autre sens. Attaquez-vous aux mécanismes, démontez la machine et remontez-la autrement. Alors on verra qu’il est possible de distribuer autrement les richesses créées. D’autant que cette crise a parmi ses causes, l’accaparement inégal de la richesse, l’abondance des capitaux en jachère qui tournent dans la sphère spéculative et qui échappent durablement au développement collectif.

La question des salaires est bel et bien posée. Pas seulement sous sa forme classique d’augmentation ponctuelle du pouvoir d’achat mais aussi comme la réaction légitime à trois décennies scandaleuses.

Du boulot pour pôle emploi, comme annoncé les plans de licenciement s’accumulent, l’été sera chaud socialement et ce n’est qu’un début… bref la manette pour satisfaire les marchés financier est enclenché et le peuple va subir, cette fois ci c’est pour nous…

Bouygues Telecom veut supprimer 556 postes

PSA pourrait supprimer jusqu’à 10.000 emplois en France

HP supprimera 520 postes en France d’ici fin 2014

Iveco va fermer cinq usines, dont son site de Chambéry

L’opérateur SFR va engager un plan de départs volontaires

Renault va supprimer 300 postes sur son site de Flins 

Castorama : plus de 1.000 emplois menacés

Sanofi pourrait supprimer de 1.000 à 2.000 postes

Via : fr.euronews.com

Le ton s’est nettement durcit dans le conflit des mineurs dans le nord du pays.

De violents affrontements ont opposé les deux parties tout près de la mine de Pozo Soton près d’Oviedo dans les Asturies.

Les mineurs espagnols sont en grève pour dénoncer une réduction des aides publiques par le gouvernement Rajoy qui cherche à faire des économies pour diminuer la dette publique.

Plusieurs d’entre eux sont enfermés depuis 23 jours en signe de protestation dans une autre mine de la région.

Une quarantaine de mines de charbon sont encore en activité en Espagne, la plupart sont situées dans le nord du pays.

Via : realinfos

Crédit Agricole Consumer Finance, la branche du Crédit Agricole spécialiste du crédit à la consommation, prévoit 254 suppressions de postes nettes dans le cadre de son plan d’adaptation présenté fin 2011, a-t-on appris lundi auprès de la banque.

Dans le détail, 400 suppressions de postes sont prévues pour 146 créations de nouveaux postes.

En présentant son plan visant à réduire ses besoins en liquidités, Crédit Agricole avait indiqué prévoir 300 suppressions de postes dans sa branche Consumer Finance.

Un plan de sauvegarde de l’emploi privilégiant le reclassement au sein de Crédit Agricole Consumer Financer ou du groupe Crédit Agricole sera mis en oeuvre et au moins deux offres d’emploi seront proposées aux personnes concernées, a fait valoir la banque.

En présentant son plan, elle avait annoncé qu’elle supprimerait 2.350 postes, dont 1.750 au sein de sa branche de financement et d’investissement CA CIB.

En France, elle prévoyait de réduire ses effectifs de 850 postes.