Archives de 30 septembre 2011


Carte des emprunts structurés, dits « toxiques », distribués par Dexia Crédit local (DCL), de 1995 à 2009, et encore en exercice début 2010. Il est indiqué le montant de ces emprunts, le surcoût attendu pour les
collectivités, tel qu’il est valorisé par DCL, ainsi que les banques qui ont servi de contrepartie à DCL.Calcul du surcoût : calcul fait par Dexia selon une méthodologie qui prend en compte la "valeur de marché" (le mark to market) du produit structuré ; en d’autres termes, c’est le surcoût par rapport aux intérêts calculés au moment de la signature initiale.

Lire aussi «les Cordons de la Bourse».Précision: les chiffres datent de 2009, et certains prêts ont été renégociés depuis. De plus, Dexia n’est pas la seule banque à avoir distribué des emprunts toxiques.

>> Lire les explications complètes

Légende

  • http://www.carrevert.net/IMG/carrevert.gif: opération bénéficiaire
  • TATTWI-2.gif: 0 à 10% de surcoût
  • http://nicolasvachoux.com/images/carre%20orange%20photo%20&%20consulting.jpg: 10 à 20% de surcoût
  • http://masmoulin.blog.lemonde.fr/files/2009/04/carre_rouge.1240723866.png: 20 à 50% de surcoût
  • http://www.aries-esthetique.com/divers/nuancier-linge/carre-marron.jpg: plus de 50% de surcoût

Source: Dexia, 2009

Crédits: Nicolas Cori, Olivier Mobili, Yohan Boniface

Outil: OpenLayers, license BSD

Fond: © les contributeurs d’OpenStreetMap, CC-BY-SA

Pour toute remarque ou question sur la carte et les données, n’hésitez pas à nous contacter.

Commentaire de Pierre Jovonovic sur ce sujet:

REGARDEZ CETTE CARTE ET VOUS COMPRENDREZ POURQUOI LA FRANCE DOIT DECLARER LA GUERRE A LA BELGIQUE
du 30 septembre au 3 octobre 2011 : Mais avant, vous serez, rincé, essoré, transformé "façon puzzle" au niveau de vos impôts et autres taxes locales et foncières. Comme le dit notre lecteur Mr Bacquet, Libé a fait un super travail. Vous cliquez sur "communes", "régions", "syndicats", etc., et vous verrez la carte de France se colorier avec tous les endroits où les commerciaux de la Dexia sont passés pour vendre du prêt toxique à votre mairie, région etc. Cela ne veut dire que deux choses: soit Nicolas Sarkozy envahit la Belgique et NATIONALISE IMMEDIATEMENT LA DEXIA, soit il laisse les villes de France être vampirisées jusqu’à l’os, c’est-à-dire jusqu’aux faillites forcées. A ce rythme, bientôt, il n’y aura plus d’écoles, ni de feux rouges, ni de police municipale… puisqu’il faut payer parfois jusqu’à 50% d’intérêt à cette banque de pourris.

MAIS: et là vous allez tout comprendre pourquoi la Banque Postale a tant de problèmes de cash et ne veut plus donner d’argent à ses clients, lisez bien ceci, c’est sur la fiche Wiki de la Dexia: "Dexia et La Banque Postale se mettaient d’accord en janvier 2011 sur la souscription, par la Banque Postale, à des émissions d’obligations sécurisées (‘covered bonds’) de Dexia pour un montant de 3 milliards d’euros. Pour La Banque Postale un placement à conditions de marché, et pour Dexia une source supplémentaire de fonds liquides.". Traduction: le gouvernement Fillon a trouvé cette astuce pour sauver la Dexia d’une Ne faillite. Ah: ne pas oublier que depuis, Dexia a perdu 4 milliards d’euros en 3 mois en 2011… "Des divergences de vue furent signalées au sein des dirigeants de Dexia. Notamment vis-à-vis les tensions opposants les leaders Belges au CEO Français, Pierre Mariani, et concernant d’un côté les placements déficitaires ayant été initiés surtout dans la filiale Française de Dexia, et les moyens liquides principalement présents en Belgique de l’autre côté."

Autre solution: mettre la main par la force sur la filiale française de Dexia. Quand je vous dis que tout ceci va mal se finir, je ne plaisante pas. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2011

Via :  Infoguerilla  (Merci à Pascal Roussel, Denissto et Eddie pour l’info)

 – Il y a quelques heures seulement, il y eut beaucoup de bruit et de moquerie des grands médias sur le témoignage du trader d’Alessio de la BBC.Mais celui d’Attila Szalay-Berzeviczy, actuel dirigeant de la banque UniCredit, est d’un autre calibre et fait passer le témoignage du trader de la BBC pour une « comptine pour enfants ». Il faut savoir que si Szalay-Berzeviczy est l’actuel chef d’UniCredit global securities, il fut l’ancien président de la bourse hongroise. C’est donc un homme parfaitement au courant du système qui s’est exprimé sur le portail hongrois index.hu.

A la lecture de son témoignage, d’aucuns comprennent combien les moyens de subsistance qu’offre la finance sont devenus quelque chose d’extrêmement fragile. Le second grand ponzi est en train de détruire leurs boulots, leurs carrières, et leur mode de vie tout entier.

« L’Euro est pratiquement mort »

http://liesidotorg.files.wordpress.com/2011/09/szalay-berzeviczy.jpg?w=208&h=300

Par rapport au témoignage du trader de la BBC, où l’on objectait objecter la « naïveté », l’inexpérience ou le désir d’attirer l’attention du public, avec Szalay-Berzeviczy c’est le sommet de l’exécutif d’Unicredit qui s’exprime, un parfait initié des rouages du système.
Question : que va-t-il se passer en cas de défaut de paiement grec ? Parmi les assertions stupéfiantes (stupéfiantes dans le sens qu’un banquier actuel ose dire la vérité) on a relevé : « l’Euro est pratiquement mort » et « l’Europe est face à un séisme financier à cause du défaut grec… » « L’Euro est au-delà de tout sauvetage … » « La seule question qui reste est combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce ». « Un défaut de la Grèce va immédiatement déclencher un séisme de magnitude 10 à travers toute l’Europe »… « Les détenteurs d’obligations du gouvernement grec devront amortir leur investissement entier, les nations d’Europe du Sud vont arrêter de payer les salaires et les pensions et les guichets automatiques seront vides en quelques minutes ». En d’autres termes : bienvenue dans l’Apocalypse….

Mais attendez, il y a encore autre chose. D’après Bloomberg : « L’impact d’un défaut grec pourrait rapidement se répandre à travers le continent, il pourrait inciter à une ruée sur les banques les ‘plus faibles’ des pays ‘les plus faibles’ ». « Une telle escalade de la panique peut balayer l’Europe conduisant à l’éclatement de la zone Euro », ajoute Szalay-Berzeviczy.

Szalay-Berzeviczy est juste arrivé en Hongrie après un voyage à l’étranger, et n’est pas joignable jusqu’à tard aujourd’hui, explique un officiel d’Unicredit, qui a demandé à ne pas être identifié car il est n’est pas autorisé à parler à la presse. Tel est le commentaire de Bloomberg qui a cherché à contacter Szalay-Berzeviczy à son bureau de Budapest, voulant avoir d’autres explications.

 

Maintenant voici le texte, traduit par Google du Hongrois à l’anglais. Certaines nuances peuvent être perdues, mais le message est en gras :

La monnaie commune européenne est virtuellement morte. L’euro est dans une situation de condamné. La seule question qui reste est combien de jours l’action d’arrière garde et sans espoir des gouvernements européens et de la Banque Centrale Européenne pourra entretenir les esprits de la Grèce.

Pour le moment, quand Athènes sera déclarée en faillite, un  séisme de magnitude 10 va secouer l’Europe,  qui sera l’ouverture d’une nouvelle ère dans la vie du vieux continent.

En effet, la Grèce ce n’est pas seulement la banqueroute cela signifie que les détenteurs de titres du gouvernement grec n’ont pas récupéré l’argent investi, mais aussi à l’intérieur de l’Etat qui ne sera pas capable de rembourser ses dettes. Pour le moment seuls parmi les grecs les,  docteurs, policiers, militaires, ministres et employés gouvernementaux locaux ne recevront pas leurs salaires, tout comme les séniors ne s’attendent pas à passer de bons moments. L’ATM est vidé en quelques minutes. Les banques locales sont coincées car détenant des titres du gouvernement déclenchant une crise de liquidités immédiate et la dévaluation du système bancaire grec dans un effondrement total. Ainsi l’épargne des déposants est totalement perdue (…) les gens ne seront pas en mesure de retirer de l’argent (…) Le peuple manquera de carburant et de nourriture. La Grèce est pratiquement à l’arrêt complet pour une décennie et il y aura une baisse spectaculaire du niveau de vie dans le pays entier.

Le problème est que, dans ce cas, la catastrophe ne peut pas s’arrêter à la frontière grecque, mais avec sa vitesse et son élan toucher l’ensemble de la zone euro, l’Europe et enfin secouer le monde. Un canal par lequel se répandrait l’infection, bien sûr, un tel scenario serait le retour du système bancaire. En effet, les banques internationales ont subit en Grèce de centaines de milliards d’euros de pertes vont être tôt ou tard obligés de verrouiller les échanges avec les autres banques, qui ont à voir avec un pays où –selon les attentes des investisseurs – l’arc de crise grec frappera à nouveau.

Et quand les banques ne se font plus confiance les unes aux autres, qu’elles arrêtent de se prêter les unes aux autres, les marchés financiers internationaux s’arrêtent. Cela signifie que toutes les institutions financières sont laissées seules avec leurs clients.

Les pays pauvres avec des banques faibles vont commencer à paniquer avec des retraits de fonds de détail. Mais depuis les dépots de détail et les entreprises de prêts sont attribués sous forme de marchés interbancaires, ces banques ne peuvent pour combler leurs déficits, peut être une crise de liquidités immédiate. Toutes les institutions financières pourraient être mises en faillite. (…)

La suite pour les courageux (ou les hongrois) ici :

http://index.hu/gazdasag/penzbeszel/2011/09/28/a_nagy_bankrablas/

Via : CAPJPO-EuroPalestine

Après les violences policières contre des manifestants pacifiques à New York, dénonçant la manière dont les banques appauvrissent la grande majorité de la population américaine,

ci-dessous un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant Wall Street, en présence de Michael Moore, pour dénoncer cette ploutocratie.

En l’absence de micro et de sonorisation, les manifestants répètent chacune des phrases de Michael Moore pour en faire profiter les 400 participants à cette manifestation que salue Michael Moore, en expliquant que c’est un excellent début.

"Vous ne devez pas vous démoraliser parce que vous n’êtes que quelques centaines ce soir. Tous les grands mouvements ont commencé ainsi. Vous représentez en fait des millions d’Américains, et cette manifestation est historique. Je suis honoré d’être parmi vous" , conclut le célèbre réalisateur, après voir dénoncé les "gangsters de Wall Street qui méritent les menottes pour la manière dont ils volent les ressources de millions d’Américains".

"Ils essaient de faire croire qu’ils représentent la démocratie, mais il s’agit d’une ploutocratie, dont le pouvoir repose sur la violence. Ils croient pouvoir détenir le pouvoir éternellement, mais notre force repose sur les centaines de millions d’Américains que vous abusez, et unis, nous saurons vous empêcher de nuire".

 

Via : Bastamag.net par Sophie Chapelle (29 septembre 2011)

Injecter des particules dans l’atmosphère pour réfléchir les rayons du soleil, inonder les océans de nanoparticules, recouvrir les déserts de plastique… Les « géo-ingénieurs » s’en donnent à cœur joie dans leur rêve prométhéen de maîtriser la nature. Le problème est que certains y croient. Le Royaume-Uni s’apprête, courant octobre, à mener une telle expérience, financée sur fonds publics.

Et si, pour atténuer les conséquences des changements climatiques, nous réduisions volontairement la quantité de rayons solaires qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre ? Comment ? Par l’injection de minuscules particules dans la stratosphère. En agissant comme un miroir, ces particules réfléchiraient les rayons du soleil vers l’espace et garderaient la planète plus fraîche. Élémentaire, mon cher lecteur ! Cette idée totalement farfelue sera expérimentée entre le 6 et le 23 octobre au Royaume-Uni dans le cadre du projet Spice (Stratospheric Particle Injection for Climate Engineering). Un ballon d’hélium sera rattaché à un tuyau de 1 km de long et injectera… de l’eau dans le ciel ! « C’est seulement un prototype », tiennent à préciser les initiateurs du projet. Une manière de voir comment le système conçu réagira sous différentes conditions climatiques, avant de passer à une expérimentation à plus grande échelle. Et pas des moindres : les initiateurs du projet envisagent ainsi l’utilisation d’un ballon « de la taille du stade de Wembley ». Envoyé à 20 km de haut, il sera relié au sol par un tuyau dans lequel seront injectées des particules chimiques – les sulfates sont le plus souvent suggérés. Avec de possibles impacts négatifs sur la santé humaine.

Même si ce n’est qu’un prototype, l’expérimentation d’octobre aura un coût estimé à 1,8 million d’euros, supporté par des fonds publics  [1]. L’idée s’inspire de l’éruption du volcan Pinatubo en 1991, qui avait projeté 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère, entraînant un refroidissement moyen de la planète de 0,5 °C pendant deux ans.

Des nanoparticules dans les océans

Extrêmement enthousiastes, des scientifiques assurent que la mise en œuvre du projet Spice pourrait permettre de diminuer la température globale d’environ 2 °C en deux ans. Ils admettent toutefois quelques inconnues si cette technique venait à être généralisée. D’après le think tank canadien ETC group, en lien étroit avec des mouvements citoyens pour la justice climatique, « le blocage des rayons du soleil pourrait causer d’importants dommages à l’environnement, notamment en favorisant l’émission de gaz à effet de serre additionnels dans l’atmosphère et en contribuant à changer les régimes climatiques, à réduire les pluies, à endommager la couche d’ozone, à appauvrir la biodiversité ».

Cette expérimentation est surtout caractéristique d’une idée qui gagne du terrain : si les interventions locales et répétées des êtres humains peuvent avoir des effets sur toute la planète, pourquoi n’interviendrions-nous pas délibérément pour corriger les dommages que nous avons involontairement causé au climat ? Cette tendance a un nom, le geo-engineering (géo-ingénierie). L’enjeu consiste à fournir des solutions technologiques qui auront pour effet d’altérer la stratosphère ou bien encore de restructurer la surface des océans.

Emballer les déserts

Au menu : recouvrir les déserts de plastique blanc pour réfléchir le rayonnement solaire, fertiliser les océans avec des nanoparticules de fer dans le but de faire proliférer le phytoplancton, qui assure théoriquement la séquestration de CO2, ou bien encore, y déverser de la chaux afin d’en réduire l’acidité et d’accroître leur capacité d’absorption du CO2  [2]. Des idées plus saugrenues les unes que les autres, mais qui font brasser des millions de dollars.

Ce plan B entraîne inexorablement une marchandisation du climat : les brevets autour de « solutions miracles » à la crise climatique se multiplient. Comme le résume Vandana Shiva, « la géo-ingénierie tente de résoudre les problèmes en adoptant la même vieille mentalité qui a présidé la volonté de contrôler la nature ». Profondément inégalitaire, « la géopiraterie » est à l’initiative des gouvernements de l’OCDE et des puissantes entreprises, qui se lancent seuls et sans concertation dans un jeu dangereux aux conséquences risquées et imprévisibles sur les populations les plus vulnérables.

Miser sur ces technologies revient également à violer les traités internationaux : lors de la 10e Conférence des parties à la Convention à Nagoya en octobre 2010, un moratoire a été pris contre les technologies de géo-ingenierie, avec une exception pour les expérimentations scientifiques à petite échelle, menées dans un environnement contrôlé et sous juridiction nationale. La géo-ingenierie est surtout l’excuse parfaite pour éviter d’avoir à prendre des mesures qui réduisent les émissions. Une manière de gagner du temps sans changer de système.

Sophie Chapelle

Notes

[1] On trouve parmi les financeurs le Conseil dans la recherche en ingénierie et sciences physiques (EPRSC) et le Conseil pour la recherche dans l’environnement naturel (NERC).

[2] L’ensemble de ces exemples sont commentés dans le rapport d’ETC Group intitulé Géopiraterie : argumentaire contre la géo-ingénierie, téléchargeable ici http://www.etcgroup.org/upload/publ…

Russia Today (RT pour les intimes), viens de diffusé un article à propos du trader Alessio Rastani, après son coup d’éclat sur la BBC ou il exprime que Goldman Sachs dirige le monde…

Enfin un qui dit une part de vérité…