Archives de avril, 2011

Guillaume Duval Article Web – 29 avril 2011

Malgré la légère baisse du nombre de chômeurs en catégorie A (qui n’ont pas travaillé du tout au cours du mois), les chiffres du chômage montrent une nouvelle augmentation du nombre total des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, ainsi qu’une baisse du taux d’activité des jeunes et une hausse inquiétante des chômeurs de longue durée.

Le Ministère du Travail vient de publier les chiffres du chômage pour le mois de mars 2011. Ils font apparaître, pour le troisième mois consécutif, une baisse du nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout pendant le mois). Avec 21 100 personnes en moins en un mois, cette baisse est de 42 500 depuis décembre 2010, – 1,6 %. Enfin, une bonne nouvelle alors que le chômage avait connu une remontée sensible tout au long du second semestre 2010. Cette appréciation optimiste doit cependant être tempérée au vu du détail des chiffres.

Tout d’abord le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégories B et C (ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois) continue, lui, sa progression rapide, + 25 800 au mois de mars. Ce qui fait que le nombre total des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est toujours en progression. C’est probablement le signe que la tendance marquée observée l’an dernier se poursuit : quand il y a création d’emplois, il s’agit d’emplois précaires et intermittents, principalement sous la forme de postes d’intérimaires. Autre sujet d’inquiétude : le nombre de personnes inscrites en catégorie D et E (chômeurs en formation ou en emplois aidés) a baissé par contre de 6 800 personnes en mars. Autrement dit malgré tous les beaux discours sur la hausse des emplois aidés, ce qu’on constate sur le terrain pour l’instant c’est plutôt une diminution de leur nombre…

Si on va plus loin dans le détail, on constate que la baisse du chômage se concentre surtout sur les moins de 25 ans pour qui elle est quasiment continue depuis le début de 2010. C’est a priori évidemment une excellente nouvelle que les jeunes soient les premiers à bénéficier de la reprise après avoir été les premiers à subir les effets de la crise. Les résultats de l’enquête emploi menée chaque trimestre par l’Insee, incitent cependant à la plus grande prudence dans l’analyse de cette baisse. La dernière enquête en date, concernant le 4ème trimestre 2010, avait confirmé en effet une tendance inquiétante : la baisse du chômage des jeunes ne s’explique pas par un développement de l’emploi – entre mi 2009 et fin 2010 la proportion des 15-24 ans en emploi a au contraire baissé de 0,8 points de pourcentage – mais par un recul plus important encore de leurs taux d’activité : la proportion des 15-24 ans qui a ou cherche un emploi a diminué en un an et demi de 1,7 points de pourcentage. C’est, selon toute vraisemblance, le résultat du découragement de jeunes qui ne tentent même plus leur chance sur un marché du travail archibouché et ne s’inscrivent pas à Pôle emploi dans la mesure où, de toutes façons, ils n’ont droit à aucune indemnité. D’où, malgré le recul de l’emploi, une baisse sensible de la proportion des jeunes chômeurs. Si cette tendance s’est poursuivie au premier trimestre 2011, la baisse constatée du chômage des jeunes ne serait donc pas (du tout) le signal positif qu’on imagine…

Parallèlement on constate par contre une montée continue et ininterrompue du chômage des plus de 50 ans : ils sont désormais 770 000 à être inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C. C’est à dire 258 000 de plus qu’en juin 2008, avant la chute de Lehman Brothers, soit une hausse de 50 %, contre une moyenne de 32 % pour l’ensemble des chômeurs : ce sont désormais très clairement les seniors qui sont les principales victimes de la crise. Un mouvement qui devrait encore s’accentuer avec l’entrée en vigueur de la réforme des retraites.

On peut faire, malheureusement la même observation en ce qui concerne les chômeurs de longue durée. Ils sont désormais 1 531 000 à être inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an, soit 556 000 de plus qu’en juin 2008, en hausse de 57 %. Quand, dans le même temps, le nombre de ceux qui sont chômeurs depuis moins d’un an n’a augmenté « que » de 426 000, soit une hausse de 20 %. Il n’y avait déjà qu’une petite moitié des chômeurs inscrits à Pôle emploi qui était indemnisée, mais avec le gonflement ininterrompu des chômeurs de longue durée, le nombre de celles et ceux qui risquent de basculer cette année dans la grande pauvreté va probablement d’être considérable…

Enfin, on observe une dernière tendance inquiétante : la crise avait paradoxalement ramené un peu d’égalité hommes-femmes en matière de chômage. En effet le bâtiment et l’industrie, majoritairement masculins avaient été les secteurs les plus touchés. Si bien qu’en aout 2010 on avait, pour la première fois depuis qu’on décompte les chômeurs, atteint une stricte égalité entre le nombre des hommes et celui des femmes inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C. Mais depuis, l’écart se creuse de nouveau sensiblement au détriment des femmes : depuis aout dernier, le nombre des chômeuses s’est accru de 64 000 personnes quand celui des chômeurs n’a progressé « que » de 6 000. C’est probablement un des premiers effets sensibles sur le marché du travail de la rigueur budgétaire qui touche surtout l’emploi public, le secteur associatif, l’action sanitaire et le social, domaines où l’emploi féminin domine largement.

Bref, au-delà de la satisfaction de voir enfin le nombre des chômeurs cesser de s’accroître chaque mois, les sujets d’inquiétude ne manquent pas quand on observe le détail des chiffres.

cartoon-Platini nouveau président de l'UEFA(image © L’Internaute Magazine / Rudy Salin)

28 avril 2011 Billet invité par par Charles Sannat  via le blog de Paul Jorion

Un titre un peu alarmiste, direz-vous ? Peut-être, mais lisez d’abord.

-L’université du Texas prend de l’or pour sa trésorerie….

Une information importante et passée totalement inaperçue est que l’université du Texas vient d’investir environ 1 milliard de sa trésorerie en or. L’article de Bloomberg est ici. Les membres du Board voient l’or « juste comme une autre monnaie mais qui n’a pas à souffrir d’une impression supplémentaire de billets ». Suivez mon regard ! Il est à noter que cette université forme également des économistes.

Alors que penser d’une telle stratégie? Simplement que de plus en plus de particuliers comme d’institutions commencent à avoir des doutes de plus en plus sérieux sur la pérennité du système économique mondial dans sa configuration actuelle.

Pourtant, comme le fameux cygne noir de Nassim Taleb, c’était impossible et inenvisageable.
Si l’or s’emballe, alors cela signifie que le système économique ne va pas, il y avait la panique quand l’or frisait les 1400$ l’once, nous en sommes à 1569,70$!!!

Source de l’image: finviz.com

(rajout central blog info)

Mais ce n’est pas tout. Ces dernières semaines sont particulièrement riches en alertes.

- Des taux à deux ans qui dépassent pour la première fois les 25% pour la Grèce.

Cela signifie que la Grèce est peut être à quelques jours seulement d’un rééchelonnement de sa dette dans laquelle inévitablement les banques mondiales à commencer par les banques françaises laisseront quelques plumes. A titre d’information, c’est le Crédit Agricole qui est la banque la plus exposée au risque grec, l’ensemble des banques étant tout de même concerné.

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- La mise sous surveillance de la dette US par l’agence de notation Standard and Poor’s,

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris ou qui ne souhaitent vraiment pas comprendre, l’économie américaine reste la première économie mondiale. Un défaut de paiement US entrainerait le monde dans un chaos économique sans précédent. Les optimistes invétérés nous expliquent qu’ils n’y croient pas. Les mêmes d’ailleurs ne croyaient pas à un séisme d’une magnitude supérieure à 9, suivi d’un tsunami de plus de 15 mètres de haut, venant détruire 6 réacteurs d’une centrale nucléaire… et qui irradie un pays entier pour ne pas faire frémir avec une contamination entière de l’hémisphère Nord. Encore un triste cygne noir.

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Morgan Stanley vient de faire un défaut de paiement volontaire de 3.2 milliards d’euros sur un immeuble qu’elle détient à Tokyo.

En clair peut importe ma perte, je n’en veux plus de cet immeuble. Quel peut être le mobile d’une telle décision qui est une première historique pour cette « vénérable » institution ?

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Nous pouvons ajouter à cela que les CDS reflètent actuellement une anticipation d’annulation de la dette de certains pays européens pouvant atteindre les 75% (les CDS sont des pseudo-assurances sur les risques de faillites). Une information à rapprocher du fait que les fonds euros des contrats d’assurance-vie sont en très grande majorité (environ 75%) composés de dettes souveraines, c’est à dire d’obligations d’Etats.

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Et puis il y a la Chine qui souhaite diversifier ses réserves en devises et faire diminuer de manière significative sa détention de dollars américains. En effet, l’érosion d’une monnaie est un moyen pour ne rembourser ses dettes qu’en monnaie de singe dévaluée. Mais cela se fait au détriment du détenteur de cette monnaie. Nos amis chinois ne semblent plus vouloir être les dindons de la farce.

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Plus dramatique, McDonald (les restaurants) ont lancé une grande campagne de recrutement proposant 50 000 job en une journée. Des scènes pathétiques prouvant à quel point la situation de nombre de familles américaines est désastreuse. Pas loin de 3 millions de personnes se sont présentées pour obtenir un travail, certaines campant même la vieille pour être sûres d’être reçues. La situation a carrément virée au drame à Cleveland (voir ici la vidéo).

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

- Et enfin, plus léger, après l’initiative de Cantona notre footballeur, les maires s’y mettent aussi, enfin le maire (P.J. : le bourgmestre !) de la ville de Gand en Belgique en tout cas, qui vient de prendre la décision de retirer ses fonds de deux banques à savoir Dexia et KBC afin de protester contre les politiques de ces deux institutions et invite toutes les villes à suivre sont exemple…

Pourtant, c’était impossible et inenvisageable.

Alors, « Avis de coup de vent, suivi d’une tempête, pouvant se transformer en ouragan », est-ce vraiment alarmiste après tout ?

Voici une petite vidéo qui explique avec quels rouages les banquiers arrivent aux resultat de cet article:

Trois peuples européens sont assassinés par les banquiers : le peuple grec, le peuple irlandais, le peuple portugais.

Avec de tels rouages ils endettent plusieurs générations, ne leur promettant qu’un piètre avenir tant bien même que les ressources sont là, mais déviées de leurs sens à dés fins mercantiles et égocentriques, déséquilibrant tout le système jusqu’à peu être provoquer son explosion, ils profiteront sur le dos des citoyens des intérêts toujours grandissant avilissant les états au maximum et pendant ce temps ce sont les peuples qui trinquent et eux sans rien faire se régale…

Si nous ne réagissons pas afin de garantir aux générations futures une possibilités d’avenir positive, ne nous étonnons pas des revers de médaille qu’il faudra endurer…

DreK

Posté le 20 avril 2011 | sur korben.info

dAlH2Orean

L’ère du pétrole arrive à sa fin…

Imaginez un avenir où nous serions tous obligé de nous remettre au vélo, ou pire à la marche à pied. Le drame pour beaucoup d’entre nous… Mais ne cédez pas à la panique engendrée par cet avenir sombre et chaotique car nous seront peut être sauvés par cette invention de 2 chercheurs espagnols qui s’inspire directement du moteur Mr Fusion de la DeLorean capable d’avaler des ordures…

mr fusion<br />
dAlH2Orean" width="500" height="317" /></a></p>
<p>Enfin, pas exactement toutes les ordures mais uniquement de l’aluminium (du genre de celui des canettes de coca). En effet, cette <strong><a href=dAlH2Orean utilise un réservoir d’hydroxide de sodium pour générer de l’hydrogène à partir de l’alu et fournir suffisamment d’énergie pour faire fonctionner une petite voiture télécommandée durant 40 minutes à une vitesse moyenne de 30 km/h.

mercredi 27 avril 2011 (14h20)

Voir les photos :
http://www.stop-tht.org/Action-de-d… et http://resistances-caen.org/photos,… et http://pylones.noblogs.org

La chasse aux boulons est ouverte !

Samedi midi (23 avril 2011) à Raids près de Périers dans la Manche, environ 80 personnes se sont réunies autour d’un pique-nique offensif. A cet endroit, est construit un poste électrique, déjà bien avancé, qui servira de départ à la nouvelle ligne Très-Haute-Tension (THT) lié à la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Le poste électrique est situé quasiment sous les 2 lignes existantes qui viennent de Flamanville et qui vont vers Rennes et vers Caen.

Après un repas convivial et sous surveillance de la gendarmerie, les pique-niqueurs prennent, comme annoncé, la direction de pylône THT le plus proche pour jouer au grand jeu de pâques de la « chasse aux boulons ». Le tout en musique !

Quasiment tout le monde est rentré dans le champs (le pylône était très proche de l’entrée du champs et très proche d’une haie boisée). Des banderoles ont été déployés et le déboulonnage a commencé.

La gendarmerie décide tout d’abord de laisser faire pensant à tord qu’un seul boulon sera retiré symboliquement. Finalement, ce sont plusieurs boulons qui sont successivement déboulonnés symboliquement et fragilisant ainsi l’édifice. Le but : montrer à RTE, mais surtout aux populations hostiles au projet que celui-ci est bien plus fragile qu’il n’y paraît.

Tout le monde était très solidaire, et les gendarmes insistant pour s’approcher du pylône pour "constater" ont été maintenu gentiment à distance. 7 ou 8 boulons (des gros !) ont été enlevé. Certains ont été "réquisitionné" par les gendarmes, d’autres ont pu allé jusqu’à Flamanville.

Mais pourquoi aller chercher ces boulons ?

La catastrophe nucléaire japonaise, toujours en cours, qui hypothèque l’avenir de millions d’habitants, fait apparaître une remise en cause de l’EPR. Nous avons toujours dénoncé l’aberration de cette construction et de la ligne THT qui l’accompagne. Même si RTE explique que l’éventuel arrêt de l’EPR ne signifie pas l’abandon du projet THT, il est désormais grand temps d’arrêter la folie qui impose aux populations des risques démesurés, que ce soit les risques nucléaires ou les risques sanitaires des THT. De plus, RTE défend une vision productiviste, avec davantage de nuisances et de moins en moins de liberté. L’exemple de la construction de la nouvelle gendarmerie de Périers, avec le soutien financier de RTE est révélateur des priorités de l’entreprise. Faut-il y voir une gendarmerie au service de RTE et prête à réprimer les prochaines mobilisations légitimes des habitants opposés à l’EPR et la THT ?

En démontant les fixations des pylônes existants, nous affirmons que le projet d’état en cours est déboulonnable. Nous démontrons également qu’il est légitime de s’attaquer à l’un des points faible de cette société nucléaire : des tentacules électriques. Parce que la future ligne THT nous est imposé de force, comme l’a toujours été l’énergie nucléaire, nous déclarons ouverte la chasse aux boulons sur tous les pylônes existants et surtout ceux en constructions afin de montrer à RTE et aux nucléocrates d’EDF la fragilité et la vulnérabilité de leurs usines à cancers et de son réseau qui balafre le territoire.

Ces boulons sont rien et ils sont tout.


Ils sont rien car ce n’est que quelques boulons parmi des centaines d’autres. En enlever une dizaine ne nous met pas en danger physique. Cela fragilise sans détruire, pour le moment. Cela ne nous fait pas prendre de grands risques de répression si nous sommes nombreux.

Avec les bonnes clefs, c’est un jeu d’enfant. Ne boudons pas notre plaisir de s’attaquer au talon d’Achille du système électrique. Ce système qui nous menace depuis trop longtemps par ses accidents nucléaires, ses déchets et ses ondes électromagnétiques.

Ces boulons sont « tout« . Répétés des dizaines de fois, à différents endroits, ils embarrassent ceux qui défendent ce système inutile, coûteux et dangereux. Envoyés par la poste ou déposés devant préfectures et ministères, ils deviennent le symbole de notre résistance comme le lance-pierre était le symbole de la lutte de Plogoff.

Voir le reportage de France 3 concernant la gendarmerie de Périers :

L’article de France 3 :

RTE a financé une partie de la nouvelle gendarmerie, au grand dam des écologistes

La nouvelle gendarmerie de Périers, dans la Manche, est inaugurée ce vendredi. Sur le carton d’invitation figure le logo de RTE (Réseau de transport d’électricité), un logo qui fait tiquer certains élus, comme Francis Couillard, écologiste et président de la communauté de communes. Il a décidé de boycotter la cérémonie.

Le coût de la construction de la nouvelle gendarmerie s’élève à 1,4 millions d’euros. RTE en a financé, indirectement, près de 20% en apportant 300 000 euros. Cette somme a été versée dans le cadre des dédommagements attribués aux collectivités traversées par la ligne THT (très haute tension).

Cette ligne à 400 000 volts, appelée "Cotentin-Maine", doit acheminer sur plus de 160 km le courant produit par le futur EPR de Flamanville vers la Bretagne et le Maine via la Manche, le Calvados, l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne. Le projet a suscité de nombreuses oppositions de la part des riverains et des associations écologistes.

Si les écologistes s’offusquent du fait qu’un service public d’Etat soit financé par une entreprise, la direction de RTE dénonce les amalgames. Les 300 000 euros s’inscrivent dans le cadre du plan d’accompagnement de projet, une enveloppe de 20 millions d’euros versés par RTE, 10 % du montant total des travaux de la ligne THT. Cette enveloppe est placée sous la responsabilité des préfets des départements concernés. Dans chaque préfecture, un comité de pilotage, composé d’élus, de représentants professionnels, de personnalités qualifiées, examinent les projets que leur présentent les collectivités et décident de l’attribution des financements.

La nouvelle gendarmerie de Périer a coûté 1,4 millions d’euros. RTE en a financé une partie.

Murage d’areva à renne

Vendredi 8 avril 2011 (06h27)

Areva : liquidation totale

Areva, toutes les industries nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent nous emportent vers une liquidation totale de la planète. Contaminer et détruire de larges espaces de vie, tuer, empoisonner et déplacer des millions de personnes et d’êtres vivants : immédiatement ou progressivement, ce n’est qu’une question de temps et d’accidents?

Areva, nous ne voulons plus vivre sous la menace de tes bombes à retardement. Nous ne voulons plus risquer nos vies pour tes profits. Notre confort ne doit pas avoir ce prix.

Avant ce désastre mondial, nous murons la porte d’Areva à Rennes – St-Grégoire et déclarons ouverte sa liquidation totale!

Nous, ce que nous voulons liquider définitivement, c’est le système dans lequel nous sommes immanquablement plongés tant que la menace nucléaire perdure. Nous n’acceptons pas de laisser le lobby nucléaire générer la catastrophe et encore moins prétendre la gérer.

Notre énergie est renouvelable. Alors, Areva, filiales et consors, nous vous promettons plus qu’un petit mur…

par la rédaction, ZDNet France. Publié le 27 avril 2011

Sécurité – Sony a confirmé que des données personnelles liées aux comptes utilisateurs de ses services PlayStation Network et Qriocity ont été subtilisées par un pirate. Cela concerne 77 millions d’utilisateurs.

Il aura fallu plus d’une semaine à Sony Computer Entertainment (SCE) pour révéler la vérité sur la fermeture des services en ligne PlayStation Network et Qriocity. Hier, le géant japonais a admis qu’une intrusion sur ses serveurs menée entre le 17 et le 19 avril avait permis à une « personne non autorisée » de dérober toutes les données personnelles liées aux comptes utilisateurs : nom, adresse complète, date de naissance, adresse mail, identifiants et mots de passe PSN et Qriocity.

À lui seul, le PlayStation Network compte 77 millions d’utilisateurs.

Des coordonnées de cartes bancaires volées ?

Désormais moins avare en détails, Sony ajoute qu’il est « possible » que les informations concernant l’historique des achats en ligne effectués ainsi que l’adresse de facturation aient également été compromis. « Bien qu’il n’y ait aucune preuve que les données de cartes bancaires aient été dérobées, on ne peut exclure cette possibilité », précise Sony qui recommande aux victimes d’être vigilantes à des tentatives de scam par mail, téléphone ou courrier postal et de surveiller leurs comptes.

Aucune date pour la remise en service

Une mise en garde bien tardive alors que les utilisateurs ont été tenus dans l’ignorance depuis 10 jours et qu’ils ne peuvent toujours pas accéder à leur compte pour en modifier les codes d’accès. Sony ne donne pas de date pour la réouverture de ses services. Restera à voir quel impact aura cet incident sur la confiance des clients qui dénoncent le mutisme de la firme japonaise et dont certains parlent même d’action en justice. (Eureka Presse).

Pas d’play pas d’probleme: regler…

mardi 26 avril 2011 (23h55)

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé une augmentation des salaires de 25% suite à l’augmentation des revenus pétroliers, annoncent les médias occidentaux.

Le prix du pétrole vénézuélien sur les marchés mondiaux a franchi la barre des 107 dollars ces derniers jours, ce qui apporte des revenus supplémentaires au budget. Le président Hugo Chavez a déjà promis de financer plusieurs programmes sociaux.

Ainsi, le 1er mai, les salaires seront augmentés de 15%, une augmentation suivante de 10% étant prévue pour septembre. Le salaire minimum subira une hausse de 360 dollars.

http://fr.rian.ru/world/20110426/189274423.html

http://www.kristv.com/images/news/hugo_chavez.jpg

Le Gouvernement National augmentera de 25% le salaire mínimum national en deux parties, à savoir de 15% le premier mai puis de 10% le premier septiembre 2011.

Ce salaire qui est déjà le plus élevé de l’Amérique Latine passe ainsi de 1.224 à 1.548 bolivars nouveaux. A cette augmentation il convient d’ajouter le bénéfice du ticket alimentaire et des diverses allocations sociales. C’est ce qu’a annoncé le président Hugo Chávez, lors du conseil des ministres qui a suivi les vacances de páques. Celui-ci a souligné que dans le secteur privé près d’um million de travailleurs percevront cette augmentation de salaire, obligation légale pour tous les patrons.

Il a expliqué que le salaire mínimum concerne 21,1% de la population économiquement active, tandis que le reste de la population économiquement active au Vénézuéla gagne un salaire supérieur.

Dans le secteur public l’augmentation bénéficie à 345 mille 877 employés, 62 mille 441 ouvriers et à deux millions 52 mille 295 retraités et pensionnés de l’Institut Vénézuélien de Sécurité Sociale (IVSS) pour un total de 2 millions 558 mille 613 persones.

TICKET ALIMENTATI0N POUR TOUS

“A ceci il faut ajouter le ticket alimentation et d’autres droits ou allocations qui forment le salaire intégral” a précisé le président en signant le décret portant modification de la loi qui règle ce droit. Les changements concernent l’élimination du minimum requis de vingt travailleurs par entreprise : le ticket sera un droit de tous les travailleurs indépendamment de la taille de l’entreprise et du nombre d’employés.

La loi oblige les patrons du public comme du privé à payer ce ticket alimentation à tout le personnel. Cette mesure bénéficie également aux travailleurs en congé comme c’est le cas des femmes enceintes ou des vacanciers.

Source : CIUDAD CCS Traduction : Thierry Deronne

Par Anthony Laurent (26 avril 2011) via Bastamag.net

Depuis plus d’un mois, des hommes, dont on ignore le nombre, s’activent dans la centrale nucléaire de Fukushima. Comme à Tchernobyl il y a 25 ans, ils tentent de contenir le feu atomique, au péril de leur santé et de leur vie. Qui sont ces « liquidateurs » ? Quelles sont leurs conditions de travail ? Le mutisme de Tepco, exploitant de la centrale, et du gouvernement japonais fait craindre le pire.

Photo : © DR

Combien sont-ils ? 200, 400, 700… ? Beaucoup de chiffres circulent dans les médias ces dernières semaines au sujet des « liquidateurs » japonais, qui tentent de circonscrire le « feu nucléaire » à la centrale de Fukushima-Daiichi, à 250 kilomètres au nord-est de Tokyo. Mais il n’existe aucune information concrète et fiable. Et les salariés sacrifiés pourraient en réalité se compter par milliers.

Annie Thébaud-Mony, sociologue à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), est spécialiste des conditions de travail en centrale nucléaire. Les chiffres évoqués dans la presse lui semblent bien faibles. Elle rappelle que « lors des arrêts de tranche dans les centrales françaises, ce sont entre 1.500 et 2.000 personnes qui interviennent pour de la simple maintenance »…

Des conditions de travail inimaginables

On ne sait rien non plus de la durée des interventions sur place. Et cette opacité orchestrée par l’entreprise Tepco (Tokyo Electric Power Company) et les autorités japonaises fait craindre le pire. D’autant que les rares témoignages en provenance du Japon offrent un aperçu relativement peu reluisant des conditions de travail de ces « hommes de l’ombre » : dortoirs de fortune dans les salles de réunion, les couloirs et les toilettes ; absence d’eau potable ; repas servis seulement deux fois par jour…

Ces personnes ne possèderaient pas non plus forcément tous les équipements et le matériel nécessaires pour minimiser leur exposition aux radiations. « Pour une raison qui m’échappe, les masques, les combinaisons, les plaquettes d’iodure de potassium ainsi que les robots envoyés par Areva fin mars seraient toujours bloqués à l’aéroport de Tokyo », avance Michèle Rivasi, eurodéputée (Europe Écologie-Les Verts) et fondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad).

Le même scénario qu’à Tchernobyl

Ceci dit, il n’existe aucune protection efficace contre les rayonnements ionisants, surtout sur un site entièrement contaminé. « Les équipements des ouvriers restent rudimentaires face à un niveau de radioactivité qui peut dépasser les 250 millisieverts par heure », poursuit Annie Thébaud-Mony. Au-delà de 100 millisieverts, les risques sanitaires sont jugés significatifs. Le ministère japonais de la Santé a récemment relevé la dose légale « acceptable » pour les « kamikazes » de Fukushima de 100 à 250 millisieverts. En France, la dose annuelle maximale est de 20 millisieverts pour les travailleurs du nucléaire [1].

Concernant cette quantité de millisieverts, il semble que les chiffres fournis par Tepco soient eux aussi minorés. Et que les salariés ne soient pas informés correctement. Si, pour l’heure, aucun mort par irradiation n’est à déplorer au Japon, le bilan officiel fait état d’une vingtaine de personnes fortement irradiées et hospitalisées, parmi lesquelles quelques-unes ont eu les pieds brûlés faute de bottes adaptées. « Nous vivons à Fukushima le même scénario qu’à Tchernobyl, analyse Annie Thébaud-Mony, avec des centaines de liquidateurs condamnés car exposés à des doses de radioactivité très élevées qui auront raison d’eux dans les semaines et les mois à venir. »

« Tepco achète leur silence »

Mais qui sont ces « héros » japonais prêts à mettre leur vie en danger à chaque intervention dans la centrale ? Là encore, les informations filtrent au compte-goutte. Des techniciens et des cadres de Tepco, des soldats des forces d’autodéfense et des pompiers comptent parmi ces « sacrifiés ». Mais les sous-traitants de l’industrie nucléaire nippone participent également massivement aux opérations de sauvetage et aux réparations.

« Comme Tepco et ses sous-traitants ont dû épuiser leur armée de réserve, ils tentent maintenant de recruter parmi les sans-logis de Tokyo et les burakumin, des parias de la société japonaise, estimés entre deux et trois millions, mis à l’écart pour leurs convictions religieuses », décrit Annie Thébaud-Mony. « Et sans doute en échange ces personnes recevront une très grande somme d’argent. On va leur demander de se taire et ils iront mourir ailleurs. Autrement dit, Tepco achète leur silence. »

Des liquidateurs payés jusqu’à 3.500 euros par jour

Attirées par l’appât du gain, ces « petites mains  », âgées généralement, comme le demande l’exploitant de la centrale, de plus de 45 ans, méconnaissent pour certains totalement le monde du nucléaire. Ils peuvent percevoir jusqu’à 3.500 euros par jour pour une intervention de quelques minutes à plusieurs heures. Une somme qui peut convaincre les Japonais les plus démunis.

« Après 25 ans d’ancienneté dans la sous-traitance nucléaire en France, je touche 1.574 euros bruts par mois… », ironise Philippe Billard. Et ce « forçat du nucléaire » de poursuivre : « Les ouvriers japonais, à l’instar des travailleurs français, se trouvent face à des rouleaux compresseurs, des industriels à la tête de plusieurs milliards d’euros de bénéfices qui ont les moyens de les faire taire. »

Protéger l’industrie nucléaire au détriment des liquidateurs

Ce rapport de forces déséquilibré rappelle de mauvais souvenirs à Annie Thébaud-Mony. Pour elle, au-delà de l’attitude actuelle de Tepco et des autorités japonaises, ce type de gestion de crise était déjà à l’œuvre au moment de Tchernobyl. « Il y a en réalité une volonté délibérée de la part de tous les acteurs internationaux du nucléaire de protéger continuellement l’industrie atomique, car les enjeux financiers sont absolument énormes, quels qu’en soient les coûts pour la santé des travailleurs et des populations. »

Depuis 25 ans, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) « nient les centaines de milliers, voire les millions de morts russes, ukrainiens et biélorusses, en parlant de quelques dizaines de décès seulement dus à la catastrophe de Tchernobyl ! » rapporte Annie Thébaud-Mony. Quant au Comité scientifique des Nations unies pour l’Étude des effets des rayonnements Ionisants (UNSCEAR), il affirme que 31 opérateurs et pompiers sont morts des effets de la radiation. L’UNSCEAR fait aussi état de 6.000 cas de cancer de la thyroïde, dont 15 mortels.

Les radiations attaquent les organes, les os, le système nerveux

Les risques sanitaires encourus par les « liquidateurs » sont divers et dépendent étroitement des doses de radioactivité reçues. Pour les plus faibles radiations (inférieures à 500 millisieverts), les symptômes cliniques probables vont d’un état de très grande fatigue et de décompression aux brûlures et aux atteintes ganglionnaires, en passant par des nausées, des diarrhées et la perte de poids, de dents et de cheveux.

Pour les très fortes radiations (supérieures à 500 millisieverts), le syndrome d’irradiation aigu pèse sur les victimes les plus exposés. La moelle osseuse peut être touchée. Les cellules les plus sensibles – les cellules sanguines (globules blancs et rouges, plaquettes) – sont les premières détruites, suivies par les cellules plus profondes de l’intestin, du foie, de la vessie. Les cellules des os sont susceptibles de se nécroser au bout de quelques jours. Une radioactivité intense endommage aussi durablement le système nerveux. « Au Japon, comme en France, ces pathologies ne sont toujours pas reconnues comme des maladies professionnelles  », s’insurge Philippe Billard.

La transmission de mutations génétiques aux enfants

La mortalité du « mal des rayons » est fonction de l’intensité des rayonnements ionisants accumulée dans l’organisme et de la durée d’exposition : la mort peut être immédiate, pour une irradiation intense et courte, comme elle peut se déclarer à la suite d’un long cancer dû à une exposition prolongée à de faibles débits de dose. « S’il n’y a pas de bonnes protections respiratoires, il existe également des risques que des radioéléments pénètrent dans le corps. La source radioactive rayonne depuis les organes internes et provoque des dégâts irréversibles sur le système digestif et les voies respiratoires avec notamment des phénomènes d’essoufflement pouvant s’aggraver », relève Annie Thébaud-Mony.

« Tout cela est extrêmement inquiétant », conclut la chercheuse de l’Inserm. « Comme dans les pays impactés par l’accident de Tchernobyl, il ne serait pas surprenant qu’il y ait au Japon un certain nombre de femmes enceintes qui transmettent des mutations génétiques à leurs enfants ». Lesquelles provoqueront sans doute des malformations congénitales aux générations suivantes. De Tchernobyl à Fukushima, le nucléaire n’a pas fini de faire des victimes.

Anthony Laurent

Notes

[1] La dose maximale admissible pour la population générale est de 1 millisievert

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Rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : . UN IMPACT MONDIAL

Plus de 60 laboratoires d’analyse équipés de détecteurs de très haute précision sont répartis sur l’ensemble de notre planète et contrôlent quotidiennement la radioactivité de l’air. Leur mission : rechercher les très faibles quantités de produits radioactifs qui pourraient indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN).

Les résultats de ces analyses permettraient de suivre, jour après jour, et depuis le 12 mars 2011, l’avancée des masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHII.

C’est impossible car les données sont confisquées par les États. Les résultats sont transmis à des organismes officiels qu’ils sélectionnent et qui sont tenus de ne rien divulguer. Le réseau international de mesure est financé par de l’argent public. Les populations ont droit à cette information. Tous les chiffres doivent être publiés et non pas quelques chiffres soigneusement choisis par les autorités.

J’exige que les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air du réseau soient rendus publics, INTÉGRALEMENT ET SANS DÉLAIS. Payés par les citoyens de l’ensemble des pays, ils doivent leur être accessibles et servir à leur protection.

Suivez ce lien Agir avec la CRIIRAD pour accéder a la pétition

+ 32 777 signatures obtenues sur mesopinions.com
+ 5 109 signatures sur papier.

Aussitôt qu’un nombre suffisant de pétitions sera collecté, la CRIIRAD les utilisera pour effectuer des demandes :

1/ au niveau international :envoi à l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses deux agences spécialisées : le CTBTO (Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization) et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ;
2/ au niveau national :les pétitions seront classées par nationalité et adressées aux gouvernements des États concernés.

Le 25 avril 2011 via L’appel de Fukushima

Depuis vendredi (25/3/11) des produits alimentaires dont le taux de radioactivité est jusqu’à dix fois supérieur aux normes européennes peuvent être importés en Europe ce que critiquent « Foodwatch » et l’institut de protection de l’environnement de Munich. La raison invoquée est une mesure d’urgence qui annule les valeurs douanières habituelles.

vendredi le 25 mars 2011, L’Europe a décidée dans son arrêté « RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) No 297/2011 DE LA COMMISSION » d’une mesure d’urgence fixant les limites pour les produits alimentaires, tant pour les animaux que pour les humains, importés en provenance du Japon. Cette autorise une augmentation spectaculaire de la teneur en radioactivité des aliments importés. Adoptée par la commission de Communauté Européenne, elle est entrée en vigueur dès dimanche. Selon les informations de l’Institut de l’Environnement munichois et de l’organisation de protection des consommateurs « foodwatch », les aliments et les importations de produits alimentaires sont habituellement limités à 370 becquerels par kg pour les préparations pour nourrissons et les produits laitiers et à 600 becquerels par kg pour les autres aliments.

La mesure d’urgence autorise à présent les importations de produits alimentaires pour des valeurs à 400 becquerels par kg pour les préparations pour nourrissons, de 1 000 becquerels par kg pour les produits laitiers et de 1 250 becquerels par kg pour les autres aliments. Certains produits tels que les huiles de poissons ou les épices la valeur est relevée à 12 500 becquerels par kg, soit 20 fois la norme habituelle.

La raison évoquée pour la prise de cette mesure est une résolution européenne prise en 1987, après la catastrophe de Tchernobyl, laquelle permet d’augmenter les limites les doses de radioactivité dans les aliments pour prévenir une famine.

Sources :