Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 du blog.

En voici un extrait :

4.329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année. Ce blog a été vu 32 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 7 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Keny Arkana est de retour à Marseille pour présenter son dernier album :

TOUT TOURNE AUTOUR DU SOLEIL

Vivez en direct le concert de Keny Arkana à Marseille Le Moulin, de jeudi 6 décembre avec en 1ère partie RPZ

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Via: lenouveleconomiste.fr

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante.

Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

“Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

Car pour l’heure, en ce qui concerne la santé et la sécurité, le code du travail n’est pas appliqué. Il pose un certain nombre de principes qui ne sont pas respectés, à commencer par le principal : l’obligation faite depuis plus d’un siècle aux employeurs de garantir la santé de leurs salariés. Cette obligation a pourtant été rappelée à l’occasion du drame de l’amiante en 2002, l’affaire ayant débouché sur une certaine prise de conscience en montrant qu’il existait un réel problème de prévention face à un risque qui, pourtant, était identifié depuis longtemps. En prenant la mesure de cette catastrophe sanitaire, la Cours de cassation a réactivé cette obligation des employeurs d’assurer la santé des salariés au quotidien.

Or je constate chaque jour que, sur ce plan, rien n’a changé. Que nous restons face à une situation d’urgence sanitaire qui n’est absolument pas prise en compte par les politiques. Voilà pourquoi j’ai refusé la décoration qui m’a été proposée. Parce qu’elle aurait dû intervenir au terme de mon travail ; en marquer l’aboutissement. Et comment parler d’aboutissement alors que perdure cette situation d’urgence, que l’on attend encore que des décisions soient prises et des mesures adoptées ? Tant qu’il en sera ainsi, je ne pourrai ni me reposer, ni recevoir une médaille.

Sécurité versus rentabilité
Non seulement il n’y a aucune amélioration mais l’on voit s’installer chez les entreprises un discours fataliste fondé sur l’argument de la crise économique et consistant à dire : vu la situation catastrophique, nous avons d’autres priorités que d’améliorer les conditions de travail. Ce raisonnement prouve que la sécurité des salariés est perçue comme une dépense, non comme un investissement et que, dans un contexte tendu, elle devient une sorte de luxe que les entreprises estiment ne pas avoir les moyens de s’offrir.

Pire, elle est perçue comme une option alors qu’encore une fois, il s’agit d’une obligation. Résultat, ceux qui, comme moi, militent pour une autre gestion des risques sont uniquement perçus comme cherchant à alourdir les charges de l’entreprise. Pourtant on oublie une chose essentielle : c’est que l’assurance maladie – et par conséquent le contribuable – finance la négligence des industriels. Il faut savoir que dans le domaine des pathologies lourdes liées à l’environnement de travail, certains médicaments valent 1 000 euros la dose. Ce qui explique que les maladies professionnelles représentent chaque année des dépenses de plusieurs milliards d’euros.

A défaut de parvenir à se faire entendre sur l’aspect humain de la situation, je n’hésiterai pas à avancer cet argument économique auprès des pouvoirs publics pour dénoncer l’attitude moyenâgeuse de certains industriels pour qui les gains escomptés de certaines réductions de coûts d’exploitation légitiment tout, y compris la mise en danger de la vie d’autrui.

Impunité
Cette situation est d’autant plus révoltante qu’elle s’est jusqu’à maintenant accompagnée d’une impunité totale. Celle-ci vient d’être remise en question il est vrai avec le jugement rendu contre AZF mais il aura fallu une catastrophe exceptionnelle et onze années d’un procès exceptionnel pour y parvenir, alors qu’on dénombre chaque jour en France deux morts par accident du travail, une dizaine des suites d’un cancer lié à l’amiante et, chaque année, des milliers d’autres décès liés au cocktail de cancérogènes et toxiques en tous genres que les travailleurs respirent et, au-delà, les riverains des usines, des centrales nucléaires, des lignes à haute tension, etc.

Pour illustrer la dangerosité de certains lieux de travail, il y a ce cas récent de deux salariés partageant un même bureau sur le site d’une centrale nucléaire et atteints tous deux d’une tumeur au cerveau. Ce type de concordance est fréquent et lorsque l’on commence à enquêter, il n’est pas rare que l’on découvre d’autres cas atteints de la même pathologie, ce qui rend le lien avec l’environnement de travail évident. Comme c’est le cas chez les dockers. Parmi les 130 dockers du port de Nantes – qui manipulent en continu et sans protection les caisses de bois traitées aux pesticides, les bananes traitées au chlore et la ferraille qui dégage de l’oxyde de fer – 35 cas de cancers du rein ont été dénombrés. Je ne vois pas comment, avec une telle proportion, on peut encore parler de hasard.

Travail de lobbying
Pour établir des liens entre environnement de travail et cancers, nous avons mené un travail dit de systématisation face à l’exposition, en nous appuyant sur des données chiffrées. C’est essentiel pour établir ce qu’on appelle des présomptions d’imputabilité permettant au salarié qui développe une pathologie correspondant à une exposition propre à l’entreprise dans laquelle il travaille de la voir instantanément reconnue comme maladie du travail. Notre retard dans ce domaine s’explique par le fait que, pour établir ce type de tableau des maladies professionnelles, il faut un accord entre patronat et syndicat, ce à quoi, en France, un conflit d’intérêts évident nous empêche de parvenir.

Et pour cause : les experts du patronat emploient toute leur énergie à nier l’évidence. Exemple : on n’a toujours pas pu faire inscrire le cancer du larynx dans le tableau des maladies professionnelles alors qu’on le sait directement lié à une exposition à l’amiante et qu’il a été reconnu comme tel par d’autres organisations sanitaires il y a dix ans déjà. Dans ce domaine, nous nous heurtons à un véritable travail de lobbying qui, pour moi, justifie de parler de crime organisé de la part des grands industriels et des experts, doublé d’une situation de non-assistance à personne en danger.

L’amiante
Le traitement de l’amiante, qui est le plus connu des cancérigènes, est révélateur de cet état de fait. Les premiers cas sont identifiés à la fin du XIXe siècle et, dès 1930, les industriels disposent de toutes les données scientifiques attestant de sa dangerosité. Trente ans plus tard, un chercheur américain rend ces données publiques et en 1971 les entreprises du secteur s’organisent pour entreprendre une véritable campagne de désinformation sur les effets sanitaires de l’amiante, le tabac devenant un formidable alibi invoqué pour expliquer les maladies contractées par les salariés et la notion d’“usage sécuritaire” de l’amiante étant avancée pour empêcher une réglementation sévère de son usage, ce qui n’est rien de plus qu’un slogan de propagande industrielle puisqu’il a été établi qu’une fois l’amiante extraite de la mine et réduite en poudre, il n’existait aucune possibilité de limiter sa dangerosité.

Et le déni continue. Pour preuve, cette véritable bataille judiciaire qui, de 1997 à 2012, a opposé mouvements associatifs et pouvoirs publics dans une affaire de déconstruction d’une ancienne usine de transformation d’amiante, à Aulnay-sous-Bois. Tout ce que demandaient les associations, c’était l’application stricte de la réglementation de 1993 sur l’enlèvement d’amiante, à savoir : le confinement total du site durant les travaux afin de limiter la poussière au maximum et donc, les risques de contamination. Pour obtenir qu’il en soit ainsi, autrement dit pour que la loi soit respectée et appliquée, il a fallu plusieurs procédures judiciaires et surtout, il a fallu que la société civile se mobilise. Sans cela, on aurait démonté l’usine sans aucune précaution, ce qui aurait mené à une contamination des populations environnantes.

La sous-traitance du risque
Les secteurs présentant le plus de risques pour la santé des salariés sont connus. Il s’agit de la chimie et du nucléaire, bien sûr, mais aussi du BTP, de la réparation automobile, du travail des métaux, de l’imprimerie et de toutes les formes de maintenance industrielle. Le point commun étant que, dans l’ensemble de ces secteurs, on sous-traite les risques. La situation est simple : les entreprises considèrent que, à partir du moment où une activité est sous-traitée, la gestion des risques qui y est liée ne relève plus de leur responsabilité mais de celle de l’entreprise sous-traitante.

Et c’est là que l’on se heurte à un vide juridique. Le travail étant prescrit aux employés d’une autre entreprise avec laquelle le donneur d’ordres entretient une relation client-fournisseur, cela modifie les relations de travail entre le dirigeant de la première entreprise et les salariés de la seconde et, de ce fait, déplace les responsabilités. A cette situation déjà pernicieuse s’ajoute le fait que, bien évidemment, le sous-traitant en charge de cette activité de maintenance aura obtenu le marché parce qu’il aura répondu à un appel d’offres qui, au final, privilégiera toujours l’entreprise pratiquant les tarifs les plus avantageux. Et où les entreprises qui pratiquent ces tarifs avantageux parviennent-elles à faire des économies pour réduire leurs coûts d’exploitation ? Toujours sur les mêmes postes : la prévention et la sécurité des salariés.

AZF
Le drame d’AZF est un parfait exemple des situations parfois hallucinantes que l’on peut rencontrer dans l’univers de la maintenance industrielle. Le site utilisait des dérivés chlorés après avoir eu recours, des années plus tôt, à des engrais. Or il existe une incompatibilité totale et bien connue entre les nitrates contenus dans les engrais et le chlore. Ces produits n’auraient donc jamais dû être en contact. Mais l’entreprise ayant sous-traité la gestion de ses déchets sans alerter les personnes en charge sur la nature des produits et résidus qu’elles manipulaient, nitrates et chlore ont fini par se retrouver dans un même hangar, ce qui a abouti à l’explosion dans les minutes qui ont suivi.

On sait que, au cours de l’enquête, Total a tout fait pour éviter que cette piste chimique soit retenue ; c’est pourquoi le fait que le procès ait finalement abouti à la condamnation de l’industriel pour ne pas avoir géré les risques liés à ses activités de maintenance – activités qu’il a sous-traitées sans donner aucune consigne de sécurité ni même aucune information – est essentiel.

Pour moi, cela fait d’AZF le premier procès de la sous-traitance qui, j’espère, servira d’avertissement à tous les industriels qui se montrent totalement irresponsables dès lors qu’il s’agit de gérer leurs déchets. Tant qu’on est dans la production, ils s’en tiennent à leurs obligations légales : ils protègent leurs salariés et leur outil de travail. Mais dès lors qu’il est question de déchets, ils ne veulent plus dépenser un euro en prévention et gestion du risque car pour eux, la gestion des déchets, c’est typiquement ce qui coûte et ne rapporte pas. Résultat : 80 % de la dose collective d’irradiation, en France, sont supportés par des salariés du secteur de la sous-traitance.

C’est pourquoi je m’apprête à présenter à Mme Duflot un cahier intitulé “Etat des lieux et propositions” dans lequel figure, entre autres, une demande de voir interdire le recours à la sous-traitance sur tout site dangereux, afin que le risque ne soit plus sous-traité mais géré en interne.

Stratégie de contournement
Chaque grande filière industrielle – la chimie, le nucléaire, la métallurgie… – a développé sur la gestion des risques une même stratégie de contournement par la sous-traitance, laquelle se traduit par une délégation du danger et de la responsabilité. Ceci, tout en incitant les entreprises de sous-traitance à réduire leurs coûts – et donc, à rogner sur la sécurité – afin de remporter leurs appels d’offres. Ce qui prouve que, pour l’heure, l’intérêt économique l’emporte sur la préservation de la vie humaine et confirme qu’en matière de santé et sécurité des salariés, nous sommes face à une forme de crime organisé.

Via:  Pierre Jovanovic

Pour imagé les pertes d’emplois qui ce concentre en France, je vous propose une liste non exhaustive des plan de licenciement engagé depuis quelques mois…édifiant…(via Pierre Jovanovic le blog).

Voici la dernière liste, avec un peu de retard en raison de mon retour de Grèce. Vous verrez que les compagnies aériennes se délestent un maximum de leur personnel car autrement 2013 signerait leur faillite immédiate. Le plus fou est que les médias se gardent bien de vous donner cette liste, car elle vous montre la réalité, une réalité horrible, celle de l’économie presque à l’arrêt, avec un fonctionnement minimum. Et les mêmes merdias vous disent que tout va bien parce que les bourses montent. Quelle bande d’arnaqueurs. Allez, ouvrez-tous des comptes en Suisse, puisque c’est une obligation pour les membres du Parti Socialiste. Envoyez cette info à tous vos contacts, les Français doivent être informés, c’est vital.

- Citibank (en faillite) vire 11.000 personnes, lire ici Bloomberg( ajout mercredi à 15h)

- Osram va supprimer 4.700 emplois lire ici Reuters, merci à Mr Lepage.

- DINGUE et jamais vu: Texas Instruments va virer entre 300 ou 500 ingénieurs dans sa filiale en Inde, lire Tech2

- Sky Aircraft prévoit 159 licenciements avec sans doute une faillite à la clé, lire ici l’Essentiel, merci à Mr Tacchi .

- Reebok, sport, se débarasse de 150 personnes au niveau mondial, lire ici le Boston Globe.

- Living Social, site web ventes privées, vire 400 personnes, lire ici le Business Journal

- SAIC vire 700 personnes, lire le Buisiness Journal.

- Le New York Times va annoncer un nouveau plan de licenciements, lire le Huff Post.

- Lufthansa veut réduire sa masse salariale de 3.500 personnes, lire ici IB Times.

- L’aéroport de Chicago licencie 300 personnes, lire ici la Fox

- Netjets vire 128 pilotes, lire ici le Journal de l’Aviation

- Northrop Gruman aerospace vire 200 salariés, lire ici le Los Angeles Times

- KDH Defence Armor vire 250 personnes, lire Fox News

- British Airways va supprimer 400 stewards et hôtesses chez BMI

- KLM la compagnie hollandaise se déleste de 3.000 personnes, lire ici la Libre Belgique, merci à Mr Debrauwre.

- Canadian Railways vire 4.500 personnes, lire ici Bloomberg.

- KBL banque privée luxembourgeoise supprime 150 postes lire ici le Quotidien du Luxembourg, merci à Mr Curieux.

- La Santa Barbara Bank, si, si, vire 470 personnes et ferme des agences, lire Nooz Hawk.

- NovaGalicia Bank vire 2.000 personnes pour une fermeture de centaines d’agences lire ici Euronews, merci à Kenishi.

- MVM, fabrication de meubles en redressement 388 salaries, lire France 3, merci à Marcel.

- Les 129 salariés de la fonderie Focast de Villeneuve-Saint-Germain ont été licenciées, lire ici l’Union, merci à Mr Lepage.

- L’hôpital anglais de la reine, le Royal Bolton supprime 500 postes,lire la BBC.

- Rio Tinto vire 136 personnes lire ici les Echos, merci à Mr Lepage.

- Deux trésoreries fermées en Bretagne avec des suppressions d’emploi lire ici le Telegramme, merci à Mr Salvado.

- Les mines Resolution Copper virent 400 personnes – le métallurgiste US Steel en vire 142 – le Metallurgiste de Singapour Global Foundries vire 300 personnes, lire le FT.

- Eads supprime jusqu’à 850 postes dans la division défense Cassidian lire ici Romandie, merci à Mr Lepage.

- Swiss Life tire abandonne AWD et supprime 200 postes, lire ici Marketwatch.

- Cimes, sous traitant PSA, liquidation de 98 salariés, lire ici France 3, merci à Marcel.

- Walygator, parc d’attraction est en redressement avec 50 salariés permanents et 250 à 300 saison lire ici Tout Metz, merci à Marcel.

- SAEB tuyauterie industrielle est en liquidation, 28 salariés lire ici la Montgane, merci à Marcel.

- Camponovo, librairie de Besançon en liquidation, 39 salariés lire ici France 3, merci à Marcel.

- Buroform, fabrication de meubles en redressement, 107 salariés lire ici la Nouvelle République, merci à Marcel.

- Le groupe Sanef, lors de la réunion GEPC avait annoncé la suppression de 441 emplois voir Syndicat SUD SANEF Autoroutes, merci à mon lecteur.

- Mouvements de grève au centre des Impôts de Bourg en Bresse pour cause de suppressions de postes, lire Le Progres, merci à Christiane.

- Credit Suisse licencie 100 banquiers cette fois en Angleterre lire ici le Figaro, merci à Mr Bourhis.

- La filiale Inox de Mittal va supprimer 550 postes en France lire ici Challenges, merci à Mr Rousseau.

- MEB, construction modulaire bois, liquidation et 39 salariés lire ici La Depêche, merci à Marcel.

- Le nombre d’intérimaires a plongé de 15% en un an lire ici RTL, merci à Aetos.

- Oppenheim, filiale de Deutsche Bank, licencie 500 salariés lire ici Bloomberg merci à Mr Cornet

- Renault prépare un plan de « restructuration » massif (semblable à celui de PSA), source interne.
- SFR va annoncer un plan de départ de 1.100 personnes, lire le Parisien merci à Aetos
- Une information qui tue, et qui est de TRES TRES MAUVAIS AUGURE: 250 postes déjà sabrés en 2012, « et 1.000 à 1.500 autres à venir selon la Fédération des Industriels Charcutiers … Les Charcuteries Alsaciennes Iller … les Rillettes Sarthoise Boussard… sont tombées… Geo Madrange est en « sursis » … « La situation est grave » dit Robert Volut, président de la Fédération, « Nous avons perdu déjà 700 emplois l’an dernier »", merci à Damien, lire ici 20 minutes absolument.
- La Société Générale veut se débarasser de son back-office, 400 postes sauteraient, lire les Echos, merci à Damien.
- Coca Cola en Aquitaine va supprimer 172 postes France 3, merci à Florence
- L’AFPA (association nationale pour la formation professionnelle des adultes) pourrait déposer le bilan en janvier 2013. Les 90 salariés sont en grève lire ici Ouest France et lire France3 merci à Etienne.
- GOL, la 2e compagnie aérienne brésilienn vire 900 personnes et réduit toute sa flotte, lire ici Air Wise.
- Tata UK licencie 900 personnes et ferme 12 usines, lire ici 7sur7, vu par Geneviève
- Le Financial Times Deutschland (pas de rapport avec le FT) cessera de paraître fin décembre 2012. Il n’y a plus de rentrées publicité, 320 journalistes sur 350 seront virés, lire toute la presse allemande, merci à Carmen.
- Les deux journaux financiers allemands Börse et Impulse sont à vendre de toute urgence
- Les quotidiens régionaux La Provence, Nice Matin, Var matin et Corse Matin sont en vente, lire ici Le Monde. Cela veut dire qu’ils sont quasiment morts, financièrement parlant. Bernard Tapie est tenté…
- La chaîne télé régionale TLM (Lyon) pourrait licencier 15 personnes sur 30 dès mardi ou mercredi
- En Belgique « Les journaux belges du groupe Rossel … mise sur les départs volontaires pour éviter les licenciements secs. Au Soir, on s’attend à la suppression de 34 équivalents temps pleins. Sud Presse, Le Soir Magazine ou Vlan ne devraient pas être épargnés non plus », merci à Mr Nichols, lire ici la RTBF.
- La Bankia espagnole sabre 5.000 salariés, lire ici Euroinvestor, mais Bruxelles en demande 8.000 de plus
- Optus Telecoms se débarasse de 900 salariés, lire ZD Net
- Albany International (toiles techniques pour l’industrie) supprime 200 postes à Sélestat lire ici le Usine Nouvelle, merci au Capitaine et aux autres lecteurs
- En Italie selon l’Ansa, 300.000 emplois ont été détruits par la crise depuis 2009.
- Xerox vire 2.500 personnes Democrat Chronicle
- Kaiser Permanente, assureur santé va licencier 530 personnes en Californie lire CBS news 8
- Hochtief sabre 700 postes lire CNBC
- Cliffs (acier) se sépare de 600 personnes lire Upper Michigan et Boart Longyear (australie) se sépare de 300 personnes.
- Orlando Health se sépare de 320 salariés, lire News13
- St Gobain Belgique à Auvelais va mettre 50 personnes à pied, merci à Chris, lire RTL.
- Citibank vire 300 personnes de plus, lire CNBC
- Stryker (médecine) coupe 1.170 postes pour se refaire une santé, lire Fox news
- Le studio de jeux vidéo Eurocom vire 200 personnes sur.. 250 ! merci à Julien, lire Jeuxvideo.com
- United Technologies Aerospace va licencier 500 personnes Job market
- Le grand armateur américain OSG dépose le bilan, lire ici le Mer et marine, merci à Marco.
- Jallate dans le Languedoc (chaussures de sécurité) sabre 57 postes, lire ici le les Echos, merci à Damien
- Je l’ai déjà donné mais le bilan s’est alourdi entretemps avec cette fois la fermeture de 79 magasins Phone House et 246 personnes sur 1.200 virées, lire ici le Clubic, merci à Freddy
- Les casinos Partouche vont se séparer de 20 personnes de leur branche poker lire ici le L’Est éclair, merci à Richard.
- Buffalo Grill va supprimer 71 postes mais créer 30 autres (??) à son siège. lire ici le Le Figaro, merci à Isabelle
- Meyer Burger (suisse) va se séparer de 250 personnes de plus lire ici le 20 minutes, merci à Loïc
. – Easyjet a licencié « 29 hôtesses de l’air et stewards à Schönefeld » en Allemagne, merci à Franck qui demande « à quand les pilotes polonais et les hôtesses roumaines? » lire la Gazette de Berlin
. – Citigroup ferme 16 agences en Grèce (en prévision de la sortie de l’euro?) la Tribune, merci à Damien
- Les caisses d’allocations familiales au bord de l’implosion, merci à Aetos lire ici 20 minutes
- Les tribunaux franciliens au bord de la banqueroute, merci aux lecteurs, lire Le Parisien

- Alerte: Air Berlin songe à se séparer de 900 personnes, soit 10% des effectifs, merci à Clément, lire ici Gulf daily news.
- Alerte: le grand quotidien allemand Frankfurter Rundschau s’est mis en faillite jeudi dernier. Plus de 500 journalistes vont perdre leur emploi. Cette faillite montre que l’Allemagne est maintenant gravement touchée par la crise. Merci à Mohamed. Lire ici Der Spiegel et l’AP sur Equities.
- Le célèbre fabriquant des batteries alcalines Energizer va licencier 1.500 salariés et fermer des usines, lire Reuters ici; très symbolique de l’économie morte et vous n’en avez pas entendu parler, bien sûr.
- Ajout: la comapgnie aérienne SAS ne vas pas virer 1.000 personnes mais 6.000 (si, si) lire ici Fox news pour le croire
- France Télévisions va virer 500 personnes (France 2, 3, etc.) Lire ici Le Figaro
- TF1 prépare un plan d »économies » de 85 millions, comprenez licenciements à venir. BFM-TV va-t-il licencier à son tour??
- NBC Universal vire 500 personnes, lire le LAT ici.
- Ligne Roset (vous savez, les meubles snobs qui coûtent 10 fois trop cher) va se séparer de 93 salariés, lire le Parisien, merci à Elwood.
- Veolia prépare un plan de départ « volontaires » de 100 personnes sur les 500 de son siège social, lire ici le Nouvel Obs, merci à Béatrice.
- Telia Sonera Telecoms Suède va virer 2.000 salariés, lire ici le WSJ
- Le Wake Forest Baptist Medical Center licencie 950 personnes, lire ici News2.
- Les cloisons Clestra à Strasbourg est en faillite avec 500 personnes à bord, lire les DNd’A, merci à Titi.
- La chaîne GameStop va fermer 200 de ses boutiques de jeux videos, lire ici Bloomberg.
- Boeing Defense va virer 30% de tous ses cadres !!! lire ici Marketwatch
- Le groupe alimentaire Hostess va licencier tous ses 18.500 salariés à la suite de sa faillite (le FT). Les sous-traitants vont aussi trinquer: comptez 7.000 emplois de plus.
- Panasonic se prépare à licencier 10.000 salariés après avoir commencé en 2011, merci à Mr Croenne ici CNET.
- Texas Instruments mobiles va virer 1.700 personnes, lire ici Kabay Texh
- TE Connectivity (électronique) va se séparer de 620 personnes, lire ici Fox News
- United Technologies vire 500 personnes, lire ici le Charlotte observer.
- Sns Reaal Finances vire 750 personnes en Hollande lire ici Dutch News
- Faurecia (fournisseur auto) supprime 3.000 postes en Europe, merci à Mr Tacchi, ici Reuters
- Le groupe Direct Line assurances a renvoyé 900 personnes (j’ai perdu le lien).
- Pilpa, à Carcassonne va sabrer 124 personnes, lire ici la Dépêche, merci à Damien.
- Supra, l’assureur du Canton est « au bord de la faillite », lire ici Bilan, merci à Ken.
- (oublié de donner le nombre la semaine passée) Le grand journal espagnol El Pais vire 129 journalistes, un drame car cela enlève autant d’informations pour nous tous, lire ici Le Monde, merci à Mme Philippe.
- Idd Tech (pharmacie) est en faillite et vire 50 salariés, lire ici Le Progrès, merci au Capitaine Anderson.
- Ameridose (pharmacie) se sépare de 650 salariés, dans le Boston Globe
- ISD Dunaferr (groupe hongrois de métaux) a licencié 800 personnes lire ici Portfolio en hongrois.
- Oubli: Loblaws Ontario (épicerie) a supprimé de 700 postes (merci au logiciel SAP), lire ici Epicerie News
- Economical Insurance noie 145 emplois, lire ici Taylor Insurance News
- De Vry (éducation) s’est séparé de 570 enseignants, lire ici High Education Chronicle
- La chaîne Bakers Footwear (genre footlocker) va fermer ses 250 boutiques partout aux US, lire ici Daily News LA
- ING va supprimer 40 agences bancaire en Belgique, merci à Willy qui a vu cette info dans Le Soir.
- Le très snob Ralph Lauren va fermer 14 boutiques dédiées au rugby et foot américain lire ici.
- Ethicon a bien reçu la permission de délocaliser son usine de l’Eure et Loire en Amérique du sud, ici Usine Nouvelle, merci à Mr Rousseau.
- Hors sujet mais significatif pour les artisans et pme: les 171 millions d’euros de travaux au Château de Versailles ont été reportés à une date inconnue pour cause d’absence de budget.

- SAS, compagnie aérienne va licencier 1.000 personnes et baisser les salaires de 15%, lire ici la RTBF, merci à Mr Nichols.
- Iberia, vous l’avez entendu partout, va se séparer de 7.000 salariés
- Commerzbank va se lester de 6.000 personnes (je vous l’avais donné en avance)
- Kodak ne paye plus l’assurance santé à 56.000 personnes , lire ici WSWS
- Suzuki Automobiles USA dépose le bilan et quitte les Etats- Unis! lire ici le New York Times.
- Le quotidien Sud Ouest va sabrer 180 postes, lire ici Le Monde, merci aux lecteurs.
- Candia sabre 313 personnes et ferme 3 usines en France, lire l’Huma
- Credit Suisse licencie 300 banquiers en Suisse (je vous l’avais donné en avance), lire ici 20minutes.
- Banque Bifidus Actif, pardon, Belfius, se sépare de 920 personnes, lire ici la RTBF.
- Bombardier va se séparer de 1.200 personnes, boum, lire ici Reuters, merci à Goran.
- Groupon s’y met et licencie 648 personnes !! Lire le BI.
- Rubbermaid vire 2000 personnes lire ici Ajc.com.
- Les pneus GoodYear virent 1.400 personnes, lire ici vral.com (5000 déjà après 2008).
- Cummins (moteurs) se sépare de 1.500 personnes, lire ici The Republic
- Magyar Telekom a viré 500 personnes (euronews)
- confirmation: MacDonald va fermer 110 magasins au Japon en 2013, et 500 autres après, lire ici Reuters, merci à notre lecteur Fred à Tokyo.
- Ep Systems 100 postes, lire Romandie, merci à Leandro.
- Mecaplast vire 100 personnes à Monaco (avec une manif CGT à Monaco, mon Dieu, qui aurait imaginé une telle chose?) lire ici WebTimes, merci à Jonas.
- Ericsson rase 1.550 emplois en Suède, merci à Loïc, lire ici.
- Grève au grand quotidien espagnol El Pais pour futurs licenciements, merci à Damien, lire Le Monde
- Lonza sabre 400 postes lire ici Archinfo merci à Leandro
- La pme Parisot Mattaincourt va être obligée de licencier au moins 100 personnes sur ses 380 salariés, lire ici 20minutes, merci à Damien.
- Gaba supprime 240 postes lire la TDG.
- Straumann 150 emplois lire Romandie merci à Leandro
- Groupama vire au moins 80 personnes, lire ici 20 minutes.
- Philips vire 218 personnes en Belgique (je vous avais donné le global) lire ici la Rtbf.
- En France Alcatel va virer 1430 personnes (je vous avais donné le global mondial), lire ici Ouest france, merci à Damien.
Enfin, ici la grande carte des licenciements uniquement en cours et en France, signalée par des lecteurs dans Le Parisien, à voir, vraiment.

Fukushima Diary / NIID 

Déja sur ce blog, nos craintes concernant les mutations des virus par la radioactivité dans un billet du 20 août 2012 titré NOUVEAUX VIRUS A FUKUSHIMA ?    où nous tirions cette conclusion:

La radioactivité pourrait elle modifier des virus et provoquer des mutations comme celles observés chez les papillons la question reste posée…

Il ne nous aura pas fallu attendre très longtemps ( 4 mois ) pour avoir la réponse et que nos craintes quant à ces mutations se confirment . En effet notre ami cyber-dissident Mochizuki Cheshire Iori  rédacteur du célèbre  Fukushima Diary nous révèle ce 5 décembre 2012 dans ses colonnes   qu’une épidémie provenant d’un  norovirus  mutant,  frappe le Japon. Selon l’institut national sur les maladies infectieuses, un variant de norovirus (GII/4 2012) a été découvert. En octobre 2012, il y a au une infection massive à norovirus dans centres de santé de la préfecture de Niigata située à l’ Ouest de la zone contaminée.

Sur les patients de ces centres, un variant de norovirus (GII/4) a été découvert puis nommé GII/4 2012. Les suivis des des infections par infections alimentaires ont montré que ce GII/4 2012 a provoqué des infections alimentaires à Osaka et Hokkaido pour la première fois en janvier 2012 et il a été découvert en février à Hokkaido, à Hokkaido et Okinawa en mars, à Osaka et Niigata en avril, à nouveau à Hokkaido en mai. Ce variant de norovirus était découvert à Osaka en août, à Okinawa en septembre, puis en octobre dernier il y a eu une épidémie à Niigata, Tokyo, Chiba, Hiroshima,Shimane, Ohita et Okinawa. On préssentait une diffusion explosive mais le GII/4 2012 a aussi été découvert à Hong-Kong en août dernier, il semble se répandre internationalement. Le Fukushima Diary a rapporté depuis octobre l’augmentation des infections alimentaires et du nombre de cas d’infection à norovirus. Les infections alimentaires peuvent tuer les femmes par insuffisance cardiaque aiguë  ,  84 élèves hospitalisés après un repas scolaire à Chiba, “La cause en est inconnue.”  Les cas de gastro-entérites à norovirus sont 7 fois plus nombreux que l’an dernier dans Ishikawa.
La radio activité peut provoquer des mutations génétiques dans tous les organismes vivants,  comme on peut le voir sur la vidéo en V.O  japonaise qui suit , et les virus représentent une grande menace pour l’homme. La radioactivité pourrait faire muter des virus de la grippe aviaire présents chez les oiseaux pour les rendre pathogènes pour l’ homme !
Les salariés d’IG Metall défilent pour demander des aides salariales.  photo LRL/ARCHIVESLes salariés d’IG Metall défilent pour demander des aides salariales. photo LRL/ARCHIVES

L’Allemagne affiche fièrement un niveau de chômage au plus bas depuis vingt ans. Mais ce « miracle » a aussi sa face cachée, comme la multiplication des emplois précaires. Et la pauvreté qui guette les futurs retraités.

Au printemps, les prévisions les plus optimistes tablaient encore sur une croissance du produit fiscal de 4 %. Mais avec la chute des premières feuilles mortes, les prévisions printanières ont été revues à la hausse : en octobre, il était déjà question de « 5,6 % au moins »… Et au rythme où les Allemands bossent en ce moment, il se pourrait donc qu’à la fin décembre, contribuables et entreprises aient finalement reversé plus de 600 milliards d’euros d’impôts dans les caisses de l’État fédéral ou des Länder ! Il ne restera alors aux bénéficiaires qu’à remercier la vitalité du marché de l’emploi, dont la santé éclatante aura contribué à l’établissement de ce record fiscal historique. Bingo !

Alors que le chômage gangrène de plus en plus la zone euro, l’Allemagne continue à faire exception à la règle. Mieux : elle se vante même d’avoir apprivoisé le monstre ! Certains chiffres tendent à le prouver. Comme ces 2 753 354 demandeurs d’emploi « seulement » inscrits en octobre, soit 6,5 % de la population active… En Allemagne, on n’avait plus vu ça depuis une bonne vingtaine d’années ! Il faut en effet remonter à 1992 pour trouver trace d’un niveau de chômage aussi bas dans le pays. Du coup, certains optimistes envisagent déjà le retour… du plein emploi. Certes, le « plein emploi » d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le « zéro chômeur » d’antan — il se définit désormais plus modestement comme un « taux de chômage inférieur à 4 % » —, mais l’évoquer comme une hypothèse plausible atteste d’une confiance en soi à toute épreuve.

Travail « atypique »

Cela dit, la belle médaille a aussi un revers. D’autres chiffres démontrent en effet que ce Jobwunder, ce nouveau miracle économique allemand, ne manque pas de côtés obscurs. Pour commencer, un bon tiers des demandeurs d’emploi en est systématiquement exclu.

Ils sont aujourd’hui un million d’Allemands à être répertoriés comme chômeurs longue durée. C’est une statistique désespérément stable, insensible aux soubresauts conjoncturels et autres signes de reprise économique. Sans qualifications particulières et condamnés à l’assistanat, ces Allemands ont fini par se résigner à vivre en marge du système. Le train est parti sans eux.

Problème : ils ne sont pas les seuls. Avoir un emploi ne permet plus automatiquement d’échapper à la précarité. La faute au travail intérimaire et à toutes les formes d’externalisation auxquelles les entreprises allemandes ont de plus en plus souvent recours. Un document du syndicat IG Metall révèle ainsi qu’entre 1991 et 2011, le nombre de personnes employées à temps plein a chuté de 19 %, alors que le « travail atypique » (intérimaires, etc.) a progressé de 51 % dans le même temps. Et bien plus vite encore (101 %) chez les 15-24 ans, principaux « candidats » au temps partiel, aux petits boulots, aux stages et CDD à répétition. Et fréquemment obligés d’accepter des emplois bien en deçà de leurs qualifications réelles. Avec un salaire correspondant.

Si les syndicats allemands ont jusqu’à présent joué le jeu de la réforme du marché de l’emploi, leur humeur est en train de changer, comme en témoigne la succession de conflits sociaux ayant émaillé l’année 2012.

À plus long terme, l’enjeu est de taille : la multiplication des emplois précaires, combinée au vieillissement dramatique de la population, font que des millions d’Allemands seront menacés de pauvreté dans un proche avenir. À moins d’un miracle, natürlich…

Le puissant syndicat allemand IG Metall déplore la chute vertigineuse du nombre de contrats à temps plein durant la décennie 1991-2011.

Via : Le nouvel obs

Selon l’Insee, 50.400 emplois ont été détruits.

L’emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50.400 postes au 3e trimestre 2012 (-0,3% sur trois mois), dont les deux tiers dans l’intérim, selon des estimations provisoires publiées mardi 13 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Sur un an, 63.800 postes ont disparu en France (-0,4%), portant à 16,065 millions le nombre d’emplois dans le secteur marchand (non agricole). Au deuxième trimestre, l’économie française avait perdu 22.400 emplois, après une courte embellie les trois premiers mois. Comme au trimestre précédent, la saignée concerne tous les secteurs et est tirée par la dégradation de l’emploi intérimaire, qui diminue plus fortement ce trimestre (-32.800 postes, -6%) qu’au deuxième trimestre (-18.900 postes).

En un an, l’intérim a perdu 73.600 postes, soit 12,5% de ses effectifs, souligne l’Insee. Au total, avec l’intérim, le tertiaire perd 36.700 postes. Même hors intérim, la France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre (-17.600). L’industrie essuie une perte de 9.800 postes, plus qu’au trimestre précédent (-7.700). L’hémorragie se réduit en revanche un peu dans la construction, qui perd 3.900 emplois (contre 6.800 au 2e trimestre).

Via : Le parisien

de : Jannick Alimi et Valérie Hacot
mardi 13 novembre 2012 – 10h04

Malgré l’enterrement de la directive européenne Bolkenstein, ils sont des centaines de milliers à venir de Varsovie ou de Sofia travailler en France à prix cassés, selon une note du ministère du Travail. Et ce, en toute légalité.

On croyait que le « plombier polonais » avait disparu. L’expression avait émergé en 2005 lors du projet de traité constitutionnel européen. Elle avait créé la panique chez les salariés français. Elle faisait référence à la directive Bolkenstein qui permettait à tous les ressortissants de l’Union européenne de travailler aux conditions sociales de leur pays d’origine.

Avec des salaires et des cotisations sociales défiant toute concurrence, c’était l’invasion assurée des « plombiers polonais »…

Du coup, la directive a été réformée. On avait cru le principe enterré aussi. Faux ! Selon une note confidentielle du ministère du Travail, le nombre de ces ouvriers low-cost venus travailler dans l’Hexagone n’a fait que grossir : il a plus que triplé depuis 2006, pour atteindre officiellement quelque 110 000 salariés en 2010. Ce document estime même qu’ils seraient de 220 000 à 330 000 en fait. Des effectifs qui auraient encore augmenté de 15 % l’an dernier. Motifs : absence de main-d’œuvre française dans certains secteurs malgré un fort taux de chômage, prix attractifs dans un contexte de contraintes financières de plus en plus lourdes…

Aux Polonais se sont adjoints les ressortissants de nouveaux entrants dans l’Union européenne mais aussi des Espagnols ou des Portugais frappés par la crise. « Il y a maintenant des emplois que l’on perd en raison d’étrangers qui viennent nous concurrencer sur notre propre territoire », déplore Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne (lire ci-dessous).

Un plan pour mieux encadrer les prestataires de services

Le carré de Jaude à Clermont-Ferrand ? Réalisé par des Polonais payés selon les syndicats 5 € de l’heure et employés par Sendin, une entreprise polonaise sous-traitante d’Eiffage. Les élagueurs de l’électricien ERDF à Mons, en Haute-Garonne ? Des Espagnols travaillant cinquante-quatre heures par semaine pour un sous-traitant espagnol de l’entreprise publique.

Ce phénomène est d’autant plus dur à contrer qu’il s’opère en général en toute légalité grâce au dispositif mis en place par Bruxelles sur les « sociétés étrangères de prestations de services », Le Premier ministre devrait dévoiler aujourd’hui un plan afin de mieux contrôler ces prestataires.

 

Via : Le journal du siecle

Des heurts ont éclaté lundi à Naples, dans le sud de l’Italie, lors d’une manifestation de plusieurs centaines de jeunes contre le travail précaire, organisée à l’occasion de la visite de la ministre du Travail.

Les manifestants, qui portaient une pancarte proclamant, en dialecte napolitain, « austérité et pauvreté allez-vous en » voulaient se diriger vers le site où était prévue une réunion entre la ministre italienne du Travail, Elsa Fornero, et son homologue allemande Ursula von der Leyen.

Des agents de police ont tenté de bloquer le cortège mais les manifestants, dont beaucoup de jeunes, étudiants et lycéens, ont répondu par des jets de pierres et de bouteilles contre les forces de l’ordre. Celles-ci ont riposté avec du gaz lacrymogène et ont chargé les manifestants, les obligeant à se disperser.

Les heurts ont fait 20 blessés parmi les contestataires, selon les organisateurs de la manifestation, tandis qu’un officier des carabiniers et deux policiers ont également été blessés, selon la préfecture.

Cette manifestation était organisée à l’occasion de la rencontre ministérielle italo-allemande sur le thème « Travailler ensemble pour promouvoir l’emploi des jeunes ».

Plus du tiers (35,1%) des Italiens de 15-24 ans étaient au chômage en septembre, soit 1,3% de plus qu’en août et 4,7% de plus qu’il y un an, selon les derniers chiffres de l’Institut national des statistiques (Istat).

Olivier Delamarche « La France va être dégradée dans les jours ou les semaines qui viennent »…

 

Via : La tribune de geneve

La Bourse de New York a fraîchement accueilli la réélection du président, dans le sillage des Bourses européennes, toutes dans le rouge après la publication de sombres prévisions économiques pour l’Union européenne.

A New York, le Dow Jones a perdu 2,36% et le Nasdaq 2,48%.

A New York, le Dow Jones a perdu 2,36% et le Nasdaq 2,48%.
Image: Keystone

Les Bourses mondiales n’ont pas laissé le moindre répit à Barack Obama, fraîchement réélu président des Etats- Unis. Wall Streeta clôturé en forte baisse à New York, et en Europe les places financières ont clôturéaussi dans le rouge, inquiètes des perspectives économiques.

Après avoir salué la victoire d’Obama par une timide hausse, les Bourses européennes sont reparties à la baisse, accusant le coup après la publication de prévisions de croissance plutôt sombres pour l’Europe: Paris a perdu 1,99%, Francfort 1,96%, Londres 1,58%, Madrid 2,26% et Milan 2,50%. La Bourse suisse a mieux résisté, et son indice vedette SMI n’a cédé que 0,71%.

«C’est un ensemble de facteurs qui pèsent sur le marché, dont les incertitudes à venir aux Etats-Unis sur le budget et la situation en zone euro», a commenté Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

Wall Street a terminé en très forte baisse mercredi, anxieuse face aux problèmes budgétaires qui se profilent aux Etats-Unis après la réélection du président Barack Obama et à la détérioration de la situation en zone euro: le Dow Jones a perdu 2,36% et le Nasdaq 2,48%.

Obama attendu au tournant

La tendance à la baisse «reflète sans doute l’idée répandue qu’il aurait été plus facile pour (le candidat républicain Mitt) Romney que pour Obama» de résoudre la question du «mur budgétaire», a relevé Christopher Low, de FTN Financial.

Les investisseurs attendent le président américain au tournant, compte tenu des lourds problèmes budgétaires que le pays va devoir affronter, sur fond de divisions persistantes au Congrès.

Faute d’accord entre démocrates et républicains d’ici la fin de l’année, des coupes budgétaires et hausses d’impôts doivent en effet entrer automatiquement en vigueur pour réduire le déficit public américain, au risque de saper la fragile reprise économique et de mettre à mal une croissance mondiale encore convalescente.

L’Europe inquiète

L’inquiétude des investisseurs a été, en outre, attisée par la publication des prévisions économiques de la Commission européenne pour la zone euro.

«Bruxelles vient de confirmer nos craintes, en abaissant nettement ses perspectives. La conjoncture se dégrade à un rythme plus rapide qu’attendu. La croissance restera au point mort en 2013 dans l’ensemble de l’union monétaire, et l’Allemagne n’est plus épargnée par la morosité ambiante», a expliqué Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

Selon la Commission européenne, la zone euro devrait sortir de la récession en 2013 mais la croissance restera au point mort (+0,1%) avant de repartir l’année suivante (+1,4%). Au printemps, Bruxelles tablait encore sur un Produit intérieur brut (PIB) en hausse de 1% en zone euro l’an prochain.

Avant cette douche froide, les marchés européens et asiatiques avaient accueilli avec placidité la réélection du président américain démocrate Barack Obama face à son adversaire républicain Mitt Romney pour un nouveau mandat de quatre ans.

En Asie, Tokyo a terminé quasi stable, tout comme Shanghai, alors que Hong Kong a progressé de 0,71%. «Les problèmes auxquels fait face l’économie américaine ne changent pas», y compris «le barrage que représente le ’mur budgétaire’», a mis en garde Michael Hewson de CMC Markets.