Archives de septembre, 2011

Via : Slovar les nouvelles

Les chiffres du chômage du mois d’août, sont une fois encore désastreux pour les seniors. Ceux-ci voient la durée de leur inactivité augmenter. Néanmoins, Laurence Parisot est enthousiaste à l’idée de leur faire attendre 67 ans pour partir à la retraite.

Xavier Bertrand a fait profil bas sur les chiffres du chômage du mois d’août. Se limitant à saluer une : « évolution positive » sur le front de l’emploi, « malgré un net ralentissement de la croissance depuis plusieurs mois » Ce tout petit satisfecit ne résiste néanmoins pas à l’analyse des données fournies par le Ministère de l’emploi et Pôle Emploi.

En effet, si on note un recul de 0,1% des demandeurs d’emploi en catégorie A : « En additionnant les demandeurs de catégorie B et C, qui exercent un activité réduite, la hausse du chômage en août est de 0,5%, soit 20.200 personnes de plus en un mois, pour atteindre 4.148.200 (…) » Mais plus grave, la durée du chômage augmente : le nombre de d’inscrits à Pôle Emploi depuis plus d’un an progresse de 0,6% par rapport à juillet pour remonter à 1.581.300 en août. « Un chiffre sans précédent depuis novembre 1999 selon les statistiques du ministère du Travail » précise Boursier.com

De quelle ampleur est cette augmentation ?

« (…) En un an, le nombre de demandeurs inscrits depuis deux à trois ans a augmenté de 25 % et ceux inscrits depuis plus de trois ans de 19,8 % (…) » indique Eric Heyer de l’OFCE qui précise que la catastrophe annoncée ici à plusieurs reprises du chômage des seniors s’accélère : « (…) Entre juillet et août, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 0,9 %. Sur un an, ils ont même grimpé de 13,5 %. « On constate les effets de la réforme des retraites (…) 40.000 personnes qui auraient dû sortir de la population active au début de l’été y sont restées. » – France Soir

Si on ajoute à cela le rapport OIT-OCDE, qui indique clairement que : « la crise économique mondiale pourrait se traduire par une pénurie massive d’emplois » Et que selon le rapport : (…) il sera impossible à court terme de combler le déficit d’emplois accumulés pendant la crise, qui s’élève à plus de 20 millions (…) » Rapport complet en anglais

Force est de constater que les seniors n’arriveront pas à se maintenir dans l’emploi, jusqu’à leurs 65 ans pour obtenir une retraite sans décote. Tout comme il sera illusoire de faire croire que les moins âgés auront la capacité de cotiser 42 ou 43 ans, pour obtenir un taux plein. A moins, bien entendu, de partir à la retraite au delà à 67 ans ou plus ! Seulement, les français, conscients qu’ils seront tous un jour des salariés seniors … au chômage, espèrent partir avant leurs 67 ans, quitte à toucher une pension minorée pour cause de décote !

D’où la brillante idée de François Fillon de repousser l’âge légal de la retraite à 67 ans. Idée qui a provoqué un tollé … sauf au Medef, où on clame son enthousiasme !

C’est vrai qu’un nouveau report de l’âge légal de la retraite salué par une organisation d’employeurs qui ne fait aucun effort, contrairement à ses promesses, pour recruter des seniors est du meilleur goût !

Mais Laurence Parisot qui n’en est pas à une contradiction ou une provocation près, n’en a cure. Invitée de RMC pour présenter son dernier livre, se plaindre des charges, de l’indolence des politiques face à la crise financière, et réclamer le transfert de l’assurance maladie vers d’autres sources de financement que les entreprises, elle en profitait (14 eme minute de la vidéo) pour approuver la proposition de François Fillon sur le report de l’âge légal de la retraite à 67 ans, indiquant au passage que c’était une excellente idée et que, après tout : « quand on aura 67 ans en 2030, on sera dans un état de santé, un état physique comparable à 62 ans aujourd’hui »

Rappelons, qu’alors que l’âge légal vient de passer à 62 ans, plus de 800 000 seniors sont au chômage en 2011. Combien seront-ils au regard du rapport OIT-OCDE en 2030 si l’âge légal de départ était fixé à 67 ans ?

Ce n’est cependant pas le problème de Laurence Parisot qui estime que c’est : « une excellente idée et une bonne réponse à la crise actuelle (…) »

Excellente idée ? A condition, madame Parisot de respecter les engagements du Medef en contrepartie du report de l’âge de la retraite, comme en 2008 : « Le MEDEF s’engage pleinement à tout faire pour augmenter le taux d’emploi des seniors dans le secteur privé (…) » et en 2009 : « (…) L’emploi et le maintien dans l’emploi des seniors font partie des objectifs prioritaires (…) Rompre avec la culture de la sortie précoce d’activité est une nécessité, ne serait-ce que pour faire face aux enjeux démographiques et préserver les régimes de retraite (…) Pour y parvenir, une véritable révolution des esprits a été ébauchée et doit se poursuivre (…) »

Ce qui, si l’on s’en réfère aux accords sur l’emploi des seniors, signés par les entreprises, est pour l’instant est un leurre. Mais que serait le Medef sans votre mauvaise foi légendaire ?

27/09/2011 – "Les politiques sont des incapables"

"Le marché a perdu sa capacité de donner un prix aux actifs – Il n’y a aucune solution pour l’instant – Ca vous réjouit de rajouter de la dette à de la dette? – Vous trouvez les politiques inventifs ?….Les politiques sont nuls et sont des incapables – Ca fait deux ans que l’on achète du temps avec la Grèce – On attend depuis deux ans le miracle, qui n’existe pas…"

 

Via : tvnetcitoyenne

BBC News—Sept. 26, 2011

Une interview du trader Alessio Rastani sur BBC, qui pronostique la chute prochaine de l’euro… Et distille des conseils sur comment faire de l’argent sur l’effondrement de l’économie (traduite par Attac TV France).

il dit rever de recession, bin la quand meme…

MAJ – 28-09-2011

Un homme présenté comme trader à Londres a provoqué mardi un buzz sur internet en affirmant qu’il "rêvait" toutes les nuits d’une récession, des propos qui ont suscité l’indignation mais aussi des interrogations sur l’identité du jeune individu.

L’interview d’Alessio Rastani, lundi à la télévision BBC, a été visionnée par plus de 360.000 personnes sur internet, mais ses propos correspondent tellement aux stéréotypes des traders que des rumeurs circulaient sur la possibilité qu’il s’agisse d’une supercherie.

"J’ai une confession à faire: je vais au lit tous les soirs, et je rêve d’une autre récession (…). Personnellement, j’ai rêvé de ce moment depuis trois ans", a déclaré Alessio Rastani sans ambages.

Interrogé sur la réponse des dirigeants à la crise de l’euro, le jeune homme de 34 ans a déclaré que les traders "se foutent" de l’euro. "La plupart des traders se fichent de savoir comment (…) la situation va être résolue. Notre boulot, c’est de faire de l’argent", a-t-il affirmé.

"Les gouvernements ne dirigent pas le monde. Goldman Sachs (banque d’affaires américaine) dirige le monde. Goldman Sachs s’en fiche de ce plan de sauvetage, tout comme les importants fonds spéculatifs", a-t-il assuré.

Les commentaires de M. Rastani, présenté comme un trader indépendant par BBC, ont provoqué de nombreuses réactions.

"Cela me semble immoral et amoral", a réagi la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. "Le trader qui a soulevé le couvercle sur ce que la City pense vraiment", a titré The Independent.

Certains médias ont avancé que M. Rastani pourrait être un membre de Yes Men, un groupe basé aux Etats-Unis qui avait reconnu sa responsabilité dans une info bidon reprise par la BBC en 2004, selon laquelle la société Dow Chemical allait indemniser les victimes du désastre de Bhopal en Inde en 1984.

Mais Yes Men a démenti être cette fois impliqué, et dans une interview mardi au magazine financier Forbes, M. Rastani a insisté sur le fait qu’il était un trader travaillant à son compte.

La BBC a aussi assuré avoir mené une "enquête détaillée" sur le jeune homme et n’avoir pas rien trouvé laissant penser qu’il n’était pas trader.

Goldman Sachs, citée par M. Rastani, s’est refusée à tout commentaire.

AFP

Via : gen4.fr
Retour sur les problèmes de décontamination de l’eau radioactive contenue dans les sous-sols

En bleu pâle sur le schéma : ce qui devrait rester après décontamination
En bleu foncé sur le schéma : ce qui reste effectivement dans les sous-sols

- Quantité d’eau contaminée stockée dans les sous-sols à la fin mai : 105 000 tonnes
- Quantité d’eau contaminée stockée dans les sous-sols au 13 septembre : 102 000 tonnes
- Quantité d’eau décontaminée dans les unités Sarry et autres : 90 000 tonnes

- Quantité d’eau "nouvelle" : 90 + 102 – 105 = 87 000 tonnes

- Quantité d’eau fraîche incorporée dans le circuit sur la période (estimation) : 47 000 tonnes
- Quantité d’eau supplémentaire due aux pluies et autres 87 – 47 = 40 000 tonnes

Cette équation est en fait bien plus complexe que Tepco ne le claironnait il y a encore quelques jours : les quantités traitées par l’usine de décontamination ne se soustraient pas si simplement aux quantités d’eau en stock, il faut y ajouter les eaux de pluies et les fuites diverses. Et encore tout ceci n’est que la partie visible de l’iceberg d’eau contaminée : il faudrait pour être parfaitement précis déduire les quantités d’eau qui fuient obligatoirement des sous-sols vers l’océan ou les nappes phréatiques. Mais ce calcul précis ne nous sera probablement communiqué que bien plus tard ?

Source : Physics Forum (Anglais), Tokyo Web (Japonais)


Typhon Roke : Dégâts limités sur le site de Fukushima Daiichi

Plus de peur que de mal, malgré des précipitations importantes (environ 300 mm) et des vents violents (150 Km/h), le typhon n°. 2011/15 "Roke" semble n’avoir engendré que quelques dégâts limités sur le chantier de la centrale accidentée. Tepco avait pris quelques précautions avant l’arrivée du plus gros de la tempête notamment en repliant les grues géantes ce qui a pu un moment donner l’impression que l’une d’entre elles était (n°. 3) dans une posture fâcheuse.


Des niveaux d’eau en hausse dans les sous-sols suite aux pluies diluviennes

Tepco a annoncé jeudi matin que le niveau d’eau aurait monté de 44 cm dans le bâtiment turbine n°. 1 (Jiji press); plus embêtant, deux fuites ont été signalées par l’opérateur, la première, estimée à 4m3/h et localisée au niveau du bâtiment turbine du n°. 6 et la seconde au niveau d’une pièce adjacente à la salle de contrôle-commande des ex-unités n°. 1 et 2, ce qui pourrait avoir créé quelques problèmes au niveau des surveillances des débits des pompes chargées de refroidir les ex-réacteurs.

La célèbre TepCam qui filme en permanence le site accidenté a été arrêtée de longues heures alors que l’alimentation électrique de la ville de Fukushima, située à 60 Km du site et forte de 350 000 habitants était interrompue.

L’ensemble des travaux sur le chantier a été stoppé le temps que le typhon s’éloigne du site. Roke semble avoir accéléré significativement sa course pour disparaître rapidement en direction de l’Est de l’ile d’Hokkaïdo.

Source : ex-skf (Anglais) et Yoimuri Online (Japonais)

De plus en plus d’experts estiment que de sérieux problèmes auraient été créés à Fukushima Daiichi par le séisme lui-même

Un chercheur de l’AIEA, Yasuteru Shibamoto, a déclaré le 21 septembre que l’enceinte de confinement du réacteur n°. 2 aurait pu être endommagée le 11 mars, juste après la survenue du séisme majeur et avant l’arrivée du tsunami, environ 1 heure plus tard. Un trou d’environ 7 cm a été constaté dans l’enceinte de confinement qui entoure le réacteur n°. 2 et d’après la chronologie des informations fournies par l’opérateur, M. Shibamoto a conclu que ce défaut dans la cuve secondaire aurait pu être créé par le tremblement de terre lui-même.

Il ne s’agit pas de la première intervention d’un scientifique Japonais qui tende à démontrer que de sérieux dégâts, peut-être suffisants pour créer à eux seuls un accident grave, auraient pu être directement engendrés par le séisme et non à la suite du tsunami comme l’assure l’opérateur. Ce point est très important car il exonérerait en partie la source d’un événement exceptionnel comme un tsunami et fragiliserait un peu plus la position de Tepco dans un pays affecté en moyenne chaque année par une douzaine de séismes d’une magnitude supérieure à 6.

Source : ex-skf (Anglais) et Yomiuri Online (Japonais)

cuisine
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Après l’accident nucléaire de Fukushima, les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires ne garantissent pas une protection suffisante de la santé – foodwatch et la Section allemande de l’IPPNW réclament une réduction significative des valeurs limites actuellement en vigueur.

Les normes européennes et japonaises relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires ne garantissent pas une protection suffisante de la santé. Les populations sont exposées à des risques inutilement élevés pour la santé. C’est la conclusion du rapport « Les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires en Europe et au Japon : un nombre calculé de morts par irradiation » que l’association de protection des consommateurs foodwatch et la section allemande de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ont présenté le 20 septembre à Berlin. Le rapport s’appuie sur une expertise de Thomas Dersee et Sebastian Pflugbeil de la Société allemande de radioprotection.

Selon foodwatch et la section allemande de l’IPPNW, l’Union européenne, le gouvernement fédéral allemand et le gouvernement japonais n’informent pas assez leurs citoyens sur le fait qu’il n’existe pas de niveaux maximaux totalement « sûrs » en matière de contamination radioactive des aliments. Toute exposition à un rayonnement ionisant, aussi petit soit-il, représente un risque pour la santé et peut éventuellement entraîner des maladies graves telles que le cancer. En définissant un niveau maximal, on fixe donc un nombre de décès qui paraît acceptable. En appliquant les méthodes de calcul de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), il est possible d’établir que les normes européennes actuelles sont associées, pour la seule Allemagne, à un surcroît d’environ 150 000 cancers mortels par an dus à la consommation d’aliments contaminés – en supposant que toute la population consomme exclusivement des denrées alimentaires dont la teneur en radionucléides atteint les niveaux maximaux admissibles. Si cette teneur s’élevait en moyenne à seulement 5 % des niveaux maximaux, il faudrait encore prévoir un surcroît d’au moins 7 700 décès par an en Allemagne. Foodwatch et IPPNW ne disposent pas de preuves que des aliments fortement contaminés sont actuellement vendus sur le marché européen.

Les valeurs limites actuellement en vigueur dans l’UE sont comprises entre 200 et 600 becquerels de césium par kilogramme de nourriture. Elles sont en totale opposition avec le Décret allemand relatif à la radioprotection qui préconise une dose maximale individuelle de 1 mSv par an, toutes voies d’exposition confondues, en cas de fonctionnement normal des
centrales nucléaires. Elles tolèrent quant à elles une possible dose efficace de 33 mSv par an pour les adultes et même de 68 mSv pour les enfants et les jeunes. Même en Biélorussie et en Ukraine, des pays qui ont été directement touchés par la catastrophe de Tchernobyl, les normes appliquées sont plus strictes que dans l’Union européenne – des aliments contaminés qui n’ont plus le droit d’y être commercialisés peuvent donc être légalement vendus dans l’UE.

Puisque l’Europe dispose de suffisamment de denrées alimentaires largement moins contaminées, il n’est pas nécessaire d’autoriser la consommation d’aliments fortement contaminés. Foodwatch et la Section allemande de l’IPPNW réclament par conséquent une réduction significative des valeurs limites qui devraient passer de 370 (ou 200 pour les produits importés du Japon) à 8 becquerels de césium par kilogramme pour les aliments pour nourrissons et les produits laitiers et de 600 (ou 500 pour les produits importés du Japon) à 16 becquerels de césium par kilogramme pour tous les autres aliments. Ces valeurs limites sont conformes aux dispositions du Décret allemand relatif à la radioprotection qui préconise une dose de rayonnement maximale de 0,3 mSv (pour les rejets de substances radioactives provenant des centrales nucléaires dans l’eau et dans l’air). Cette revendication est formulée en sachant qu’une valeur limite – aussi faible soit-elle – est toujours associée à un certain nombre de victimes, ce qui devrait suffire à remettre en cause le fonctionnement des centrales nucléaires et la construction de nouvelles installations.

Thilo Bode, secrétaire général de foodwatch, a déclaré que "les valeurs limites actuellement en vigueur dans l’Union européenne et au Japon sont scandaleusement élevées, servent des intérêts économiques et exposent inutilement les populations à des risques considérables pour la santé. En vertu des droits fondamentaux européens, et notamment du principe de précaution et du droit à l’intégrité physique, les institutions européennes se doivent d’agir : elles doivent considérablement réduire les valeurs limites pour garantir un niveau de protection convenable aux citoyens."

Le pédiatre Winfrid Eisenberg (IPPNW) a ajouté que "la radioactivité nuit aux cellules humaines. Même les plus petites doses de rayonnement peuvent conduire à des mutations génétiques, affaiblir le système immunitaire ou provoquer un cancer – cela est particulièrement vrai pour les enfants et les jeunes. Plus un enfant est jeune, plus il grandit vite, plus il y a de divisions cellulaires, et plus le risque de lésions radio-induites est grand. Un embryon est extrêmement plus sensible aux rayonnements que tout autre être humain. D’un point de vue médical, les normes de radioprotection européennes sont injustifiables."

Foodwatch et la Section allemande de l’IPPNW recommandent aussi au gouvernement japonais de réduire considérablement les valeurs limites appliquées aux isotopes à longue vie du césium. Concernant la contamination en iode 131, les deux organisations réclament une tolérance zéro : en raison de la demi-vie relativement courte de cet isotope, aucun aliment contaminé en iode 131 ne devrait être consommé. Jusqu’à la désintégration de l’isotope, de nombreux aliments contaminés pourront être stockés ou congelés, avant de pouvoir ensuite être consommés.

De plus, il est recommandé d’harmoniser le système normatif européen afin d’appliquer les mêmes normes aussi bien en temps normal qu’en cas de catastrophe. En cas de catastrophe, la
Commission européenne a aujourd’hui la possibilité – comme elle l’a fait dans le cas de Fukushima – d’assouplir les normes alimentaires applicables sans aucun contrôle parlementaire.

Références

Auteur

Foodwatch

Attendus par la police à notre dame, les indignés ont préférés se rendre à la bourse! Là moins de 3 minutes, les gendarmes arrivent en trombe toutes sirènes hurlantes!
Ils entourent tout de suite les indignés réunis en assemblée populaire!

puis…

Considérant le rassemblement des indignés à la bourse de Paris comme une manifestation illégale, ils embarquent avec violence et sans ménagement ni retenue les indignés pacifiques.
Les images parlent d’elle même!

Dans notre merveilleux pays de la liberté d’expression, nous sommes informés qu’une manifestation pacifique d’indignés a été violemment dissoute par la Police.
C’est vrai que la Bourse de Paris abrite de dangereux criminels et il fallait absolument éloigner la foule.
Je remercie les forces de Police d’avoir protégé avec délicatesse d’honnêtes citoyens européens rassemblés dans le calme et le respect.
Heureusement aucun pillard assoiffé de dollars n’est sorti du bâtiment pour agresser ces jeunes gens…
LA VIOLENCE C ‘EST TOUT CE QUI RESTE A NOS GENDARMES ET POLICIERS C’EST PATHÉTIQUE POUR VOUS MESSIEURS, RÉFLÉCHISSEZ…VOUS ÊTES VOUS AUSSI DES HOMMES ALORS PROUVEZ LE…

Via : minuit moins une

Logement, santé, transports, fiscalité… Jamais les dépenses contraintes des ménages n’ont autant augmenté. Et ce n’est qu’un début, selon les calculs exclusifs réalisés par "L’Expansion" sur le pouvoir d’achat.

 

L’escalade des dépenses n’est pas finie. Factures mensuelles pour un ménage de 4 personnes au revenu moyen. Sources : Automobiles Clubs, Unis, Ufip, EDF, GDF Suez, Snui, Arcep, SymphonyIRI Group. (1) Pour un patient trentenaire : cotisation à une mutuelle de santé gamme 2 + dépenses restant à sa charge après remboursement de sa mutuelle pour une couronne dentaire, une paire de lunettes de vue à 150 euros, une consultation de généraliste, trois consultations de spécialistes à dépassement d’honoraires moyen et les franchises médicales sur 12 boîtes de médicaments. Source : Mutuelles.com. (2) Pour une Renault Clio à essence. (3) Pour un appartement moyen de 83mètres carrés.

Pour la deuxième année consécutive, le pouvoir d’achat des ménages risque de subir un sérieux coup de rabot en 2011. Du jamais-vu depuis la conversion de la gauche à la rigueur en 1983 et 1984. Mais si la baisse de 2010 (- 0,2 % selon l’Insee) s’expliquait avant tout par la crise, celle qui se profile en 2011 sera due surtout à l’accélération de l’inflation. De fait, jamais autant de factures n’ont grimpé simultanément. "Toutes les charges auxquelles un ménage ne peut échapper – logement, transports, alimentation, santé – augmentent bien plus vite que les revenus, et ce n’est pas fini", confirme Elisabeth Waelbroeck-Rocha, directrice générale du Bipe. La faute d’abord aux matières premières, qui flambent pratiquement toutes. Globalement, elles valent deux fois plus cher que fin 2008, et une baisse paraît peu probable. Avec de multiples effets en aval sur l’alimentation, le textile, les carburants, etc. A cela s’ajoutent les hausses de tarifs publics déjà dans les tuyaux, comme l’électricité, et les augmentations d’impôts, qu’il faudra bien supporter pour réduire les déficits publics. Toutes ces dépenses incompressibles pourraient s’envoler d’au moins 10 % environ d’ici à la fin de 2013, presque deux fois plus vite que les revenus. Résultat : leur part dans le budget des ménages va encore croître, alors qu’elles en représentent déjà la moitié pour les familles les plus modestes. Si bien que la consommation ne sera plus un moteur, mais un frein à la croissance.

Logement : + 7 % hausse minimale attendue d’ici à 2013 

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Une note énergétique qui fait exploser le budget

La crise du logement est un mal français dont les symptômes sont de plus en plus visibles dans le budget des ménages. D’après les calculs du Crédoc, les charges liées à l’habitat (loyer ou remboursement de crédit, énergie, assurances…) engloutissent chaque mois presque le quart du revenu des ménages, loin devant les transports et l’alimentation. Pour les 30 % de Français les plus modestes, ce poste absorbe désormais la moitié des revenus ! Paradoxalement, ce n’est pas la flambée du prix de la pierre qui a fait le plus mal. Avec la baisse des taux d’intérêt et l’allongement de la durée des prêts, les mensualités des crédits sont restées relativement stables. Parallèlement, la relance de la construction neuve par le dispositif Robien a soulagé les pressions haussières sur les loyers, notamment dans la périphérie des grandes villes. Deux facteurs qui devraient encore jouer dans les années qui viennent.

Pour les Français les plus modestes, le loyer absorbe la moitié des revenus.

En revanche, toutes les factures liées à l’habitation ont grimpé en moyenne de près de 10 % depuis 2007, d’après nos calculs. Et une inflexion de tendance est peu probable. La note énergétique va continuer d’enfler, alors que près de 3,3 millions de ménages brûlent déjà plus de 10 % de leurs revenus pour se chauffer. Les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, gelés jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, devraient à nouveau flamber. Les investissements nécessaires pour moderniser le parc nucléaire et les réseaux de transport du courant ainsi que le coût du développement des énergies renouvelables vont embraser les prix. A EDF, on parle d’une hausse de 30 % d’ici à 2015 ! Le prix du gaz va également grimper, dans le sillage du cours du pétrole. Même si le prix du mètre cube s’est effondré sur les marchés au comptant, le tarif payé par les particuliers dépend des contrats de livraison à long terme signés entre GDF Suez et ses fournisseurs, qui sont indexés sur le prix du brut. Et aujourd’hui la barre des 100 dollars le baril semble un solide pivot.

Transports : + 10 % hausse minimale attendue d’ici à 2013 

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Prix de l’essence et frais d’entretien s’emballent

Très chère voiture… Même s’ils ont mis un coup de frein à leurs déplacements, depuis quatre ans les Français ont vu s’accroître les dépenses consacrées à l’automobile. Le propriétaire d’une Renault Clio à essence neuve qui parcourt un peu moins de 10 000 kilomètres par an a été obligé de débourser presque 210 euros par mois en 2010, contre 160 en 2007. Résultat : cette année encore, les automobilistes ont dépensé plus d’argent pour se déplacer que pour se nourrir. "Le transport représente désormais 14 % du budget total des ménages, soit le deuxième poste le plus lourd après le logement", calcule Elisabeth Waelbroeck-Rocha.

Première cause de dérapage : l’essence. Selon nos calculs, la facture moyenne mensuelle a atteint 82 euros en 2010, soit un bond de 21 % en quatre ans. Et l’addition pourrait continuer de grimper, même si les voitures sont moins gourmandes. Le prix à la pompe restera élevé en raison de l’augmentation du brut, qui a peu de chances de redevenir bon marché puisque la production répondra de moins en moins à la demande. Quant aux dépenses d’entretien, elles seront amenées à s’alourdir encore, alors qu’elles ont déjà connu un bond de 35 % dans la dernière décennie, soit deux fois et demie l’inflation. La faute notamment aux pièces de rechange, sur lesquelles les équipementiers parviennent à réaliser de bonnes marges en répercutant la hausse du prix des métaux. Le plomb, par exemple, dont le cours a triplé en quatre ans, représente environ la moitié du coût de production d’une batterie.A cela s’ajoutent l’impact des nouvelles technologies, plus coûteuses, et, par-dessus tout, le coût de la main-d’oeuvre, qui pèse encore plus sur l’addition finale. Seule consolation pour les bons conducteurs : si le contrat est bien négocié, l’assurance pourrait diminuer, concurrence oblige.

Restent enfin ceux qui ont fait le choix des transports en commun. Les Franciliens détenteurs du Pass Navigo subiront les traditionnelles revalorisations de tarif, en attendant, peut-être, le tarif unique, actuellement à l’étude.

Télécoms: + 6 % hausse minimale attendue d’ici à 2013 

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Les innovations technologiques font déraper les dépenses

Dans son livre paru en 2005 aux Editions d’organisation, Le Blues du consommateur, le spécialiste du comportement Georges Chétochine prévenait déjà : "Nous rentrons dans une économie psychique : il ne faut plus répondre aux besoins, mais aux frustrations des Français, qui s’orientent vers des produits de compensation émotionnelle, comme les télécoms." Bien vu : les dépenses de téléphonie mobile absorbent une part désormais non négligeable du budget des ménages. Le forfait moyen d’un consommateur disposant d’une ligne fixe "triple play" et d’un téléphone mobile atteint presque 75 euros par mois d’après nos calculs. Pour un ménage de quatre personnes, la facture globale frôle les 200 euros par mois.

"L’évolution des revenus est insuffisante pour absorber les innovations technologiques. Du coup, les téléphones portables sont devenus les premiers concurrents du départ en vacances", explique le sociologue Jean Viard. "Et, depuis peu, de l’alimentation", ajoute Pascal Hébel, économiste au Crédoc. Alors que chaque mois de nouveaux services fleurissent, les dépenses pourraient s’envoler d’encore au moins 6 % dans les deux prochaines années. Parmi les applications payantes, les jeux vidéo sont appelés à prendre une place croissante.

Alimentation: + 12 % hausse minimale attendue d’ici à 2013

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 Le bond des matières premières fatal au porte-monnaie

Les relevés de prix dans la grande distribution sont incontestables : la valse des étiquettes commence à peine (7 % en rythme annuel sur la période mars-avril). Et, au vu des dernières négociations commerciales entre industriels et distributeurs, elle va se poursuivre. La farine pourrait augmenter de 15 %, les pâtes, d’au moins 5 %, le beurre, de 5 %, le café, de 10 à 20 %, et l’huile, d’au moins 5 %. D’après le cabinet SymphonyIRI Group, la hausse de la facture alimentaire, tous réseaux de distribution confondus, pourrait dépasser 15 % dans les deux prochaines années.

A qui la faute ? D’abord, à la flambée des prix des matières premières agricoles : ils ont presque doublé depuis la fin de 2008. Et ils ont peu de chances de chuter, car les récoltes s’annoncent déjà médiocres dans l’hémisphère Nord à cause de la sécheresse. Avec des conséquences en cascade, notamment sur le prix de la viande, via l’alimentation des animaux. L’industrie agroalimentaire est en outre confrontée au renchérissement des coûts de transport et d’emballage. Les distributeurs, contrairement à l’époque glorieuse pour eux des "marges arrière", qui avaient fait grimper les prix, ne peuvent guère être incriminés. La loi de modernisation de l’économie aurait réussi à favoriser la concurrence, si l’on en juge par le niveau historiquement bas des marges.

Le "panier des essentiels" lancé par Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la Consommation, suffira-t-il à amortir le choc ? L’UFC-Que choisir reste sceptique : les distributeurs qui se sont engagés à proposer chaque semaine des paniers comportant au moins dix produits (viande, légumes, fruits, poisson) pourront en effet y mettre ce qu’ils veulent. Et il ne contiendra sans doute pas assez de produits pour enrayer le renversement de la tendance historique à la baisse des dépenses d’alimentation dans le budget des Français (un peu moins de 15 % actuellement).

Santé: + 15 % hausse minimale attendue d’ici à 2013 

http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/files/2008/04/la-depense-de-sante-par-habitant-publique-et-privee-ocde-2004.1208425207.PNG

Des déremboursements et des majorations qui font mal

L’accès aux soins de tous les Français quels que soient leurs revenus n’a pas fini d’être malmené. Déjà, selon le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie, la somme qui reste à leur charge après remboursement de la Sécurité sociale et des mutuelles aurait explosé de plus de 20 % hors inflation depuis 2004. En 2010, les Français en ont été de leur poche de 175 euros par mois pour se soigner. Un budget passé de 6 % du total en 1960 à 13 % aujourd’hui.

"Les Français vont devoir mettre la main à la poche davantage encore dans les années à venir", avertit Gilbert Wilhem, fondateur de Mutuelles.com. Il y a d’abord les diverses économies annoncées par le gouvernement pour tenter de réduire le déficit de l’Assurance-maladie, depuis la participation forfaitaire de 1 euro par consultation, en 2005, jusqu’à la participation de 18 euros pour les actes lourds ou supérieurs à 91 euros en passant par la majoration du ticket modérateur en 2006 et en 2007. Et la liste des restrictions n’a pas fini de s’allonger, compte tenu de l’ampleur des déficits sociaux. Le moindre remboursement des consultations hors parcours de soins, notamment, va peser plus lourd. "Les dépassements d’honoraires sont de plus en plus pratiqués, et le déremboursement de certains médicaments risque de gonfler les cotisations des assurances complémentaires de santé", explique Raphaël Soulignac, responsable du secteur au Bipe. Ne pouvant faire face à toutes ces augmentations, près d’un quart des personnes interrogées pour le baromètre Cercle santé-Europ Assistance disent avoir renoncé à des soins en 2010 pour des raisons financières, soit deux fois plus qu’en 2009. Une proportion encore amenée à croître, notamment chez les jeunes et les seniors, qui dépensent déjà environ 65 % de plus qu’en 2001 pour se soigner, selon l’UFC-Que choisir. Logique : ils forment les gros bataillons des 4 millions de Français qui ne possèdent pas de couverture complémentaire.

Fiscalité: + 15 % hausse minimale attendue d’ici à 2013

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 Les impôts locaux vont continuer de grimper

Malheureusement pour le contribuable, la fiscalité locale est promise à un bel avenir. D’après la Direction générale des finances publiques, les recettes des taxes foncières par habitant dans les régions françaises ont déjà progressé de 11 à 120 % entre 2004 et 2010. Au-delà du renchérissement de l’immobilier, le taux de fiscalité appliqué sur les valeurs locatives a été revalorisé ces dernières années à un rythme bien supérieur à l’augmentation du coût de la vie.

Mais les Français sont loin d’être au bout des mauvaises surprises. D’abord, parce que, depuis la suppression de la taxe professionnelle, les caisses des collectivités locales sont vides. Ensuite, parce que les valeurs cadastrales, trop basses – car appuyés sur des calculs vieux de quarante ans -, pourraient faire l’objet de travaux de rénovation cette année. La base d’imposition des impôts locaux pourrait ainsi tripler ou quadrupler ! Quant à la taxe d’habitation, elle devrait également s’envoler. Selon une simulation faite par Bercy, on estime à 3,66 millions le nombre de contribuables qui pourraient subir une hausse de 17 à 218 euros en 2011. De quoi faire oublier les baisses de l’impôt sur le revenu accordées ces dernières années, et qui de toute façon ne se poursuivront pas.

 

Afin de récupérer 1,2 milliards d’Euro, le gouvernement et l’UMP ont augmenté la taxe sur les contrats de santé. Ce qui a été très mal vécu par les mutuelles et leurs adhérents. L’UMP furieuse d’apprendre que les mutuelles répercuteraient l’augmentation sur leurs tarif, menace d’en rajouter une couche !

Il semblerait que parler à Nicolas Sarkozy d’augmentation des impôts le rend hystérique. Mais, n’en déplaise à celui-ci et à l’UMP, les dernières taxes votées par ses parlementaires sont des impôts nouveaux qui vont amputer le pouvoir d’achat des français !

Et ça, en pré période électoral ça la fout mal ! C’est pourquoi lorsque les députés UMP ont voté le relèvement de la taxe sur les contrats responsables, qui rappelons le, outre représenter plus de 90% des contrats souscrits par les français, étaient issus d’une demande du gouvernement sur la responsabilisation des patients, ils étaient persuadés que les mutualistes, afin de ne pas pénaliser leurs adhérents, se serviraient de leurs profits pour que la taxe soit indolore. En clair ni vu ni connu !

Sauf que les mutuelles qui ne sont pas des entreprises capitalistiques puisque l’intégralité des fonds détenus qu’elles détiennent appartiennent à leurs adhérents et surtout que les mutuelles qui ont déja donné en 2008, ne voyaient pas pourquoi elles serviraient de caution pour une opération à caractère politicien.

Elles ont donc annoncé qu’elles répercuteraient intégralement l’augmentation de la taxe sur leurs tarifs. Le Président de la Mutualité Française Etienne Caniard a été parfaitement clair, l’augmentation due à la taxe allait toucher de plein fouet : « (…) les populations fragiles, les personnes les plus malades, les familles modestes, les familles monoparentales, les personnes âgées ( …) » qui s’orienteraient : (…) vers des contrats minimums (…) » et indiquait que : « (…) Au lieu de se rendre chez son médecin, l’assuré attendra que la maladie ait évolué pour aller se faire soigner aux urgences de l’hôpital. Ce qui coûtera encore plus cher à la collectivité (…) »

Et donc, que cette situation serait de l’entière responsabilité du gouvernement et de l’UMP !

C’est était visiblement trop pour l’UMP, qui a décidé de se venger ! En effet, la députée UMP Valérie Rosso-Debord : « (…) a indiqué mardi qu’un amendement serait déposé la semaine prochaine au projet de loi sur le financement de la sécurité sociale en 2012 pour taxer les réserves des mutuelles, dont elle juge que le mode de gestion ne va pas dans le sens de l’intérêt de leurs cotisants (…) » arguant que ces réserves sont : « (…) cinq à six fois au delà de leur niveau obligatoire (…) »

Au delà de l’habituelle loghorrée, issue des communicants appointés par l’UMP, on pourra trouver étonnant que madame Rosso-Debord prenne les mutuelles pour une niche fiscale, comme le font remarquer les mutualistes de la région PACA, qui en feront leur slogan de manifestation

Par ailleurs, voir l’UMP qui a validé depuis le début la politique fiscale du gouvernement, avec les résultats déficitaires que l’on connaît est assez farce. En effet, comme l’explique Etienne Canniard : « (…) les mutuelles sont pratiquement les seuls acteurs économiques à avoir traversé la crise financière sans encourir le moindre reproche (…) » Or, entendre madame Rosso-Debord déclarer que les mutuelles : « (…) ont un mode de gestion patrimonial, qui n’est pas dans l’intérêt de leurs cotisants (…) » montre sa totale méconnaissance du statut mutualiste et une mauvaise foi à toute épreuve !

Oui, mais faire passer le gouvernement et l’UMP pour des destructeurs du pouvoir d’achat et des naufrageurs de la santé des français à une encablure de la présidentielle et des législatives a un prix que madame Rosso-Debord a voulut signifier aux mutualistes !

Prix qui ne concerne pas la TVA sur la restauration, plus grosse niche fiscale, défendue bec et ongles par l’UMP. Mais comme tout le monde le sait: Un bon repas vous éloigne du médecin !

Faut vraiment qu’ils degagent les umpiens…

 

Via : Gold-up
Les marchés financiers atteindront-ils leur point de rupture en Octobre-Novembre ?
Actuellement, plusieurs signes de faiblesse montrent que le monde financier est en train de vivre la  dépression nerveuse du siécle. Des quantités massives d’argent sont sorties de la bourse par les investisseurs et les paris sont faits contre le S & P 500 pour Octobre. La crise de la dette européenne continue de s’accroître dangereusement et d’étranges déplacements financiers sont repérés partout sur la planète.  
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Est-ce que cette activité inhabituelle indique que quelque chose est sur le point de se produire ?

Historiquement, les plus grands krachs boursiers ont eu tendance à se produire à l’automne. Sommes-nous à la veille de  «l’Octobre noir» ?
Les éléments suivants sont les 14 signes qui montrent que quelque chose est sur le point de se produire dans le monde financier et que les marchés internationaux sont entrain d’approcher la phase explosive du dernier trimestre 2011….
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1- Un nombre incroyable de paris sur la chute du S & P 500 (baromètre de la santé économique mondiale). Selon CNN, le nombre de paris contre le S & P 500 a augmenté au plus haut niveau depuis un an, le mois dernier. Mais ce n’est rien comparé à ce que nous voyons pour Octobre. Le nombre de paris contre le S & P 500 pour le mois d’Octobre est absolument stupéfiant . Les initiés vont empocher une quantité monstrueuse d’argent s’il y a un krach boursier le mois prochain !
2-  Les investisseurs retirent une quantité énorme d’argent. Savent-ils quelque chose que nous ignorons? Ce qui suit est un rapport du Financial Post: "Les investisseurs ont retiré plus d’argent de leurs fonds d’actions américaines depuis la fin du mois d’avril que dans les cinq mois après l’effondrement de Lehman Brothers". Après la fuite des capitaux d’entreprises pourtant prospères, c’est au tour des compagnies d’assurances de rapatrier leurs fonds avec la Lloyd’s (assureur britannique de premier plan) qui retire ses dépôts bancaires des banques européennes (A lire ici).
3- L’abaissement de la cote de crédit par Standard & Poor de l’Italie de A + à A : "les coûts d’intérêt en hausse menacent de couler les finances publiques si le pays se trouve coupé des marchés obligataires. Dans ce cas, il faut soit un prêt de sauvetage d’une autre source ou prononcer le défaut de paiement".
4- La Banque Centrale Européenne achète à tour de bras des obligations italiennes et espagnoles pour tenter de refroidir la crise financière montante en Europe. Le meilleur moyen de faire sauter les comptes d’apothicaires de Mr Trichet : la décote va être sévère surtout que "Les perspectives négatives sur l’Italie veut dire qu’il y a une chance sur trois que S & P abaisse la notation du pays à nouveau dans les 12 à 18 prochains mois"
5- Les photocopieuses géantes à débit illimité vont se mettre en réseau dans quelques semaines : La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont annoncé qu’elles vont mettre à disposition une quantité "illimité" d’argent aux banques commerciales européennes en octobre, novembre et décembre.
6- Le système bancaire français est à l’agonie: Société Générale a perdu 60% de sa valeur depuis le début de l’année, et BNP et Crédit Agricole ont perdu la moitié de leur capitalisation boursière !
7- Le pouvoir politique allemand en charge de la crise grecque est en faillite: Un récent sondage a révélé le taux incroyable de 82% des Allemands qui croient que son gouvernement fait un mauvais travail de gestion de la crise en Grèce. En ce moment, l’opinion publique en Allemagne est très négative envers les sauvetages, et représente un réel danger pour la Grèce.
8-  La Grèce subit un effondrement économique complet. Il suffit de consulter les statistiques énoncées dans un éditorial paru récemment dans le Guardian ….
"Après avoir reculé en 2009 et 2010, le PIB a continué de diminuer de 7,3% au deuxième trimestre de 2011. Le taux de chômage se rapproche de 900 000 et devrait dépasser les 1,2 millions, sur une population de 11 millions. Ces chiffres rappellent la Grande Dépression des années 1930."
"Début 2010, la Grèce a été effectivement en faillite. Dans sa sagesse, la troïka a imposé des politiques d’austérité et de déréglementation compatible avec l’idéologie néolibérale de l’UE. Très prévisible, la demande s’est effondrée et le crédit bancaire est devenu rare, avec le résultat que le noyau de l’économie grecque a été écrasé".

En 2009, la Grèce avait un ratio dette-PIB de l’ordre de 115%. Aujourd’hui, la Grèce a un ratio dette-PIB de l’ordre de 160% . Tous les austérités qui ont été imposé n’ont  rien résolu de leurs problèmes à long terme.
Le ministre des Finances grec adjoint Filippos Sachinidis a dit que la Grèce n’aura pas assez d’argent pour continuer à fonctionner dès le mois prochain .

9-  L’Italie a maintenant un ratio dette-PIB de l’ordre de 120% et leur économie est beaucoup, beaucoup plus massive que l’économie de la Grèce

10- Le rendement des obligations à 2 ans portugaises est désormais de plus de 17% . Il y a un an, le rendement sur ces obligations était seulement d’environ 4%.
11- Les banques centrales achètent désormais plus d’or que ce qu’elles en vendent. C’est la première fois depuis plus de 20 ans !
12- L’économiste en chef du FMI affirme que l’économie mondiale est entrée dans une " nouvelle phase dangereuse ".  
Selon Olivier Blanchard, "Les marchés sont clairement devenus plus sceptiques quant à la capacité de nombreux pays de stabiliser leur dette publique", et "la peur de l’inconnu est élevé."

13- L’Israël  et la Russie ont considérablement diminué leurs avoirs en bons du Trésor américain : Israël a abaissé de 46% ses possession en bons du Trésor américain et la Russie a éliminé 95 pour cent de ses réserves. Savent-ils quelque chose que nous ignorons ?

14- Selon une étude qui a été récemment publié par Merrill Lynch, l’économie américaine a une probabilité de 80% d’aller dans vers autre récession. 

Lorsque les marchés financiers deviennent à ce point fragilisé, il suffit d’une petite étincelle pour mettre l’effet domino en mouvement.
Aucun des problèmes qui ont causé la crise financière de 2008 n’ont été corrigés, et le système financier mondial n’a plus la ressource nécessaire. Elle est donc plus vulnérable que jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Si nous assistons à un autre accident financier majeur dans les mois à venir, le coup de grâce sera  absolument dévastateur…