Archives de 24 juin 2011

Source KOKOPELLI

- 23 juin 2011: Obama et la Croix-Rouge déclarent l’état d’alerte pour les deux centrales nucléaires du Nebraska. Cette déclaration est toute fraîche: les USA ont été obligés de réagir car la presse internationale commençait à être un peu trop bavarde, surtout la presse alternative d’ailleurs. La centrale nucléaire de Cooper est toujours opérationnelle et elle est à 10 cm (de crue) de stopper toute activité. Quant à celle de Fort Calhoun, l’eau monte inexorablement et va encore monter plus. La situation n’a pas été facilitée par le passage récent de tornades sur le Nebraska. La centrale de Fort Calhoun a vu passer des vents de 140 km/heure. Ces tornades avaient d’ailleurs été annoncées, deux jours avant, par le blogger Dutchinse, un expert à déceler les anneaux de HAARP! Il n’y a pas qu’à Fukushima que cela bricole ferme.

- 23 juin 2011: A Fukushima City: 81,37 microsieverts/heure = 710 millisieverts/année! Et Le Gouvernement Japonais dirait sûrement que ce ne sont que de méchantes rumeurs! C’est tout simplement 710 fois supérieur à la norme, l’ancienne norme Japonaise qui est toujours prévalente en France. Faut-il répéter: 710 fois supérieur à la norme. Ne serait-ce pas un seuil limite d’évacuation? Rappelons que Fukushima-City, à 60 km de la centrale nucléaire, ne fait pas partie de la zone d’évacuation. Rappelons aussi que le seuil d’évacuation pour Tchernobyl était de 5 millisieverts/année. GENOCIDE.

- 23 juin 2011: Fukushima made in Paluel? Nucléaire: incidents en série à la centrale de Paluel. Un article chez Mediapart. L’article est aussi posté ici. Peut-être ne sont-ce que des rumeurs? On ne va quand même pas lui laisser se couper un bras?

- 23 juin 2011: Le réacteur 2 de Fukushima est à 430 millisieverts/heure. C’est, selon TEPCO, le plus haut niveau de radioactivité qu’ils viennent de déceler le 21 juin, dans ce réacteur, suite à une mission d’exploration pour laquelle les employés de TEPCO (et autres intérimaires: la problématique santé de centaines de personnes travaillant pour TEPCO pourrait faire l’objet d’un dossier en soi très copieux) se sont pris une dose, en 10 minutes, de 2,16 à 5,52 millisieverts.

- 23 juin 2011: Fukushima: les vallées nucléaires de la mort. Une traduction d’un article du Docteur Mark Sircus chez Bistrobarblog.

- 22 juin 2011: Une devinette: Mais où est le combustible usagé à Fort Calhoun? En 2009, la piscine de stockage du combustible usagé était pleine. Donc, l’opérateur a fait transférer une partie de ce combustible ailleurs, afin de laisser de la place aux évacuations subséquentes d’uranium ayant rendu de fiers services à la Patrie. Dans les centrales nucléaires des USA, « ailleurs » n’est jamais franchement bien loin. Donc, le combustible usagé a été stocké sur le site, à sec, dans des containers nucléaires. Où sont-ils? Et bien, selon les informations non officielles, ils seraient dans le petit bâtiment à côté du réservoir blanc. Les pieds dans l’eau? Bien évidemment mais peut-être même plus encore mais, pas de soucis, tout va bien: dans le Nebraska, il s’agit d’une inondation catastrophique, il est vrai, mais pas encore d’un tsunami.

Et les containers, c’est du lourd et du costaud: chacun fait près de 150 tonnes une fois chargé d’uranium en déperdition. Quelle est la société responsable de ce type de manipulation: Transnuclear Inc, une division du très célèbre AREVA, l’empoisonneur public n°1 en France dont le capital est à plus de 90 % dans les mains très sales de l’Etat Français.

Pour les curieux, sur ce dossier image, de nombreuses illustrations de containers de stockage de déchets radioactifs en sus de l’histoire de la construction de Fukushima.

- 22 juin 2011: Décontamination désastreuse par AREVA-KURION: des promesses de psychopathes. TEPCO vient de publier les premiers résultats du processus de décontamination de l’eau radioactive de Fukushima par AREVA-KURION. Pour Kurion, c’est franchement le désastre: le système a fonctionné à 4,6 % de sa capacité optimale de décontamination. Pour AREVA, les résultats officiels ne sont pas disponibles mais selon TEPCO (attention, les menteurs!), le système AREVA aurait fonctionné à moins de 40 % de sa capacité optimale de décontamination (c’est assurément une information archi-sujette à caution!!!). En bref, selon un quotidien Japonais, cette première tentative de décontamination, avec tout le système Areva/Kurion/Hitashi/Toshiba n’a filtré que 1 % du césium 134 et du césium 137.

- 22 juin 2011: Les 100 jours de Fukushima : 621 millions de Curie d’effluents aériens. Un nouvel article sur le site de l’AIPRI.

- 22 juin 2011: Fukushima et le Syndrome du Couvercle. Bande dessinée chez Maliki.

- 21 juin 2011: Le cauchemar radioactif de Fukushima-City. La troisième ville et la capitale de la Préfecture, Fukushima-City, se situe à 60 km de la centrale nucléaire de Fukushima 1 et accueille 300 000 habitants. Elle ne fait pas partie de la zone d’évacuation obligatoire, facultative ou même à prévoir. Un citoyen de cette ville, Seiichi Nakate, a créé une association, pour évaluer le niveau de désastre en cette ville, qui s’appelle Fukushima Network to Protect Children from Radiation. Rappelons que le 19 avril, le Gouvernement Japonais avait fait passer le seuil de radioactivité admissible pour les enfants de 1 à 20 millisieverts/an. Seiichi Nakate, très en colère, a donc demandé à l’organisation Greenpeace de venir analyser les sols de la ville et ces analyses ont commencé le 7 juin. Ce sont du césium-134, du césium-137, et du cobalt-60 qui ont détectés. Par exemple, au Lycée de Watari, le niveau de radioactivité était de 45 microsieverts/heure après que la couche de sol de surface eût été ôtée. Seiichi Nakate avait mesuré la couche de sol de surface, avant qu’elle ne fût ôtée, et elle titrait alors 360 microsieverts/heure, ce qui à louche doit correspondre à 2000 millisieverts/an. Pour comparaison, la dose admissible en France est de 1 millisievert/an, à savoir 2000 fois inférieure.

Au jardin d’enfants près du lycée, un taux de 35 microsieverts/heure (200 millisieverts/an) fut détecté sous une gouttière. Dans ce même jardin d’enfants, le directeur avoua que le sol de surface avait été retiré mais qu’il ne savait pas ce qu’il fallait en faire car le Gouvernement n’a pas encore transmis d’instructions.

Faut-il préciser une fois de plus que tout le nord du Japon devrait être évacué d’urgence, y compris Tokyo? Nous sommes les témoins, en live, du génocide nucléaire du peuple Japonais et personne ne bronche.

- 21 juin 2011: Thés radioactifs dans la Préfecture de Kanagawa. Suite à la destruction d’une cargaison de thé à Roissy, le gouvernement de la Préfecture de Shizuoka a déclaré que le thé incriminé n’était pas en fait du « Genmai-cha » (thé avec du riz complet grillé) mais du « Ryoku-cha » (thé vert). De plus, selon le quotidien Shinbun, des thés radioactifs, contenant plus de 1000 becquerels de césium radioactif par kilo de feuilles, ont été détectés dans trois régions de la Préfecture de Kanagawa.

- 21 juin 2011: Le système de décontamination de l’eau radioactive une nouvelle fois en panne. Cette fois, c’est le sous-système d’AREVA qui ne fonctionne pas. On n’entend plus guère de cocoricos du côté des psychopathes d’AREVA. Sont-ils partis en vacances dans l’hémisphère sud?

- 21 juin 2011: Des nouvelles de la centrale nucléaire de Fort Calhoun au Nebraska. Un dossier magnifiquement élaboré chez Next-Up. Et pour des photos très évocatrices de l’inondation spectaculaire du Missouri, c’est ici.

- 21 juin 2011: A Tokyo, la radioactivité s’accroît. Ce sont 6.46 microsieverts/heure qui ont été détectés par un particulier muni d’un compteur à Kashiwa, dans la banlieue de Tokyo, le 20 juin 2011, au niveau du sol. La détection a été faite juste à côté d’un parc pour enfants.

- 21 juin 2011: Au Canada, les paysans ne trouvent personne pour analyser la contamination des sols. Selon ces dernières nouvelles, des paysans se sont vus refuser toute analyse de sol agricole, permettant d’évaluer le niveau de contamination radioactive émanant de Fukushima. Ce refus a été signifié par des universités, des laboratoires privés et les agences gouvernementales. Pourquoi? Nul besoin parce que tout va bien.

Refus des medias de parler de Fukushima, impossibilité de faire faire des analyses de sols, censure sur la toile par Facebook, Google et YouTube… Tout va très bien.

- 20 juin 2011: Le bricolage à la sauce TEPCO. Il suffisait d’y penser: comme le système de décontamination de l’eau radioactive ne fonctionne pas, pour cause de niveau de radioactivité non conforme aux estimations, les bricoleurs de chez TEPCO ont décidé d’inverser le processus de décontamination. Donc, c’est d’abord les filtres de chez Toshiba, ensuite les trois types de filtres-zéolite de Kurion (technétium, césium, et iode), ensuite le système de décontamination d’Areva et finalement la désalinisation chez Hitashi. Avant que les dirigeants de TEPCO puissent se désaltérer avec de l’eau (H2O) de Fuksuhima-Daichi exempte de toute trace de radioactivité, il va couler beaucoup d’eau dans le Mississippi et dans le Missouri. Et en ce qui concerne le Missouri, peut-être beaucoup d’eau radioactive au flux où cela s’écoule: à savoir pour les eaux du Mississippi – dès le mois de mai, selon certaines estimations – plus de 20 fois le débit des chutes du du Niagara.

- 20 juin 2011: Toute la vérité sur l’eau radioactive de Fukushima. TEPCO a annoncé que le système de décontamination d’AREVA-KURION a failli en raison du fait que l’eau soit beaucoup plus radioactive que ce qu’ils avaient escompté. L’estimation était de 720 000 terabecquerels de substances radioactives. Le niveau de radioactivité maximale, pour les filtres de zéolite de Kurion, a été atteint en 5 heures au lieu d’1 mois, à savoir 144 fois plus vite que prévu. Devons nous déduire que le niveau de radioactivité des 110 000 tonnes d’eau contaminée est 144 fois supérieur, à savoir 144 X 720 000 Terabecquerels = 104 millions de Terabecquerels, à savoir 18,5 fois le niveau de contamination radioactive de Tchernobyl (5,6 million Terabecquerels)? Et ce, juste pour l’eau contaminée de Fukushima, sans parler du reste. D’ailleurs, il semblerait qu’AREVA reste étrangement silencieux sur le blog en langue anglaise après avoir tant pavoisé par l’intermédiaire de son ex-capitaine remerciée par l’Etat, Anne Lauvergeon, celle que certains bloggers surnomment « Anne Atomic Comic »!

- 20 juin 2011: Alerte à la Tornade au-dessus de la centrale nucléaire inondée de Forth Calhoun dans le Nebraska. C’est une époque formidable: à se demander si certains psychopathes ne s’amusent pas à bricoler même le climat local.

- 20 juin 2011: L’eau a monté d’1 mètre de plus à la centrale nucléaire de Cooper dans le Nebraska. Un mètre d’eau de plus durant le week-end, ce n’est que le début. Le Missouri est maintenant quasiment à 15 mètres de hauteur. Autour de Brownville, les digues sont sur le point de lâcher. Lesquelles, celles en aval ou en amont? L’industrie nucléaire devrait se diversifier dans la gestion de sacs de sable!

- 20 juin 2011: Next-Up a remis en ligne la vidéo d’Alex. C’est ici. Bravo Next-Up pour tout. Et de plus, elle vient d’être remise sur DailyMotion.

- 20 juin 2011: Les débris radioactifs vont être brûlés au Japon. C’est ce qu’a décidé le Ministère de l’Environnement après, bien sûr, avoir consulté des EXPERTS! Donc, tous les déchets radioactifs peuvent être brûlés et leurs cendres enterrées à moins qu’elles ne dépassent 8000 becquerels de substances radioactives par kilo. Dans, ce cas, il faudrait les stocker temporairement (avant de les larguer dans l’océan, ni vu ni connu). Ce qui est sous entendu dans tout cela, c’est que l’idéal est de brûler les déchets radioactifs avec des déchets non radioactifs pour que les cendres ne dépassent pas les 8000 becquerels. La solution à la radioactivité, c’est la dilution: un vieux refrain bien connu. Quant à la contamination de l’atmosphère… quelle atmosphère?

- 20 juin 2011: Les vidéos d’Alex ont été supprimées sur YouTube. Selon YouTube, c’est l’utilisateur qui a supprimé ces vidéos. C’est la guerre, non seulement la guerre nucléaire mais la guerre de l’info. Les psychopathes de la clique militaro-industrielle ont peur et la répression fait rage sur internet. Ce sont de multiples censures qui sont signalées chez Google, chez YouTube et bien sûr chez Facebook, le principal outil de renseignement de la mafia globaliste, qui s’attaque maintenant aux activistes. Facebook constitue bien évidemment le paroxysme de l’asservissement: les gentils esclaves confient volontairement toute leur vie, sans restrictions aucunes, sur la toile, au grand bénéfice de leurs maîtres bienveillants!

- 19 juin 2011: TEPCO va ouvrir la double porte du réacteur 2 le 19 juin. C’est le même cirque que pour le réacteur 1. TEPCO prétend que leur système de ventilation, installé depuis le 11 juin, a réduit le niveau de radioactivité à 10 %. C’est un spectacle pour la galerie, le même que pour le réacteur 1 lorsque leur système de ventilation n’avait rien ventilé du tout. La seule conséquence désastreuse est une fois de plus de sacrifier la santé de travailleurs du nucléaire pour des cacahuètes.

- 19 juin 2011: La seconde centrale nucléaire du Nebraska se joint à la danse. La seconde centrale nucléaire du Nebraska, celle de Cooper, a déclaré aujourd’hui un « événement inhabituel », le premier niveau de l’alerte nucléaire. Cette centrale nucléaire est tout autant inondée que la première, celle de Fort Calhoun.

- 19 juin 2011: Quel est le plan B pour la décontamination de l’eau radioactive? Le NISA (Agence d’Insécurité Nucléaire du Japon) a déclaré qu’il n’y avait pas de plan B au cas où le système de décontamination de AREVA-KURION ne fonctionnerait pas du tout. Il est clair que si le corium de trois réacteurs est en train de se faire la valise et de grignoter inexorablement les fondations de béton, TEPCO va peut-être abandonner le refroidissement par aspersion de milliers de tonnes d’eau.

Via Le blog d’audrey Garric

Depuis l’accident de Fukushima, les rapports sur des complications survenues dans des centrales nucléaires se multiplient partout dans le monde. Le dernier en date, et non des moins alarmants, est une étude confidentielle sur l’état du parc nucléaire russe, présentée en secret au président Dmitri Medvedev par Rosatom, l’agence russe du nucléaire, le 9 juin, et divulguée par l’ONG norvégienne Bellona. Dans ce document de conclusion des stress tests effectués suite au tsunami japonais, l’agence nucléaire recense 31 failles sérieuses en termes de sécurité, du fait de déficiences de contrôle, d’entretien et de réparation, prouvant l’extrême vulnérabilité des onze centrales du pays en cas de catastrophe naturelle.

 

Premier défaut majeur : les risques sismiques n’ont pas été pris en compte lors du choix des sites des centrales, souvent construites à l’époque soviétique. Et la plupart des réacteurs – sur les 32 opérationnels – ne sont pas prévus pour s’arrêter automatiquement en cas de séisme. Mais en réalité, les centrales russes pourraient ne pas avoir besoin de l’aide de Mère nature pour s’effondrer : du fait de leur âge avancé, les bâtiments abritant des réacteurs montrent "des signes d’affaissement et d’inclinaison progressifs", selon le rapport.

Du côté des systèmes de refroidissement, équipements-clés des centrales nucléaires, la situation n’est guère plus rassurante. Ces mécanismes, ceux fonctionnant en circuit fermé comme ceux d’urgence, sont qualifiés de "déficients", du fait de délabrement des matériaux et de défauts de soudure. Les systèmes de contrôle des quantités d’hydrogène ne sont pas plus conformes aux réglementations internationales, indiquant que les réacteurs russes pourraient être sujets à des explosions similaires à celles qui ont ravagé les bâtiments des trois premiers réacteurs à Fukushima-Daiichi.

Enfin, le rapport pointe un cruel manque de préparation du personnel de ces sites à différents scénarios d’accidents, comme des inondations, incendies, tempêtes ou séismes. Sans compter que Rosatom ne conserve pas de traces des anciens incidents et accidents, rendant ainsi impossible toute tentative d’amélioration de la sécurité et de prévision de nouveaux problèmes.

Les centrales les plus préoccupantes sont celles de Leningrad et Kola, respectivement aux frontières finlandaises et norvégiennes. La première possède quatre réacteurs RMBK, de 1000 MW de puissance, les mêmes que celui de la centrale de Tchernobyl avant son explosion en 1986. Des réacteurs dont le rapport qualifie la conception de "gravement défaillante" et pouvant conduire à des accidents graves – en particulier, des problèmes avec les grappes de commande, nécessaires pour maintenir la réaction nucléaire sous contrôle. La seconde centrale, elle, fonctionne avec des réacteurs VVER, moins puissants (440 MW) mais plus âgés – deux d’entre eux ont ainsi vu leur durée de vie prolongée, il y a huit ans déjà.

Dans ces centrales, le risque d’accident dû à des catastrophes naturelles n’est pas seulement théorique. Ainsi, déjà, en 1990, une importante tempête avait stoppé les systèmes électriques primaire et de secours de la centrale de Kola, forçant la Norvège à intervenir pour fournir d’énormes générateurs électriques et assurer ainsi le refroidissement des réacteurs. En 2006, une autre panne de courant avait mis en péril le refroidissement du combustible cette fois dans le complexe nucléaire Maïak.

"Le rapport révèle des carences qui n’ont jamais été mentionnées publiquement, ni signalées internationalement", a estimé Ole Reistad, ingénieur à  l’Institut norvégien de technologie et de l’énergie. Pour les scientifiques norvégiens, ce rapport pourrait ainsi signifier une amorce de changement dans l’attitude de la Russie, jusqu’alors plus encline à se livrer à la propagande en ce qui concerne la soi-disant "sécurité" de son parc nucléaire.

Photo : Flickr/Socialism Expo