Archives de 3 septembre 2011

Via : gen4.fr

image from www.yomiuri.co.jp

Comme indiqué avant-hier, la nouvelle carte de contamination des sols au Césium-137 publiée par le METI (relevés du 14/6) inclut un "spot" supérieur à 3 MBq/m2 (et non 0.3 Mbq/m2 comme indiqué initialement dans l’article) au-delà de la zone d’évacuation "recommandée" des 30 Km. La carte présentée ci-contre présente l’avantage d’être en Anglais et d’indiquer les noms des localités concernées.

Il s’agit d’un chiffre absolument effarant : plus de 3 millions de Becquerel au mètre carré à 30 Km du site, c’est deux fois plus que le relevé maximum de contamination effectué à proximité immédiate du site de Tchernobyl en 1986 ! (source UNSCEAR

A noter que deux autres points "rouges" >3MBq/m2 sont situés quant à eux, dans la zone "de préparation d’évacuation prioritaire" [SIC] entre 20 et 30 Km du site.

Plus grave, certains points de contamination > 1 Mbq/m2 sont également mentionnés  près d’Itate-Mura, à plus de 40 Km du site, et donc malheureusement à proximité immédiate de la ville de Fukushima et de ses 300.000 habitants qui ne se trouve qu’à 50 Km au Nord-Ouest de cette maudite centrale.

Suis-je le seul à penser qu’il est plus que temps que les autorités Japonaises ne réagissent autrement qu’en faisant racler gouttières et plaques d’égoût avec des balais ménagers ?

Qu’en pensent MM. les spécialistes de la radioprotection curieusement assez silencieux sur la gravité de la situation et des mesures à prendre – ou qui auraient déjà du être prises ? Tout le monde va-t-il continuer longtemps de feindre ignorer l’étendue et l’importance de la contamination ? Certaines consciences ne sont-elles pas "légérement" mal à l’aise ? En toute sincérité, que feriez-vous si votre famille habitait la ville de Fukushima ?

 

Aller, jugez vous même comme d’hab…

Michel Collon : Libye et média-mensonges

Les Bombardements "Humanitaires" en Libye

Via : La tribune.fr

Copyright Reuters

 Copyright Reuters

Le FT a révélé une note du FMI sur le déficit en capital des banques concernant la dette de six pays européens.

Le débat sur la recapitalisation des banques européennes, lancé par Christine Lagarde, continue de provoquer de sérieux remous. Le divorce semble même consommé entre le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités et les banques européennes. En cause cette fois-ci, comme l’a révélé jeudi le « Financial Times », une note de travail du Fonds (non avalisée par le conseil de l’institution) estimant que les banques européennes verraient leurs fonds propres « durs » fondre de 200 milliards d’euros (soit 10 à 12 % du total) si elles devaient comptabiliser en « valeur de marché » leur exposition au risque souverain de six pays (Grèce, Irlande, Portugal, Italie, Espagne, Belgique). Un argument de plus en faveur de ceux qui estiment que les banques européennes sont sous-capitalisées, contrairement aux affirmations des derniers « stress tests », menés en juillet sous l’égide de l’Autorité bancaire européenne (EBA).

Les banques allemandes et françaises ont vivement contesté les craintes du FMI. Selon la Fédération bancaire française, les banques sont « bien capitalisées ». D’une même voix, banques, gouvernements de la zone euro et BCE contestent la méthodologie du FMI, jugée « partiale et trompeuse ». La polémique est pour partie technique : les experts de Washington fondent leur calcul sur le prix des CDS (Credit default swaps), un indicateur de risque dont l’efficience est douteuse. En outre, comme les banques américaines, ils considèrent que les titres obligataires détenus par les banques doivent être comptabilisés en « valeur de marché ».

Opacité des bilans

Mais ce débat comptable pose deux questions capitales. La première, c’est l’opacité persistante des bilans bancaires. En résumé, les banques européennes estiment que les dettes souveraines, inscrites pour l’essentiel dans leurs portefeuilles bancaires (banking book), seront remboursées à maturité et qu’il n’y a donc pas lieu de provisionner dès lors que le risque n’est pas « avéré ». Et quand ce dernier est « avéré », comme sur la dette grecque, les banques sont libres d’apprécier le montant de la provision à constituer avec leurs modèles internes. En juin, plusieurs commissaires aux comptes, de plus en plus mal à l’aise avec la position des banques françaises, ont provoqué une réunion informelle avec les régulateurs pour faire le point sur cette question avant la clôture des comptes. Et, fait exceptionnel, le bureau des standards comptables internationaux s’est publiquement ému auprès de la Commission européenne des différences de traitement comptable appliqué à la dette grecque par les banques. Alors que les « stress tests » ont perdu beaucoup de crédibilité, personne ne connaît le montant des provisions et peut donc réellement évaluer la qualité d’un bilan bancaire. C’est l’une des principales raisons de la faible valorisation du secteur en Europe, qui capitalise à peine 0,7 fois l’actif net contre 2,1 fois en 2006.

Derrière le bras-de-fer entre l’Europe et le FMI se cache également une question politique : le remboursement à maturité des dettes souveraines renvoie en effet à la crédibilité du plan de sauvetage européen à enrayer la crise grecque et sa contagion dans les autres pays surendettés. Les économistes du FMI en doutent.

En clair :

Les contribuables européens vont devoir payer 200 milliards d’euros pour recapitaliser les banques européennes.

Contribuables, sortez vos chéquiers….!!!

Via : Bistro Bar Blog

Quand le Japon a été secoué par un énorme séisme et un tsunami en Mars dernier, nous nous sommes dit que le pire était derrière nous. Des dizaines de milliers de morts, une économie dévastée, des communautés entières rasées. Sûrement les Japonais avaient assez souffert comme cela.
Bien des semaines plus tard, la crise est loin d’être terminée. La centrale nucléaire endommagée de Fukushima fuit toujours et, à en juger par l’expérience de Tchernobyl, le rétablissement du Japon ne se mesurera pas en années, mais en siècles.
La contamination radioactive ajoute simplement un autre chapitre à ce qui est déjà une tragédie indicible : la décision de revenir et reconstruire pourrait bien ne pas appartenir à la population qui habitait dans la zone d’exclusion..
Cette contamination, diluée, s’étend maintenant à la planète entière.
A ce propos, consulter http://cerea.enpc.fr/en/fukushima.html

Extrait de l’émission "60 Minutes" de Channel Nine (Australie) diffusée le 19 juin 2011. Reporter : Liz Hayes, producteur : Phil Goyen.

La vidéo et la transcription originales en Anglais sont disponibles ici : http://sixtyminutes.ninemsn.com.au/stories/8262363/fallout

Via : ddmagazine.com

Écrit par Yves Heuillard  Le 01 septembre 2011
Fukushima vs Chernobyl"Donner des prédictions alarmistes au sujet des effets à long terme de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur la santé peut aggraver dangereusement les effets psychologiques sur la population". Ces propos, rapportés par le très respecté magazine scientifique américain NewScientist, ont été prononcés par un participant de la 14ème Conférence internationale de la recherche sur les radiationsqui se termine aujourd’hui à Varsovie. Ils visent en particulier un article du quotidien anglais The Independant (photo ci-dessus)L’article de The independant rapporte les propos alarmistes du scientifique Chris Busby de l’Université de l’Ulster. Selon Chris Busby, la catastrophe nucléaire de Fukushima pourrait générer un million de morts. Il compare Fukushima, qui est en train de "faire bouillir ses radionucléides" sur tout le Japon depuis des mois, à Tchernobyl qui a été le résultat d’une explosion soudaine.

The Independent rapporte que les scientifiques de l’Agence de sécurité nucléaire japonaise (Nuclear and Indsutrial Safety Agency) estiment que la catastrophe de Fukushima a relâché (entre autre éléments radioactifs, ndlr) 15 millions de milliards de becquerels de césium (dont on connaît la capacité à générer des cancers, précise le quotidien), soit l’équivalent de 168 bombes atomiques comme celle de Hiroshima. Le professeur Busby dit de son côté que Fukushima est équivalent à 72 000 Hiroshima. Notez que les chiffres ne sont pas nécessairement en contradiction, la première assertion ne concernant que le césium.

Interrogé par le NewScientist Gerry Thomas, Professeur de l’Imperial College de Londres et participant de la conférence de la recherche sur les radiations, considère "qu’il faut arrêter ce genre de reportage qui ne fait qu’inquiéter les citoyens japonais". Il ajoute : "les médias ont une responsabilité importante dans cette affaire car après Tchernobyl les pires effets furent les conséquences psychologiques, et ceci ne doit plus se produire".

Tchernobyl : Combien de morts ?

À ce sujet nos lecteurs peuvent se reporter à notre article "Les oubliés de Tchernobyl" qui rapporte les différentes positions scientifiques concernant le nombre de morts provoqués par la catastrophe ukrainienne de 1986 (de 56 morts à 1 million de morts selon les points de vue).

Plus personne ne nous parle du taux d’assurance sur la dette française, connu comme CDS…regardons y donc…

Pour rappel le 08-08-2011 nous entendions :Les CDS de la France atteignent des niveaux records…!!!

Puis le 18-08-2011 Monté et descente des CDS (credit defaut swap) de la France…!!! quelle suite ?…!!!

aujourd’hui 02-09-2011 cela donne le graphique si dessous…

France CDS 5 ans 09-2011

Et sinon n’es ce pas comme cela que à commencer pour la Grece ou l’Espagne ou le Portugal enfin j’dit ça… j’dit rien…

triple-ane